Notes mensuelle d’analyses de juin 2015 d’








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Notes mensuelle d’analyses de juin 2015 d’andre.letowski@free.fr

Un bref résumé des analyses que je juge les plus « importantes »

Créations et reprises d’entreprises

  • Conjoncture de la création d’entreprises :

Analyse André LETOWSKI à partir des données INSEE
Mai 2015, au regard du trimestre précédent, est en régression dans les deux modalités de création, un fait constaté entre 2009 et 2015 ; toutefois, sur un an, les non autoentrepreneurs ont progressé de 3,4% et les autoentrepreneurs ont régressé de 5,9% ; quoiqu’il en soit 4 secteurs d’activité (dont la santé/éducation) confortent leur évolution positive, alors que 3 activités régressent (la construction, « l’industrie » et les services aux particuliers),
Entrepreneuriat, sensibilisation, formation à l’entrepreneuriat

  • Les français, l’argent et l’entrepreneuriat

« Les rendez-vous de l’économie, juin 2015 », sondage Odaxa pour FTI consulting, les Echos et Radio Classique, et dossier « l’argent des français », les Echos du 24 juin

Pour les Français, on est « riche » à partir du moment où l’on dispose d’un revenu supérieur à 5K€ par mois ou que l’on dispose d’un patrimoine immobilier et financier supérieur à 500K€. En fait, pour les Français, le riche est celui qui gagne en gros deux à trois fois plus que lui ; Il en est de même s’agissant de la richesse patrimoniale.
78% pensent qu’être riche est « mal perçu », une conviction unanimement partagée par toutes les catégories de la population ; pourtant 71% estiment que la société « n’encourage pas les Français à gagner de l’argent et à devenir riches » et 72% disent que « c’est une bonne chose de vouloir être riche », même s’ils sont 74% à ne pas « s’être fixé personnellement comme objectif de vie de gagner de l’argent et de devenir riche »

On enregistre aussi une plus grande difficulté des Français à parler d’argent depuis trois ans : pour 67% il n’est pas facile de parler du montant de son épargne (contre 64% 3 ans avant), ou du montant de son salaire (48% contre 62%).
La publication du dossier des Echos fait place à l’interviewe de Roger-Pol Droit :

« Mon intuition est qu’une singularité française est d’accepter la richesse patrimoniale héritée et d’être réticent envers la richesse acquise…Dans l’imaginaire français gagner vite et beaucoup parait condamnable…Les héros français sont forcément artistes, écrivains, grands inventeurs, pas entrepreneurs… ces derniers, dans notre imaginaire collectif, ce sont des hommes d’influence, parfois des icônes, pas des héros….La mentalité de beaucoup de français est d’être « peinard », pas de prendre des risques ».
Territoires


  • Contrairement à ce que l’on dit souvent, les ilots de pauvreté sont d’abord dans les centres villes et non dans les couronnes périphériques

« Une pauvreté très présente dans les villes-centres des grands pôles urbains », Insee Première N° 1 552, juin
En 2012, le taux de pauvreté, reste le plus élevé en Corse, Languedoc-Roussillon et Nord-Pas-de-Calais (autour de 20%) ; il est le plus faible en Bretagne et Pays de la Loire (moins de 11 %).
Globalement, 77% de la population pauvre réside dans les 230 grandes aires urbaines de métropole, dont 65% dans les grands pôles urbains (20% dans l’aire urbaine de Paris). À l’inverse, alors que les couronnes des grands pôles urbains regroupent 20% de la population, à peine plus de 10% des personnes pauvres y résident. Le taux de pauvreté est ainsi le plus important dans les cœurs de pôles (villes-centres, moyens pôles et petits pôles) et les communes isolées ; il l’est moins dans les « couronnes », quelle que soit l’intensité du pôle.
Tous territoires confondus, les ménages les plus touchés par la pauvreté monétaire sont généralement :

- les ménages jeunes, de 17% (Pays de la Loire) à 30% (Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais)

- les ménages de cinq personnes ou plus, de 15% (Bretagne) à 34% (Nord-Pas-de-Calais)

- les familles monoparentales, de 24% (Île-de-France) à 40% (Nord-Pas-de-Calais)

Les villes-centres des grands pôles urbains, ainsi que dans les moyens et petits pôles, concentrent ces populations : 27% des jeunes, 35% des familles monoparentales, 37% des ménages de cinq personnes ou plus dans les villes-centres et autour de 27% dans les moyens et petits pôles

À l’inverse, c’est dans les couronnes des pôles que les taux sont généralement les plus faibles, en particulier dans les couronnes des grands pôles urbains où 13% des personnes parmi les ménages jeunes sont pauvres, 14% parmi les ménages de cinq personnes ou plus et 23% parmi les familles monoparentales.
Pour les personnes modestes, le niveau de vie dépend fortement des prestations sociales ; parmi les 10% de personnes ayant les plus faibles niveaux de vie, les prestations sociales représentent plus de 35% du revenu disponible dans les trois quarts des régions (de 27% en Corse à 48% en Nord-Pas-de-Calais).
Le marché du travail, l’emploi
Les études sur la mesure du chômage et sur le solde des créations d’emploi sont souvent quelque peu divergentes, oubliant le grand flux permanent des embauches :


  • Le taux de chômage : alors que, selon Pôle emploi, le chômage a augmenté lors du premier trimestre 2015, les chiffres publiés par l’Insee affirment une baisse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent.

« L’Insee voit le chômage baisser, contrairement à Pôle emploi » La Croix 4 juin
C’est que Pôle emploi recense les demandeurs d’emploi inscrits dans ses services et que l’Insee utilise la méthode du Bureau international du travail (BIT), opérant par sondage auprès d’un large échantillon.

Les deux organismes ne comptabilisent pas tout à fait les mêmes personnes. « Un demandeur d’emploi inscrit en catégorie A, qui n’a pas fait d’autres démarches de recherche que sa réinscription à Pôle emploi, ne sera pas considéré comme en recherche active d’emploi, au sens du BIT et ne sera donc pas comptabilisé comme chômeur BIT ; à l’inverse, certains chômeurs au sens du BIT peuvent ne pas être inscrits à Pôle emploi, notamment les jeunes lorsqu’ils n’ont droit à aucune indemnisation. »


  • Le nombre des embauches et des disparitions d’emploi : un vaste mouvement que masquent l’observation du chômage et des soldes de l’emploi net, les plus souvent observés

En moyenne, entre 2008 et 2013, 4,2 millions d’emplois salariés ont été concernés chaque année, soit 28% de l’emploi total du secteur marchand.

« Un tiers du tissu productif local se renouvelle chaque année », Insee Première N°1551, mai

Limites :

- L’étude prend en compte tout type d’établissement et les salariés quel que soit leur temps de travail

- mais elle ne prend pas en compte les non-salariés (notamment le repositionnement de chômeurs et des salariés qui quittent le salariat pour devenir chef d’entreprise)
Entre les 1er janvier 2008 et 2013, le nombre d’établissement est passé de 3,5 millions à 4,2 millions dans les activités marchandes hors agriculture, du fait notamment des autoentrepreneurs. Cette croissance s’est accompagnée d’un important renouvellement des établissements : chaque année, l’ensemble des entrées et sorties, sous forme de créations, cessations, transferts, reprises, cessions représente 38% des établissements présents en début d’année ; 21% des établissements sont nouveaux, alors que 17% disparaissent.
En termes d’emploi, ce sont en moyenne chaque année :

- 644 400 emplois salariés « créés » dans les établissements nouveaux ou repris et 632 700 supprimés (solde positif de 11 700),

- 324 600 emplois créés du fait de transferts et 316 500 supprimés (solde positif de 8 100),

- 1 139 200 emplois créés dans des entreprises pérennes et 1 142 300 supprimés (solde négatif de 3 200),

Au total, 4,2 millions d’emplois salariés ont été concernés, soit 28% de l’emploi total.
Selon les zones d’emploi, l’ampleur du renouvellement annuel varie de 20% à 49%

Même constat selon les activités : plus de 50% de renouvellement dans l’information et la communication (notamment activités de programmation informatique et portails internet) et les services aux personnes (soins de beauté, entretien corporel), 45% dans la construction, et les services aux entreprises, mais plus faibles dans les activités industrielles.


  • Le solde net des emplois : « Pour la première fois depuis 2012, le nombre de création d’emploi est supérieur aux destructions (solde : +16.223) ». La situation diffère selon les régions (solde globalement négatif au nord, est et centre, et positif à l’ouest et au sud)

«  Créations et destructions d’emplois en 2014 en France : attractivité des territoires », groupe France Industrie&Emploi, 6éme édition, mai

Une affirmation, qui a beaucoup de limites, notamment :

- Les TPE ne sont pas intégrées dans l’étude, alors qu’elles chiffrent, dirigeants compris, plus du 1/3 des emplois du secteur marchand ; hors, l’INSEE constate un solde négatif du fait notamment d’une situation défavorable des TPE.

- Le champ observé prend par ailleurs en compte les prévisions d’emploi pour l’année

- 2014 intègre pour la 1er fois le commerce et rend les comparaisons globales impossible avec les années antérieures….
En termes de création d’emploi, les activités tertiaires (services aux entreprises, à la personne et commerce) représentent 75% des emplois créés, contre 68% en 2013 ; les services aux entreprises y représentent 54% des emplois programmés (en hausse substantielle par rapport à 2013) ; les activités de conseil et de TIC doivent toutefois être pondérées, du fait de transfert d’emplois avec l’industrie. Les activités industrielles ne représentent que 25% des emplois créés, contre 31% en 2013.
L’évolution 2010-2014 montre des soldes toujours positifs dans les services (sauf en 2012), alors qu’ils sont globalement négatifs pour l’industrie et pour la construction (entre 2012 et 2014) 

En termes de destruction d’emploi, 40% des projets sont le fait de réduction d’effectifs (mais concerne la moitié des emplois détruits) et 60% le fait de fermeture de site du fait de liquidation judiciaire (l’autre moitié des emplois détruits) ; toutefois, les réductions d’effectif proviennent pour 87% de PME (sous-traitance) ou de grandes enseignes commerciales fermant des sites.

Noter aussi que 38% des projets créateurs d’emploi proviennent de création de site et 62% d’extension.


  • 64% des Français sont favorables au principe de certaines réformes sur le marché du travail ; les travailleurs indépendants le sont plus encore, toutefois moins sur l’allongement des durées de période d’essai ou l’allongement de la durée des CDD

« Les mesures pour simplifier le marché du travail », CSA pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, Etude N° 1500630B, juin
64% des Français sont favorables au principe de certaines réformes sur le marché du travail, notamment : allongement de la durée du CDD de 18 à 24 mois (64%), possibilité de renouveler un CDD 2 ou 3 fois au lieu d’une seule fois actuellement (64%), plafonnement des indemnités de licenciement imposées par les prudhommes aux entreprises (57%).

Certes, les plus jeunes sont les plus favorables à l’allongement de la durée de CDD, à un renouvellement du CDD 2 ou 3 fois, voire au plafonnement des indemnités de licenciement 

Les travailleurs indépendants sont plus favorables que les autres, au renouvellement accentué du CDD (mais nettement moins à l’allongement de la durée du CDD), au plafonnement des indemnités de licenciement, et à la facilité de licenciement d’un CDI en cas de problèmes économiques.


  • L’utilisation d’internet et des réseaux sociaux est massive en matière d’emploi, que ce soit auprès les employeurs en phase d’embauche ou des actifs en phase de recherche

« L’emploi, les sites Internet et les réseaux sociaux Phase 2 de l’étude : analyse approfondie auprès des entreprises qui embauchent et des actifs en recherche », Odaxa pour Work4, facebook, CGPME, RTL, juin
57% des employeurs recruteurs ont recours à internet et aux réseaux sociaux (dont 35% souvent), contre 74% chez ceux qui recherchent un emploi (dont 41% souvent).
Alors que du côté des actifs en recherche, il n’existe quasiment aucune différence sociologique entre ceux qui utilisent et ceux qui n’utilisent pas les réseaux sociaux, tel n’est pas le cas chez les employeurs où l’on constate des écarts importants selon l’âge, la taille de l’entreprise  (39% dans les entreprises de moins de 50 salariés, contre 31 chez les plus de 500 salariés).
Les employeurs qui recrutent estiment qu’internet ou les réseaux sociaux sont plus efficaces que Pôle Emploi ou l’Apec (63%), que les petites annonces (59%), que les cabinets de recrutement (47%), avec un même ordre de grandeur pour ceux qui sont en recherche d’emploi (respectivement 62, 69, 45%).
Les avantages à l’usage d’internet ou des réseaux sociaux sont :





Rapidité

Communication

directe et facile

Proximité

via le réseau


Diversité

de profil

ou de poste

Quantité de

candidats ou d’offres

Qualité

candidats ou offres

Capacité à vérifier les profils des postes, ou candidats

Employeur recruteur

82

72

73

67

66

61

60

Chercheur d’emploi

88

76

69

77

74

74

64


Analyses et études de juin 2015

J’ai repéré un certain nombre d’études et d’analyses qui m’ont semblé utiles pour enrichir l’approche de l’entrepreneuriat des TPE et PME et de la création d’entreprise ; j’en ai extrait les éléments qui me semblaient essentiels et nouveaux, en retravaillant par exemple certains tableaux que j’ai voulus plus explicites ou en complétant l’analyse, et si besoin en formulant quelques commentaires. J’ai voulu aussi citer les chiffres qui servent de cadrage à ces thématiques. André LETOWSKI
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