Leçons d’éthique








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  • 6 leçons d’éthique

10ème session

Un rendez-vous exceptionnel avec l’éthique en acte, du 11 au 13 juin 2012

Comme chaque année, nous vous proposons 6 approches de questions d’éthique dans le cadre de leçons. Ouverts à la fois à un public averti et à des personnes qui souhaitent en trois jours approcher ou retrouver quelques repères dans le champ de la réflexion, ces enseignements constituent pour tous un moment fort de transmission de savoirs et d’échanges.
1. Fondements de l’éthique biomédicale

2. Sciences, techniques et responsabilité

3. Éthique et expertise scientifique

4. Éthique et neurosciences

5. Quelle philosophie morale pour l’éthique du XXIème siècle ?

6. Éthique et politique du care

Public : professionnels de santé, étudiants en sciences, personnes intéressées par la réflexion éthique portant sur la biomédecine et les sciences - UE 14
Lieu : Fondation ophtalmologique Rothschild

Auditorium – 25, rue Manin – 75019 Paris
Exclusivement sur inscription gratuite dans la mesure des place disponibles : http://initiative-ethique.fr/evenements/
Lundi 11 juin
1. Fondements de l’éthique biomédicale

9H30-13H
Emmanuel HIRSCH

Professeur d’éthique médicale, université Paris-Sud, directeur de l’Espace éthique AP-HP
Ratifiée solennellement le 13 décembre dernier, la convention d’Oviedo pour la protection des droits de l'homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine, affirme avec solennité la nécessité de prendre en compte les graves inquiétudes induites par « des actes qui pourraient mettre en danger la dignité humaine par un usage impropre de la biologie et de la médecine ». La « dignité humaine », la « primauté de l’être humain » constituent les repères fondamentaux auxquels devraient être ramenées des décisions aux conséquences déterminantes : « L’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. »

Les nouveaux domaines où s’exerce la biomédecine, l’annexion de l’humain par des logiques et des techniques qui s’insinuent jusque dans les replis de notre intimité, visent à reformuler notre identité ou a régénérer des organes à partir de cellules souches, constituent autant de faits inédits qui intriguent, provoquent, inquiètent. L’exigence de faire prévaloir les principes de la démocratie, dans un environnement biomédical et scientifique où s’accentuent les vulnérabilités et s’effritent nos solidarités, peut être à juste titre considérée comme une autre urgence politique.

2. Sciences, techniques et responsabilité

14H30-17H30
Roland SCHAER

Professeur agrégé de philosophie, Département de recherche en éthique, université Paris-Sud
Comment comprendre les progrès techniques issus de la révolution industrielle et leur accélération contemporaine ? L'idée de Progrès suffit-elle pour en penser les enjeux ?

Le cours proposera une autre approche, en suggérant que nous avons développé, sans peut-être le savoir, un immense « corps socio-technique », de plus en plus « appareillé », qui transforme et globalise le métabolisme des vivants sur la planète en bouleversant les échanges de matière, d'énergie et d'information qui conditionnent le développement du vivant.

La question de la responsabilité qui nous incombe doit alors se poser en des termes nouveaux, proprement éthiques : qu'est-ce que « répondre du vivant » aujourd'hui ? Ou encore : qu'est-ce que « rendre le monde habitable » ?

Mardi 12 juin
3. Éthique et expertise scientifique

9H-12H
Benjamin SIMMENAUER

Professeur agrégé de philosophie, Département de recherche en éthique, université Paris-Sud
Avec le progrès de la science et l’industrialisation de la connaissance, nous avons radicalisé la situation de dépendance épistémique des membres de la société. La relation entre expert et profane est fondée sur une inégalité épistémique : l’expert en sait plus (et mieux) que le profane sur le sujet de son expertise. Et le profane est la plupart du temps forcé de recourir au jugement de l’expert sur les sujets qui sont couverts par son expertise. Ce sont ces deux aspects qui constituent la relation de déférence rationnelle du profane envers l’expert et qui confèrent naturellement à l’expert un pouvoir particulier, et aux profanes une vulnérabilité spécifique.

Quel est l’enjeu d’une éthique de l’expertise ? Pourquoi en avons-nous besoin ?

Quelles sont les difficultés propres à cette éthique ?

En quoi consiste cette éthique de l’expertise ? Quelles sont ses composantes, ses maximes principales ? Qui engage-t-elle ?

4. Éthique et neurosciences

13H-16H
Olivier OULLIER

Professeur des universités au sein laboratoire de psychologie cognitive (UMR CNRS 7290) d'Aix-Marseille Université et conseiller scientifique au Centre d'analyse stratégique
Le 7 juillet 2011, après un processus de révision qui dura plus de trois ans, la France est devenue le premier pays à intégrer une section spécifique aux neurosciences dans sa loi de bioéthique. L'article 16-14 précise ainsi : « Les techniques d'imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou dans le cadre d'expertises judiciaires. » Ce texte qui fait toujours débat et dont les conditions d'applications sont encore mal définies montre que le législateur s'interroge sur l'utilisation potentielle des avancées imagerie cérébrale hors des laboratoires de recherche scientifique et médicale où elles sont historiquement pratiquées, qu'il s'agisse de pratiques commerciales ou judiciaires.

Au cours de ce cours un état des lieux (non exhaustif) de la place des neurosciences dans la société, et plus particulièrement de l'imagerie cérébrale fonctionnelle, sera proposé - aux niveaux théorique, méthodologique, pratique, éthique et juridique - afin de susciter un échange constructif sur les évolutions à attendre des pratiques actuelles.
Mercredi 13 juin
5. Quelle philosophie morale pour l’éthique du XXIème siècle ?

9H30-12H30
Éric FOURNERET

Docteur en philosophie (post-doctorat), Centre de recherche sens, éthique et société, Université Paris Descartes
Depuis les années 1970, pour penser le développement des technosciences, l'éthique semble dominée par le déontologisme, l'utilitarisme et le libéralisme moral. Si ces approches se sont révélées fructueuses sur le plan de la pensée, elles ne sont pas restées sans critique : incapables de faire entendre l'expression de chacun, trop théoriques, trop générales, trop abstraites.

Alors que l'attention aux situations concrètes et aux voix singulières se révèlent tout aussi importante (éthique de la vulnérabilité, éthique du care), la question se pose de savoir si le champ de la morale ne mériterait pas d'être élargi pour s'adapter aux défis du XXIème siècle posé par le développement des technosciences, et en particulier, leur développement en matière de santé. Dans cet élargissement, la question qui préoccupe n'est plus seulement de savoir quelle est la bonne action, mais comment atteindre un meilleur état de soi-même.

6. Éthique et politique du care

14H-17H
Vanessa NUROCK

Maître de conférences, université de Montpellier 3
Depuis son apparition au début des années 1980, la notion de care a bouleversé le paysage éthique et politique en montrant les limites d’une réflexion morale uniquement centrée sur la justice.

Qu’est-ce que le care ? Comment l’appréhender ? Comment cette notion s’articule-t-elle à celle de soin tout en ouvrant la réflexion sur d’autres perspectives ? Ces questions nous aideront à envisager la portée de l’éthique du care ainsi que son horizon politique.

P.

© Espace éthique/AP-HP Mai 2012

www.initiative-ethique.fr

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