La fin de la deuxième guerre mondiale ouvre un bal de revendications des peuples colonises a l’instar du Cameroun. C’est ainsi que nait le syndicalisme qui est








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LA fin de la deuxième guerre mondiale ouvre un bal de revendications des peuples colonises a l’instar du Cameroun. C’est ainsi que nait le syndicalisme qui est un mouvement de revendication des droits des travailleurs, et l’amélioration de leur condition de vie. C’est dans ce contexte que naissent les mouvements nationalistes qui sont compris comme un ensemble de revendications politiques visant l’émancipation et l’l’indépendance des peuples colonises. Il se pose ici le problème du rapport entre l’USCC et les revendications syndicalistes. Dans quelles mesures le mouvement syndicaliste (USCC) va favoriser les velléités nationalistes au Cameroun ? Pour mener a bien notre étude, il convient pour nous d’organiser notre travail autour des points ci-après: premièrement, nous parlerons des mouvements ayant conduis au syndicalisme au Cameroun, deuxièmement de l’USCC et ses revendications, puis troisièmement des mouvements nationalistes au Cameroun.


  1. MOUVEMENTS CONDUISAANT AU SYNDICALISME AU CAMEROUN



  1. Les mouvements de revendications des cheminots de 1939

Ces mouvements syndicalistes des cheminots éclatent en 1939, par ces travailleurs qui revendiquaient les meilleures conditions de vie. Sous l’instigation des velléités politiques de certains leaders locaux camerounais. C’est sous la forme encadrée par Soulier, Lalaurie, Lapeyre et Bonnecase, syndicalistes dépêchés depuis la France par la CGT (Confédération Générale des Travailleurs de France), proche du parti communiste français, pour encadrer les mouvements syndicalistes au Cameroun. A cote de ces derniers, notons l’effort de Guy Vinay qui introduisit les agents de la PPT camerounaise dans un mouvement syndicaliste.

  1. La conférence de Brazzaville

Tenu du 30 janvier au 8 février 1944 a Brazzaville, la capitale de l’AEF (Afrique Équatoriale Française), cette conférence marqua le point essentiel de la syndicalisation en Afrique en général, et au Cameroun en particulier. Durant cette conférence, le général De Gaulle promis l’autodétermination des colonies et territoires français d’outre-mer, associée a l’effort de guerre que les anciens tirailleurs africains contribuèrent la France libre en cas de victoire. C’est a cette conférence que De Gaulle « remerciant» les tirailleurs africains, reconnait le droit syndical aux territoires et colonies française, a cote de plusieurs autres clauses marquant et contribuant significativement au jalon des velléités a la souveraineté de ces territoires et colonies. Notons que cette conférence de « remerciement » n’est pas un fait résultant de la bonne volonte de De Gaulle. A cette époque, les deux superpuissances étaient également anticolonialistes, et dont mettaient la pression au général de procéder a la décolonisation des colonies et territoire sous tutelle de la France. La peur que ses colonies ne basculent du cotes du communisme est un facteur important qui poussa le général De Gaulle a appeler cette conférence.

  1. L’USCC ET SES REVENDICATIONS

  1. Naissance de l’USCC

L’USCC nait le 18 décembre 1944 et est directement affiliée a la CGT française. Malgré beaucoup de scissions, de fédérations ou de remous et même de remodelage, l’USCC se positionne comme le pilier des revendications nationalistes et syndicalistes au Cameroun avant son accession a l’indépendance. Grace a l’appui de la CGT, syndicat française proche du parti communisme française, UM NYOBE participe a sa création et en devient le secrétaire général adjoint. Notons que, l’USCC est une initiative du cercle d’études marxistes. Ce cercle est un sorte d’école de formation au syndicalisme où on analyse et étudie les systèmes d’exploitation économique et politique du régime coloniale. On développe l’idée selon laquelle le système d’exploitation des travailleurs s’appuie sur le statut colonial du Cameroun et que l’amélioration du sort des travailleurs passe nécessairement par l’émancipation politique du Cameroun. On consent alors que l’indépendance seule peut permettre l’amélioration du sort des travailleurs et des masses laboureuses. L’indépendance du Cameroun devient de ce fait pour UM NYOBE et ses camarades tels que Félix Roland MOUMIE Ernest OUANDIE, Jacques NGOM… un objectif stratégique autour duquel viendra se greffer celui de la réunification

Dès 1944, de jeunes fonctionnaires participent aux réunions: ZOLO, maitre d’école ; Ruben UM NYOBE, greffier ; Jacques NGOM, employé de l’administration ; Charles ASSALE, infirmier ; EKABISSE, postier ; SAKOUMA, employé ; André FOUDA… Instituteur de formation, Gaston Donnat a été l’un de ceux qui ont lutte pour l’autonomie du Cameroun. Dans son ouvrage Afin que nul n’oublie – itinéraire d’un anticolonialiste, 1986, il rapporte les propos de UM NYOBE en juin 1944 au cours d’une rencontre du cercle: « je tiens a remercier nos amis blancs qui nous ont reçu chez eux pour nous faire des déclarations aussi importantes… » Apres son départ, Charles ASSALE devient secrétaire général de l’USCC qui, après sa défection en 1948 sera remplacé par Jacques NGOM.

  1. Les revendications de l’USCC

Dans l’exercice de son métier, UM NYOBE se passionne pour le droit. Se faisant, il découvre l’injustice a laquelle sont soumis les camerounais a travers le système de l’indigénat. En effet, la loi distingue les indigènes (camerounais) considérés comme des sujets, des français considérés comme des citoyens. La loi ne laisse aucune possibilité d’expression pour la lutte politique ou pour la défense des droits des travailleurs ou indigène la participation de nombreux indigènes a la lutte de libération de la France après 1940 contre les Allemands va permettre a la France du général De Gaulle d’alléger quelque peu les rigueurs des lois sur l’indigénat. En 1944, sous la pression des deux superpuissances issues de la guerre froide, la France reconnait aux travailleurs le droit de syndiquer. UM NYOBE va alors consacrer son énergie à créer une multitude de syndicats qu’il réussit a fédérer en Unions Syndicales Régionales, très puissantes. Chemin faisant, il pense que le seul moyen d’aboutir a ses objectifs c’est d’acquérir l’indépendance totale du territoire camerounais. Grace a l’autorisation des activités politiques au Cameroun donnée par la France en 1946, UM NYOBE, MOUMIE, OUANDIE et compagnie se réuniront autour d’une table pour créer clandestinement l’UPC (Union des Population du Cameroun)

  1. LES MOUVEMENTS NATIONALISTES

  1. Naissance des différents partis politiques

Le 6 avril 1947 des fonctionnaires dont fait parti Ruben UM NYOBE crée le RACAM (Rassemblement Camerounais), front anticolonialiste qui réclame la fin des mandats tutélaires, en application de la charte des Nations Unies, et la réunification du Cameroun. Le parti est interdit au bout de deux mois. Plusieurs membres du bureau du bureau dont UM NYOBE qui étaient fonctionnaires, reçoivent des affectations arbitraires dans les postes de brousse.

Notons que les mouvements initiés par l’UPC se diffuseront dans la mentalité des camerounais en ce que l’on peut appeler le sens du Nationalisme. Ainsi plusieurs partis verront le jour pour s’adjoindre à l’UPC afin de mener à bon port le front et l’idéologie de l’indépendance. Nous pouvons citer entre autre la JDC (Jeunesse démocratique Chrétienne), UDEFEC (Union Démocratique des Femmes Camerounaises)

Apres les élections législatives de 1956 qui ne connurent pas la participation de l’UPC, les partis qui y prirent part se regroupèrent et formèrent des groupes de partis comme suite: UC( Union Camerounaise)conduit par Amadou Babatoura AHIDJO, le Parti des Démocrates Camerounais(PDC) dirige par André Marie MBIDA, le Mouvement d’Action National du Cameroun(MANC) animé par SOPPO BRISO et Charles ASSALE, le Groupe des Paysans Indépendants( GPI) sous la houlette du chef traditionnel Foreke DJOUMESSI Mathias. Notons en passant que ce sont ces partis qui cotiserons leurs membres à constituer le tout premier gouvernement camerounais, fait des camerounais.

  1. L’UPC et ses mouvements de revendications nationalistes

  1. Naissance de l’UPC

Le 10 avril 1948, sous la charge des nationalistes sus-cités, l’UPC voit le jour à Ndokoti Douala. A sa création, il est constitué de douze membres dont UM NYOBE, Charles ASSALE, Guillaume BAGAL, Mathias DJOUMESSI, BOULI Leonard, YAPP Emmanuel, Jacques BIBOUM, Raphael NKOUDOU, Ernest OWONA, Etienne LIBAI… Pour faciliter la reconnaissance du parti, UM et d’autres leaders syndicaux déjà dans le collimateur de l’administration coloniale, n’inscrivent pas leur nom sur la liste officielle des membres fondateurs. Etienne LIBAI et BOULI Leonard assurent respectivement la direction et le secrétariat général du mouvement. Apres plusieurs hésitations des autorités coloniales, le parti est reconnu le 9 juin 1948. Aussitôt, UM, accompagne de Mathias DJOUMESSI, MEDOU Gaston, MANGA LOBE, AZOMBO NSOMOTO, TAKALA Célestin se dévoilent et apparait le 17 juin a Abidjan comme le représentant officiel de l’UPC au congres du Rassemblement Démocratique Africain(RDA), mouvement anticolonialiste présidé par l’ivoirien Félix Houphouët Boigny. L’UPC devient en janvier la branche territoriale camerounaise du RDA comme c’est le cas au Mali où le mouvement est animé par MODIBO KEITA, au Niger par DJIBO BAKARY, et en Guinée par SEKOU TOURE

  1. Mouvements de revendications nationalistes

Le mouvement de nationalisme compte en en 1955, sept ans après la création de sa création, 460 comites de village ou de quartier et plus de 80 000 adhérant. Apres le mot d’ordre d’abstention lance par l’UPC aux élections de 1956, l’administration coloniale et le gouvernement français ne cachent plus leur désarroi face a la « force grandissante du nationalisme camerounais » et comprend parfaitement l’impasse dans laquelle il se trouve depuis 1955. UM NYOBE de dire: « le gouvernement français a entrepris des opérations de guerre des le 24 décembre 1956 pour compenser son échec politique par l’épreuve de force. » Les militants indépendantistes décident de ne plus reculer devant les forces colonisatrices. Pour eux, celle-ci n’oserait pas tirer sur la foule parce que le Cameroun est in territoire sous-tutelle des Nation Unies. Mais c’est bien le contraire qui se pose: la déception et le massacre furent a leur comble

Le 25 mai, l’UPC rassemble a Douala toutes les forces démocratiques et syndicales de son parti. Militants du parti, adhérant du syndicat ouvrier, partisans et sympathisants du mouvement, près de 10 000 manifestants se rassemblèrent. Alors que quelques milliers attaquent la prison de New-Bell, d’autres déferlent en direction du centre ville, incendient des voitures et puis se heurtent aux principaux carrefours de la ville aux troupes coloniales: mains nues contre arme automatique. Dans la nuit 26 au 27 mai, la mise a sac et l’incendie du siège de l’UPC fait également de nombreuses victimes. Le 13 juillet 1955, l’UPC et les autres mouvements progressistes JDC et UDEFEC sont interdits par Edgar Faure. UM NYOBE s’atèle à démontrer « que le gouvernement français veut organiser des élections dans un vide politique, dans le seul dessein de mettre en place une assemblée croupion, béni oui oui, pour accepter servilement l’intégration du Cameroun dans l’empire colonial français » Des mandats d’arrêt sont émis contre les leaders du mouvement nationaliste. Quand UM se replie dans son village, plusieurs iront en exil, et les sympathisants seront vertement persécutés.

En juillet 1957, P. Messmer débarque a Douala. Il lance « la négociation de dernière chance » avec les leaders du mouvement nationaliste par l’intermédiaire de Mgr Thomas Mongo, qui lui, voulant donner une coloration ethnique à sa négociation, se heurtera au nationalisme d’UM NYOBE, et les tractations échoueront. Alors l’administration coloniale et le gouvernement français passent a la vitesse maximale et lance des offensives contre les tenants du mouvement nationaliste, et pour se fait, Jean Ramadier remplace Messmer et traque UM par un complot bien réussit. Alors UM NYOBE sera atteint par une balle de l’armée coloniale. Apres que son corps fut longuement expose dans un carrefour a Boumnyebel, ses camarades, eux aussi trouveront la mort dans les années suivantes plus ou moins de la même façon mais pour une seule cause: l’indépendance vraie et totale du Cameroun. ASSALA sera décapité en mars 1966 a Ndelele, MOUMIE sera empoisonne le 15 octobre par les services secrets français a Genève, OUANDIE fusillé le l5 janvier 1971 a Bafoussam.

CONCLUSION

Parvenu au terme de nos investigations et de nos analyses, ou il était question pour nous de faire un rapprochement et une lecture analytique entre l’USCC et les mouvements nationalistes, nous avons trouvé mieux de les articuler sur sous trois aspects donc: les mouvements conduisant au syndicalisme au Cameroun en premier lieu, ensuite de l’USCC et ses revendications, et enfin des mouvements nationalistes. Ces trois points stratégiques sont la colonne vertébrale de notre travail qui avait pour objectifs de rendre compte des évènements en prélude de l’indépendance du Cameroun en passant par ceux qui en étaient des véritables acteurs, et d’établir un lien entre ces évènements et de leur cause véritable. A la fin de notre travail, nous avons constate que les mouvements nationalistes sont une conséquence d’une volonté et d’un amour patriotique manifestés par le truchement des mouvements syndicalistes qui étaient a cette époque le seul moyen ou la seule tribune par laquelle cette volonte et ce patriotisme pouvaient être exprimés.

BIBLIOGRAPHIE

  • Google Cameroun

  • Wikwipaedia, dictionnaire encyclopedique en ligne

  • www.les-renseignements-genereux.org

  • www.tahin-party.org

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  • Franck Garbeley, l’assassinat de Félix MOUMIE. L’AFRIQUE sous contrôle, Triluna Films-TSR, 2005

  • www.Kamerun-lesite.com

  • Louis SOMBES Brève histoire du mouvement syndical au Cameroun, 2011, www.icicemac.com

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