Un constat édifiant à l’école primaire








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Débat national sur l’éducation : missions, objectifs

et… outils pédagogiques !
I -L’équipement des élèves en manuels scolaires :

Éléments pour un diagnostic

Au centre du prochain débat national sur l’éducation : la transmission des savoirs et l’organisation des apprentissages.

Peut-il y avoir une discussion approfondie sur ces sujets sans que ne soit traitée la question - problématique aujourd’hui - de la place et du rôle des outils pédagogiques ?

Pour préparer cette réflexion, les éditeurs scolaires dressent ici un état des lieux de l’équipement en supports pédagogiques et avancent quelques explications.

Un constat édifiant à l’école primaire




  • Une situation de pénurie : selon une étude comparative conduite par les éditeurs de mars à juin dernier, la France est à la dernière place pour l’équipement en manuels des enfants à l’école élémentaire (cf. Annexe 1).




  • Une situation de vétusté : quand ils ne sont pas absents, les manuels en usage, trop vieux, sont souvent hors programmes. Près d’un tiers des parents estime que les manuels avec lesquels travaillent leurs enfants sont trop vieux et délabrés (cf. fiche A).




  • Une inégalité d’accès des élèves aux manuels. A l’école primaire, 10% des enfants n’ont pas de manuels du tout, 12% n’en ont pas pour l’apprentissage de la lecture. Les dépenses des communes varient de 0 à 30 € par an et par élève.




  • Un recours trop fréquent aux photocopies. Leur disparité et leur éparpillement ne permettent pas de retrouver la pédagogie structurée des manuels ni leur qualité.



Des conséquences graves sur les apprentissages


  • Des enseignants et des élèves sont privés d’outils ayant pourtant fait la preuve de leur efficacité ;




  • Le risque d’une perte de familiarité avec le livre et l’écrit structuré (pour certains élèves, le manuel est le seul livre à pénétrer à la maison) est réel.




  • Les parents sont privés d’un outil de suivi de la scolarité de leurs enfants (87% d’entre eux se servent du manuel pour suivre le travail de leurs enfants)1


Les causes identifiées




  • La plupart des textes officiels de l’Education nationale ne font pas référence aux supports pédagogiques (voir encadré).




  • La formation initiale et l’accompagnement des enseignants au choix d’outils pédagogiques et à leur utilisation en classe sont insuffisants.




  • L’articulation entre l’Etat, qui fixe la politique des programmes, et les collectivités territoriales, qui accompagnent sa mise en œuvre sur le terrain, n’est pas clairement définie pour les élus locaux.




  • Les parents ne sont pas informés des choix pédagogiques des enseignants : quand les enfants n’ont pas de livres scolaires, ils sont 67% à ne pas savoir pourquoi. Or, 84% souhaiteraient qu’ils en aient2.


Du décret de Jules Ferry à la loi d’orientation
À l’école élémentaire, c’est un décret de 1890, toujours en vigueur, qui définit l’équipement nécessaire en manuels. Mais rien n’est dit sur le financement de ces livres, hormis une aide apportée aux familles indigentes par la caisse des écoles ou une subvention de l’Etat. Les communes, conscientes de l’enjeu pour la société autant que par tradition, assument cette responsabilité. Mais le niveau global d’équipement reste insuffisant et les inégalités entre écoliers sont criantes.
Au collège, la loi Haby (en 1977) a pris soin, en ouvrant les portes du collège à tous, de préciser que l’État prend en charge les livres scolaires, par une délégation de crédits aux rectorats. Leur renouvellement est théoriquement prévu tous les 4 ans, la pratique est souvent bien différente.
Au lycée, aucun texte n’encadre le dispositif. L’équipement pédagogique des élèves est à la charge des familles. Depuis quelques années, certaines Régions contribuent – de différentes manières – à son financement, sans que soit garantie la pérennité de cette prise en charge ni son adéquation aux objectifs des programmes définis par l’Education nationale.


Aussi, pour qu’il y ait adéquation des outils de l’école avec ses besoins, les éditeurs scolaires font les propositions suivantes.

II - Les propositions des éditeurs scolaires




Les éditeurs scolaires préconisent que la loi d’orientation sur l’éducation qui sera votée en 2004 définisse, pour les élèves de chaque niveau d’enseignement :

  • Un équipement minimal en outils pédagogiques pour les élèves et les établissements,

  • Les modalités de financement de ces outils,

  • La place et le rôle de ces outils dans le métier d’enseignant (formation, équipement, travail des équipes autour du choix et de l’utilisation des manuels et autres ouvrages de pédagogie notamment).



1 – Définir un équipement minimal en outils pédagogiques conformes aux programmes scolaires.

Prenons par exemple l’équipement minimal en livres scolaires d’un élève de l’école élémentaire au cycle 3


Décret de J. Ferry

Il est (le plus souvent) actuellement

L’équipement minimal proposé

Un livre de lectures

Un livre de grammaire

Un livre d’arithmétique

Un petit atlas de géographie

Un livre d’histoire de France

un livre de lecture

un livre de mathématique

Un livre de mathématiques

Un livre de lecture

Un livre de français – grammaire

Un livre d’histoire-géographie

Un livre de sciences

Un livre d’éducation civique


2 - Préciser les modalités de financement des outils pédagogiques




  • Pour chaque niveau d’enseignement, il est nécessaire :

    - de clarifier la responsabilité du financement, de sorte que celui-ci s’inscrive dans la durée, quitte à mettre en cause ou entériner des situations de fait ou qui se dessinent aujourd’hui :

    • Au primaire : les communes,

    • Au collège : l’Etat,

    • Au lycée : les familles et les Conseils régionaux,

- de définir un montant minimum de financement par niveau,

    - d’intégrer les moyens pédagogiques, dans les systèmes de péréquation, pour assurer l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire.


3 – Responsabiliser tous les acteurs de l’éducation et préciser, pour les enseignants, la place et le rôle des manuels :




  • Une formation au choix et à l’usage des manuels doit être mise en place en formation initiale dans les IUFM,

  • Un accompagnement pour un meilleur usage de ces outils doit être assuré par les inspecteurs et conseillers pédagogiques, sur le terrain ou en formation continue, (particulièrement à l’école élémentaire)

  • Chaque enseignant doit pouvoir trouver, dans les établissements, un équipement minimum en manuels et ouvrages de pédagogie.



Convaincus que l’éducation est une priorité nationale et que sa qualité passe aussi par la maîtrise des outils scolaires que sont notamment les manuels, les éditeurs souhaitent participer aux groupes de travail qui se mettront en place dans le cadre du débat national.
Chacune de ces propositions est reprise dans les fiches ci-après.


Fiche A
1re proposition :

Définir un équipement minimal en outils pédagogiques

L’indispensable manuel

À l’heure où tous les acteurs de l’éducation s’inquiètent du nombre d’écoliers ayant des difficultés de lecture à l’entrée en 6e, Il faut rappeler que plus l’enfant progresse dans sa scolarité, plus il doit être autonome en lecture2. Les manuels donnent à lire toutes sortes d’écrits : consigne, exercice, document, récit… auxquels les enfants seront confrontés dans la vie quotidienne. Répondant avant tout au besoin d’un savoir structuré, les manuels doivent aussi être considérés comme des livres de « lectures ».

Le manuel, un outil structuré

Le livre scolaire est un outil à fonctions multiples. Elles correspondent à différents moments, à différents usages pédagogiques. Par exemple :

    1. Les documents servent tantôt à développer l’observation, à susciter des questions, tantôt à illustrer ce que l’enfant ne peut pas voir dans la réalité.

    2. Le texte de leçon permet à l’élève de relire et d’apprendre autrement le cours du professeur, grâce à la parole de l’auteur-enseignant. Il permet aussi aux parents de suivre ce qui se dit sur un sujet donné et de prendre la mesure du programme tout au long de l’année.

    3. Les exercices à faire en classe ou à la maison lui permettent de s’évaluer ou de s’entraîner.

Ces fonctions sont clairement identifiées grâce à un travail éditorial important. Les titres de rubriques (vocabulaire, exercices, dossier, etc.), mais aussi la mise en page, la typographie, les encadrés permettent de les repérer d’emblée ou grâce à une présentation par l’enseignant en début d’année. Le sommaire, la hiérarchie des titres et sous-titres proposent un découpage et une progression des notions à acquérir.

Le manuel, vecteur d’apprentissage



L’apprentissage de la lecture d’écrits diversifiés est un impératif social. Les manuels scolaires sont porteurs de ces écrits. Or aujourd’hui encore dans de nombreux foyers ce sont les seuls livres présents …

Les résultats de l’enquête « Des manuels et des maîtres »3 :

Les enseignants constatent une corrélation entre la présence de manuels en classe et l’amélioration de certains apprentissages scolaires.

  • Pour eux, le premier bénéfice acquis grâce aux manuels est la familiarité avec les livres. Les enseignants sont nombreux à se réjouir de voir leurs élèves les manipuler aisément, naviguer dans leurs pages, utiliser les sommaires, les index, les lexiques, comprendre le paratexte. Cette pratique leur semble salutaire dans la perspective du collège.

  • Ils estiment que les élèves sont plutôt plus curieux intellectuellement quand ils possèdent des manuels et des cahiers d’exercices.

  • Sur le plan des apprentissages disciplinaires, ils constatent que les élèves structurent plus facilement leurs connaissances.

  • Presque tous pensent que les élèves ont plutôt mieux appris.

Pour 66% d’entre eux, les élèves ont acquis une plus grande autonomie. Pour 68%, ils ont produit un meilleur travail, et pour 71%, ils ont mieux réussi, notamment en français (79%) et en histoire - géographie - éducation civique (73%).

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