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Bezirk, du Kreis, ou de la Gau1 ; partout le chef est institué par le chef immédiatement supérieur et il lui est en même temps dévolu une pleine autorité et des pouvoirs illimités. Seul, le chef de l’ensemble du parti est élu, selon les règles de l’association, par l’assemblée générale des membres. Mais il est le chef exclusif. Toutes les commissions sont sous sa dépendance ; il ne dépend d’aucune. Il a la responsabilité, mais la porte tout entière sur ses épaules. Si le chef a violé les principes du mouvement ou s’il a mal servi ses intérêts, il appartient à ses partisans de le faire comparaître sur le forum en vue d’une nouvelle élection et de le dépouiller de sa charge. Il est alors remplacé par l’homme nouveau qui semble le plus capable et qui est, à son tour, revêtu de la même autorité et de la même responsabilité.

C’est un des devoirs les plus stricts de notre mouvement que de considérer ce principe comme impératif, non seulement dans ses propres rangs, mais dans le cadre de l’État tout entier.

Celui qui veut être le chef porte, avec l’autorité suprême, et sans limites, le lourd fardeau d’une responsabilité totale.

Celui qui n’est pas capable de faire face aux conséquences de ses actes, ou qui ne s’en sent pas le courage, n’est bon à rien comme chef. Seul un héros peut assumer cette fonction.

Les progrès et la civilisation de l’humanité ne sont pas un produit de la majorité, mais reposent uniquement sur le génie et l’activité de la personnalité.

Pour rendre à notre peuple sa grandeur et sa puissance, il faut tout d’abord exalter la personnalité du chef et la rétablir dans tous ses droits.

De ce fait, le mouvement est antiparlementaire ; et même s’il s’occupe d’une institution parlementaire, que ce ne soit que pour s’y attaquer en vue d’éliminer un rouage politique dans lequel nous devons voir l’un des signes les plus nets de la décadence de l’humanité.

10° Le mouvement se refuse à prendre position dans des questions qui sortent du cadre de son travail politique ou qui ne paraissent pas d’une importance fondamentale.

Son but n’est pas une réforme religieuse, mais une réorganisation politique de notre peuple. Il voit dans les deux confessions religieuses des appuis également précieux pour la conservation de notre peuple ; il combat donc les partis qui contestent à la religion son rôle fondamental de soutien moral pour n’en faire qu’un instrument à l’usage des partis.

La mission du mouvement n’est pas de rétablir une forme d’État déterminée ni de lutter contre une autre forme d’État, mais d’établir les principes fondamentaux sans lesquels ni république ni monarchie ne peuvent durer.

Elle n’est ni de fonder une monarchie, ni de renforcer la république, mais de créer un État germanique.

La forme extérieure à donner à cet État pour couronner l’œuvre ne présente pas une importance fondamentale ; c’est une affaire à régler plus tard d’après l’opportunité pratique du moment.

Chez un peuple qui aura enfin compris les grands problèmes et les grands efforts inhérents à son existence, la question de la forme du gouvernement ne doit plus soulever de luttes intérieures.

La question de l’organisation intérieure du mouvement est une question, non de principe, mais d’adaptation opportune au but poursuivi.

La meilleure organisation n’est pas celle qui introduit entre le chef d’un mouvement et ses partisans un imposant système d’intermédiaires : c’est celui qui en crée le moins possible. Car organiser, c’est transmettre à un très grand nombre d’hommes une idée définie – qui toujours a pris naissance dans la tête d’un seul – et assurer ensuite la transformation de cette idée en réalités.

L’organisation n’est donc, en tout et pour tout, qu’un mal nécessaire. Elle est, tout au plus, un moyen d’atteindre un certain but ; elle n’est pas le but.

Puisque le monde produit plus de créatures machinales que de cerveaux pensants, il est toujours plus facile de mettre sur pied une organisation que de donner corps à des idées. Le stade d’une idée en voie de réalisation, en particulier lorsqu’elle présente un caractère de réforme, est, à grands traits, le suivant :

Une idée géniale sort toujours du cerveau d’un homme en qui s’éveille la vocation de transmettre sa foi au reste de l’humanité. Il prêche ce qu’il a conçu et se gagne peu à peu un certain nombre de partisans.

La transmission directe et personnelle des idées d’un homme à ses semblables est le procédé idéal ; c’est aussi le plus naturel. À mesure que s’accroît le nombre des adeptes, il devient de plus en plus difficile, pour celui qui répand l’idée, de continuer à agir personnellement et directement sur ses innombrables partisans, de les commander et de les guider tous. Et, de même qu’au fur et à mesure de l’extension d’une commune, la circulation pure et simple d’un point à un autre doit faire l’objet d’une réglementation, de même il faut se résoudre ici à créer des rouages encombrants. C’en est fait de l’État idéal : il va connaître le mal nécessaire de l’organisation. Il faut envisager la formation de petits groupes subordonnés, comme, par exemple, dans le mouvement politique, où les groupes locaux sont les cellules élémentaires des organisations d’ordre plus élevé.

Toutefois, on risquerait d’altérer l’unité de l’enseignement, si l’on consentait à ces fractionnements avant que l’autorité du créateur de la doctrine et de l’école qu’il a fondée soit incontestablement assise. On n’attachera jamais trop d’importance à l’existence d’un centre politique et géographique où soit la tête du mouvement.

Les voiles noirs de la Mecque ou le charme magique de Rome donnent à la longue aux mouvements dont elles sont les sièges, une force faite d’unité intérieure et de soumission à l’homme qui symbolise cette unité.

Aussi, lorsqu’on crée les cellules élémentaires de l’organisme, ne doit-on jamais négliger de maintenir toute l’importance du lieu d’origine de l’idée et d’en relever hautement le prestige.

Cette exaltation sans limite au triple point de vue symbolique, moral et matériel, du lieu d’où est sortie l’idée et où se tient la direction du mouvement, doit être poursuivie dans la mesure même où la multiplication infinie des cellules subordonnées du mouvement exigent de nouveaux groupements dans l’exemple de l’organisation.

Car si le nombre croissant des adeptes, et l’impossibilité de continuer à entretenir avec eux des rapports directs, conduit à constituer des groupes subordonnés, de même la multiplication infinie de ces groupes oblige à les réunir en groupements d’ordre plus élevé que l’on pourrait qualifier par exemple, au point de vue politique, d’association de région ou de district.

Il est relativement facile de maintenir les groupes locaux les plus bas de la hiérarchie sous l’autorité du centre du mouvement : par contre, il faut reconnaître toute la difficulté d’imposer cette autorité aux organisations d’ordre plus élevé qui se constituent par la suite. Et cependant cela est fondamental pour la sauvegarde de l’unité du mouvement et par suite de l’exécution de l’idée.

Si, de plus, ces organismes intermédiaires plus importants se groupent entre eux, on voit encore s’accroître la difficulté d’assurer partout l’obéissance absolue aux ordres venus des organes centraux.

Aussi les rouages complets d’une organisation ne doivent-ils être mis en route que dans la mesure où l’autorité spirituelle de l’organe central, et de l’idée qui l’anime, paraît garantie sans réserve. Dans les systèmes politiques, cette garantie ne semble être complète que si le pouvoir a été effectivement pris.

Il en résulte que les directives pour l’aménagement intérieur du mouvement sont les suivantes :

a) Concentration de tout le travail, d’abord dans une ville unique : Munich. Rassemblement en ce point d’un groupe de partisans complètement sûrs ; création d’une école pour l’extension ultérieure de l’idée. Il faut gagner l’autorité nécessaire pour l’avenir en réalisant, en ce même endroit, les succès les plus considérables et les plus frappants qui puissent être obtenus.

Pour faire connaître le mouvement et ses chefs, il fallait non seulement ébranler visiblement la conviction que l’école marxiste fonctionnant là était invincible, mais prouver la possibilité d’un mouvement opposé.

b) Ne créer autre part des groupes locaux qu’une fois l’autorité de l’organisme de commandement de Munich définitivement assurée.

c) Constituer ensuite des associations de districts de région ou de pays, non pas tant lorsque le besoin s’en sera fait sentir qu’après que l’on aura obtenu des garanties suffisantes de soumission complète à l’organe central.

De plus, la création d’organismes subordonnés dépend du nombre d’individus que l’on juge capables de leur être éventuellement envoyés comme chefs.

Sur ce point, il y a deux solutions :

a) Le mouvement dispose des moyens financiers nécessaires pour attirer et instruire les hommes intelligents capables de devenir plus tard des chefs. Il met alors à la besogne le personnel ainsi acquis à la cause et l’emploie méthodiquement, en l’adaptant étroitement au but à atteindre, notamment en ce qui concerne la tactique à pratiquer.

Cette solution est la plus facile et la plus rapide : elle suppose pourtant de grands moyens pécuniaires, car ce matériel de chefs n’est en situation de travailler pour le mouvement que s’il est rétribué.

b) Par suite de son manque de ressources financières, le mouvement n’est pas en mesure d’employer des chefs fonctionnaires ; il est réduit à faire appel à des hommes qui travaillent pour l’honneur.

Cette voie est la plus longue et la plus difficile. La direction du mouvement doit parfois laisser en friche de vastes régions, lorsqu’elle ne dispose, parmi ses partisans, d’aucun homme capable d’organiser et de diriger l’action dans la région en question.

Il peut arriver que de vastes territoires ne présentent aucune ressource à cet égard, tandis que d’autres localités posséderont deux ou trois hommes d’une capacité presque égale. Les difficultés qui peuvent se présenter de ce chef sont considérables et ne peuvent être résolues qu’au bout de plusieurs années.

Mais la condition première, pour constituer un élément de l’organisation, est et reste de mettre à sa tête l’homme qui convient.

Autant une troupe sans officier serait dépourvue de valeur, autant une organisation politique est inopérante si elle n’a pas le chef qu’il lui faut.

Si l’on ne dispose pas d’une personnalité à mettre à la tête d’un groupe local, il vaut mieux s’abstenir de le constituer que d’échouer dans son organisation.

Pour être un chef, il ne suffit pas d’avoir de la volonté, il faut aussi des aptitudes : mais la force de volonté et l’énergie passent avant le génie tout seul. Le meilleur chef est celui qui réunit la capacité, l’esprit de décision et l’opiniâtreté dans l’exécution.

L’avenir d’un mouvement est conditionné par le fanatisme et l’intolérance que ses adeptes apportent à le considérer comme le seul mouvement juste, très supérieur à toutes les combinaisons de même ordre.

C’est une très grande erreur de croire que la force d’un mouvement croît par son union avec un mouvement analogue. Il y aura peut-être un accroissement de développement extérieur qui, aux yeux d’un observateur superficiel, semblera un accroissement de force : en réalité, le mouvement aura recueilli les germes d’un affaiblissement intérieur qui ne tardera pas à se faire sentir.

Car, quoi que l’on puisse dire de la ressemblance de deux mouvements, il n’y a jamais similitude. Sinon il n’y aurait pas deux mouvements, il n’y en aurait qu’un seul. De plus, en quelque point que puissent être les différences – ne seraient-elles fondées que sur la valeur différente des deux chefs – elles sont là. La loi naturelle de tous les développements ne comporte pas l’accouplement de deux organismes différents, mais la victoire du plus fort et l’exploitation méthodique de la force du vainqueur, qui n’est rendue possible que par le combat qu’elle provoque.

L’union de deux partis politiques qui se ressemblent peut produire des avantages politiques passagers : mais, à la longue, un succès obtenu ainsi devient une cause de faiblesses qui se manifesteront plus tard.

Un mouvement ne peut devenir grand que s’il développe sans limite sa force intérieure et s’il s’accroît de façon durable en remportant une victoire définitive sur tous ses concurrents.

Sans aucun doute, on peut dire que sa force et, avec elle, son droit à la vie ne se développent qu’autant qu’il admet comme condition d’extension l’idée de se battre ; on peut dire aussi que le moment où un mouvement aura atteint sa force maxima est celui où la victoire complète se sera rangée à son côté.

Un mouvement ne demandera donc la victoire qu’à une tactique qui, loin de lui procurer des succès immédiats mais momentanés, lui imposera une longue période de croissance et de longs combats provoqués par son intolérance absolue vis-à-vis des autres.

Des mouvements qui ne doivent leur croissance qu’à une soi-disant association d’organismes semblables, c’est-à-dire qu’à des compromis, ressemblent à des plantes de forceries.

Elles prennent de la hauteur, mais il leur manque la force de braver les siècles et de résister à la violence des tempêtes.

La puissance de toutes les grandes organisations qui incarnaient une grande idée a reposé sur le fanatisme avec lequel elles se sont dressées, intolérantes, sûres de leur bon droit et confiantes dans la victoire contre tout ce qui n’était pas elles.

Quand une idée est juste par elle-même, et que, armés de cette conviction, ses adeptes entreprennent de combattre pour elle ici-bas, ils sont invincibles ; toute attaque contre eux ne fait qu’accroître leur force.

Le christianisme n’est pas devenu si grand en faisant des compromis avec les opinions philosophiques de l’antiquité à peu près semblables aux siennes, mais en proclamant et en défendant avec un fanatisme inflexible son propre enseignement.

L’avance apparente que des mouvements politiques peuvent réaliser en s’alliant à d’autres est rapidement dépassée par les progrès d’un enseignement qui s’organise et qui combat lui-même dans la plus complète indépendance.

Le mouvement doit dresser ses membres à ne pas voir, dans la lutte, un élément secondaire et négligeable, mais le but lui-même. Dès lors, ils ne craindront plus l’hostilité de leurs adversaires ; au contraire, ils sentiront en celle-ci la condition première de leur propre raison d’être. Ils ne redouteront pas la haine des ennemis de notre peuple et de notre conception du monde ; ils la désireront au contraire, ardemment ; mais, parmi les manifestations de cette haine, figurent le mensonge et la calomnie.

Celui qui n’est pas combattu dans les journaux juifs, celui qu’ils ne dénigrent pas, n’est ni un bon Allemand, ni un véritable national-socialiste ; sa mentalité, la loyauté de sa conviction et la force de sa volonté ont pour exacte mesure l’hostilité que lui oppose l’ennemi mortel de notre peuple.

Il faut encore et toujours signaler aux partisans de notre mouvement, et plus généralement, au peuple entier, que les journaux juifs sont un tissu de mensonge.

Même quand un Juif dit la vérité, c’est dans le but précis de couvrir une plus grande tromperie ; dans ce cas encore, il ment donc sciemment. Le Juif est un grand maître en mensonges : mensonge et tromperie sont ses armes de combat.

Toute calomnie, toute calomnie d’origine juive marque nos combattants d’une cicatrice glorieuse.

Celui qu’ils dénigrent le plus, est davantage des nôtres ; celui à qui ils vouent la haine la plus mortelle est notre meilleur ami.

Celui qui, le matin, lit un journal juif où il n’est pas calomnié, doit penser que la veille, il a perdu sa journée ; s’il l’avait bien employée, le Juif l’aurait poursuivi, dénigré, calomnié, injurié et sali. Et seul celui qui marche contre cet ennemi mortel de notre peuple et de toute humanité ou civilisation aryenne, a le droit de s’attendre à être en butte aux calomnies et à l’hostilité de cette race.

Quand ces principes seront bien passés dans le sang et dans la moelle de nos partisans, notre mouvement sera inébranlable et invincible.

Notre mouvement doit développer par tous les moyens le respect de la personnalité. On n’y doit jamais oublier que c’est dans la valeur personnelle que repose la valeur de tout ce qui est humain, et que toute idée et toute action sont le fruit de la force créatrice d’un homme. On n’y doit pas oublier non plus que l’admiration pour ce qui est grand n’est, ne représente pas seulement un tribut de reconnaissance à la grandeur, mais aussi un bien qui enlace et unit tous ceux qui éprouvent cette même reconnaissance.

La personnalité n’est pas remplaçable. Cela est surtout vrai quand, au lieu d’incarner une force mécanique, elle incarne l’élément culturel et créateur. Un maître illustre ne peut pas être remplacé : nul autre ne peut entreprendre de terminer son œuvre après sa mort ; il en est de même d’un grand poète, d’un grand penseur, d’un grand homme d’État et d’un grand général.

Car leur œuvre a germé sur le terrain de l’art ; elle n’a pas été fabriquée par une machine ; elle a été un don naturel de la grâce divine.

Les plus grandes révolutions et les plus grandes conquêtes des hommes sur cette terre, leurs plus grandes œuvres culturelles, les résultats immortels qu’ils ont obtenus comme chefs de gouvernements, etc., tout cela est pour l’éternité indissolublement lié à un nom, et restera symbolisé par ce nom. Renoncer à rendre hommage à un grand esprit, c’est se priver d’une force immense, celle qui émane des noms des hommes et des femmes qui ont été grands.

Les Juifs le savent très bien. Eux précisément dont les grands hommes n’ont été grands que dans leurs efforts destructifs contre l’humanité et la civilisation, cultivent cette admiration idolâtre. Mais ils essaient de la présenter comme indigne et la stigmatisent du nom de « culte de l’individualité ».

Si un peuple est assez lâche pour se rallier à cette opinion impudente et présomptueuse des Juifs, il renonce à la plus grande des forces qu’il possède : car c’est une force que de respecter un homme de génie, ses conceptions, ses œuvres ; ce n’en est pas une de respecter la masse.

Quand des cœurs se brisent, quand des âmes désespèrent, alors des ombres du passé sortent ceux qui ont su faire reculer jadis la détresse et les inquiétudes humaines, l’outrage et la misère, la servitude intellectuelle et la contrainte corporelle : ils laissent tomber leurs regards sur les mortels désespérés et leur tendent leurs mains éternelles.

Malheur au peuple qui a honte de les saisir.

* * *

Lorsque nous avons commencé à lancer notre mouvement, nous avons eu surtout à souffrir de ce que notre nom ne disait rien à personne ou n’éveillait pas une signification précise ; cette incertitude du public à notre égard compromettait notre succès.

Pensez donc : six ou sept hommes, des inconnus, des pauvres diables, se rassemblent avec l’intention de créer un mouvement dans le but de réussir là où, jusqu’à présent, de grands partis englobant des masses considérables ont échoué : reconstituer un Reich allemand possédant une force et une souveraineté plus étendues. Si l’on s’était moqué de nous ou si l’on nous avait attaqués, nous en aurions été enchantés, mais il était tout à fait déprimant de passer complètement inaperçus, comme c’était le cas ; et c’est ce dont je souffrais le plus.

Quand j’entrai dans l’intimité de ces quelques hommes, il ne pouvait encore être question ni d’un parti, ni d’un mouvement.

J’ai déjà relaté mes impressions sur mon premier contact avec ce petit cercle. J’eus alors, au cours des semaines suivantes, le temps et l’occasion d’étudier comment ce soi-disant parti pourrait se manifester et cela ne semblait pas possible à bref délai. Vrai Dieu ! le tableau en était alors angoissant et décourageant ! Il n’y avait rien, mais absolument rien encore ! Le parti n’existait que de nom et en fait, la commission qui comprenait l’ensemble de tous les membres était précisément ce que nous voulions combattre : un parlement... en miniature ! Là aussi régnait le système du vote, et si au moins, dans les grands parlements, on s’égosille pendant des mois sur des problèmes plus importants, dans notre petit cénacle la réponse à faire à une lettre reçue provoquait déjà un interminable dialogue !

Bien entendu, le public ne savait rien de tout cela. Âme qui vive, à Munich, ne connaissait le parti, même de nom, en dehors de ses quelques adeptes et de leurs rares relations.

Tous les mercredis, nous avions, dans un café de Munich, ce que nous appelions une séance de la commission, et une fois par semaine une soirée de conversations. Comme tout le parti faisait partie de la commission, les assistants étaient naturellement toujours les mêmes. Aussi s’agissait-il désormais de faire éclater notre petit cercle hors de ses limites, de gagner de nouveaux adhérents et, avant tout, de faire connaître à tout prix le nom du mouvement.

Voilà comment nous nous y prîmes : chaque mois, et, plus tard, tous les quinze jours, nous essayions de tenir une assemblée. Les invitations à y assister étaient écrites à la machine ou à la main et nous portions nous-mêmes les premières qui furent distribuées. Chacun s’adressait à son cercle de connaissances pour attirer l’un ou l’autre à nos réunions.

Le succès fut lamentable.

Je me souviens encore du soir où ayant porté moi-même quatre-vingts de ces billets, nous attendions les masses populaires qui devaient venir.

Avec une heure de retard, le « président » de « l’assemblée » dut enfin ouvrir la séance. Nous étions encore sept, toujours les mêmes.

Nous en vînmes à faire polycopier nos billets à la machine par une maison de matériel de bureau de Munich ; cela nous valut le succès qu’à l’assemblée suivante il y eut quelques auditeurs en plus. Puis leur nombre s’éleva lentement de 11 à 13, à 17, à 23 et enfin à 34 auditeurs.

Grâce à de très modestes quêtes faites dans notre cercle de pauvres diables, nous pûmes rassembler les fonds nécessaires pour faire enfin insérer l’annonce d’une assemblée dans le Münchener Beobachter, qui était alors indépendant.

Cette fois, le succès fut vraiment étonnant. Nous avions préparé la réunion à la « Hofbraühaus Keller » à Munich (qu’il ne faut pas confondre avec la salle des fêtes de la « Hofbraühaus » de Munich). C’était une petite salle pouvant contenir au plus 130 personnes. Elle me sembla une halle immense et nous tremblions tous de ne pas pouvoir, au soir fixé, remplir de public ce puissant édifice.

À 7 heures, il y avait 111 personnes et la séance fut ouverte.

Un professeur de Munich fit le rapport et je devais, comme deuxième orateur, prendre pour la première fois la parole en public.

Cela paraissait très audacieux au premier président du parti, alors M. Harrer ; c’était, par ailleurs, un homme très sincère et il était alors persuadé que, si j’avais d’autres aptitudes, je n’avais pas celle de la parole.

Même dans la suite il n’y eut pas moyen de le faire revenir sur cette opinion.

Mais il se trompait. Vingt minutes m’avaient été accordées dans cette première réunion, que l’on peut appeler publique, pour conserver la parole : je parlai pendant trente minutes. Et ce que j’avais simplement senti au fond de moi-même, sans en rien savoir, se trouva confirmé par la réalité : je savais parler !

Au bout de trente minutes, toute la petite salle était électrisée et l’enthousiasme se manifesta tout d’abord sous cette forme que mon appel à la générosité des assistants nous rapporta 300 marks, ce qui nous ôtait une grosse épine du pied. Car la précarité de nos moyens financiers était alors telle que nous ne pouvions même pas faire imprimer des instructions à l’usage du parti, ni faire paraître de simples feuilles volantes. Désormais, nous possédions un petit fonds, grâce auquel nous pourrions continuer à lutter énergiquement pour obtenir au moins ce qui nous manquait le plus.

Mais le succès de cette première assemblée de quelque importance fut, à un autre point de vue, très fécond.

J’avais déjà commencé à amener à la commission un certain nombre de jeunes forces fraîches. Pendant la longue durée de mon service militaire, j’avais fait la connaissance d’un assez grand nombre de bons camarades, qui commençaient alors lentement, sur mes appels, à adhérer au mouvement.

Ce n’étaient que des jeunes gens, des exécutants habitués à la discipline et qui rapportaient du service militaire cet excellent principe que rien n’est impossible et qu’on peut toujours arriver à ce qu’on veut.

L’importance d’un tel afflux de sang nouveau m’apparut au bout de quelques semaines de collaboration.

Le premier président du parti à ce moment, M. Harrer, était journaliste, et, comme tel, doué d’une instruction étendue. Mais, pour un chef de parti, il avait une tare très grave : il ne savait pas parler aux foules. Il se donnait en toute conscience un mal énorme ; mais il lui manquait le grand élan, et cela précisément peut-être en raison de l’absence totale, dont il souffrait, de grands dons oratoires.

M. Drexler, alors président du groupe local de Munich, était un simple ouvrier ; lui non plus n’existait pas comme orateur ; par ailleurs, il n’avait été soldat ni en temps de paix, ni pendant la guerre, en sorte que, déjà faible et hésitant dans toute sa personne, il lui manquait d’avoir été formé à la seule école qui sache transformer en hommes les êtres de nature délicate, dépourvus de confiance en soi. Tous deux étaient taillés dans le même bois, incapables non seulement d’avoir au cœur la foi fanatique dans la victoire du mouvement, mais encore de briser, avec une volonté et une énergie inébranlable, les obstacles qui pouvaient s’opposer à la marche de l’idée nouvelle. Une telle tâche ne pouvait convenir qu’à des hommes dont le corps et l’âme, rompus aux vertus militaires, répondaient à ce signalement : agiles comme des lévriers, coriaces comme du cuir, durs comme de l’acier Krupp.

J’étais encore moi-même soldat : pendant près de six ans, j’avais été travaillé extérieurement et intérieurement, en sorte qu’au début, je me sentais tout à fait étranger dans un nouveau milieu. À moi aussi, on avait désappris de dire : « Ça ne va pas » ou « Ça ne peut pas marcher » ou « On ne peut pas risquer ça », « C’est encore trop dangereux », etc.

Certes, l’affaire était dangereuse, sans aucun doute. En 1920, c’était tout simplement impossible, dans beaucoup de régions de l’Allemagne, de réunir une assemblée qui osât faire appel aux grandes masses, et d’inviter ouvertement le public à y venir. Ceux qui auraient participé à une telle réunion auraient été dispersés, battus, chassés, la tête en sang.

Aussi très peu de gens étaient-ils tentés par une telle prouesse. Dans les plus grandes réunions dites bourgeoises, les assistants avaient coutume de se disperser et de se sauver comme des lièvres devant un chien à l’apparition d’une douzaine de communistes.

Mais si les rouges ne prêtaient guère attention à des clubs de bourgeois bavards, dont le caractère profondément candide et, par suite, l’innocuité leur étaient bien mieux connus qu’aux intéressés eux-mêmes, ils étaient, au contraire, décidés à liquider par tous les moyens un mouvement qui leur paraissait dangereux. Or ce qui, dans tous les temps, a agi le plus efficacement, c’est la terreur, la violence.

Les imposteurs marxistes devaient haïr au plus haut point un mouvement dont le but avoué était la conquête de cette masse qui, jusqu’à présent, était au service exclusif des partis juifs et financiers marxistes internationaux.

Déjà le titre : « Parti ouvrier allemand » les excitait fort.

On pouvait en déduire aisément qu’à la première occasion, il se produirait une violente rupture avec les meneurs marxistes, encore ivres de leur victoire.

Dans le petit cercle du mouvement d’alors, on redoutait un peu un tel combat. On voulait se risquer le moins possible en public de peur d’être vaincus. On voyait déjà, par la pensée, les résultats de notre première grande assemblée réduits à néant et le mouvement peut-être détruit pour toujours. J’étais dans une situation délicate avec ma doctrine que l’on ne doit pas éluder le combat, mais le rechercher, et revêtir à cet effet l’équipement qui, seul, assure la protection contre la violence. La terreur ne se brise pas avec l’esprit, mais par la terreur. À ce point de vue, le succès de notre première assemblée confirmait mon sentiment : on en prit courage pour organiser une deuxième assemblée d’une certaine importance.

Elle eut lieu en octobre 1919 à la Eberlbraükeller – Thème, Brest-Litowsk et Versailles – quatre orateurs prirent la parole. Je parlai pendant près d’une heure, et mon succès fut plus grand que la première fois. Le nombre des auditeurs était monté à plus de 130. Une tentative de troubler la séance fut étouffée instantanément par mes camarades.

Les fauteurs de désordre prirent la fuite et descendirent l’escalier avec des bosses sur la tête.

Quinze jours après, une nouvelle assemblée eut lieu dans la même salle, en présence de plus de 170 assistants. La pièce était pleine. Je pris encore la parole, et mon succès fut encore plus grand.

Je cherchai une autre salle : nous en trouvâmes enfin une à l’autre bout de la ville au « Reich allemand », dans la rue de Dachau. La première assemblée dans ce nouveau local eut moins de visiteurs que la précédente : à peine 140 personnes.

L’espérance recommença à baisser dans la commission ; les pessimistes s’imaginèrent que la cause de cette diminution du nombre des assistants était la répétition trop fréquente de nos « manifestations ». Nous en discutâmes abondamment et je soutins qu’une ville de 700 000 habitants pouvait bien donner lieu non pas à une réunion tous les quinze jours, mais à dix par semaine ; qu’il ne fallait pas se laisser décourager par les insuccès ; que nous étions dans la bonne voie et que, tôt ou tard, notre opiniâtreté et notre constance nous assureraient la victoire. Du reste, toute cette période de l’hiver 1919-1920 ne fut qu’un seul et même combat livré pour inspirer toujours plus de confiance dans le mouvement naissant, et dans l’efficacité victorieuse de la violence, et pour que cette confiance devienne un fanatisme capable, comme la foi, de soulever des montagnes.

La prochaine assemblée qui se tint dans la même salle me donna encore raison. Le nombre des visiteurs dépassa 200 ; et le succès apparent fut aussi brillant que le succès financier.

Je me mis aussitôt en devoir de monter une nouvelle réunion. Elle eut lieu moins de quinze jours après, et la foule des auditeurs dépassa 270 personnes.

Quinze jours après, nous convoquions pour la septième fois nos partisans et des amis du nouveau mouvement : le même local ne pouvait plus que difficilement suffire, nous avions plus de 400 personnes à recevoir.

C’est à ce moment que nous entreprîmes de donner au jeune mouvement sa constitution intérieure. Notre petit cercle entendit sur ce sujet des discussions souvent assez vives.

De divers côtés – déjà, alors, et cela dure toujours – on critiquait que notre nouveau mouvement fût appelé « un parti ». J’ai toujours vu dans cette préoccupation une preuve de l’incapacité et de l’étroitesse d’esprit des gens qui s’y livraient. C’étaient, et ce sont toujours les hommes qui ne savent pas distinguer le fond de la forme, qui cherchent à donner de la valeur à un mouvement, en l’affublant d’un nom aussi ampoulé et aussi sonore que possible, ce à quoi le trésor linguistique de nos ancêtres se prête au mieux pour notre malheur.

Il était alors difficile de faire comprendre aux gens que tout mouvement qui n’a pas encore fait triompher ses idées, et par là même atteint son but, est toujours un parti, même s’il s’attribue avec insistance un autre nom.

Si un homme quelconque veut assurer la réalisation pratique d’une idée hardie dont la mise en œuvre lui paraît devoir être utile à ses contemporains, il devra tout d’abord chercher des partisans prêts à entrer en action pour soutenir ses desseins. Et si ces desseins se limitent à détruire le parti au pouvoir et à mettre fin à l’émiettement des forces, tous les gens qui se rallieraient à cette conception et qui proclameraient les mêmes intentions seraient du même parti, tant que le but n’aurait pas été atteint. Ce n’est que le plaisir de chicaner sur les mots et de faire ses grimaces qui peut pousser quelqu’un de ces théoriciens en perruques – dont les succès pratiques sont en raison inverse avec leur sagesse – à vouloir changer une étiquette en s’imaginant modifier ainsi le caractère de parti, que possèdent tous les jeunes mouvements.

Au contraire :

S’il y a quelque chose qui puisse nuire au peuple, c’est ce renversement avec des pures expressions germaniques anciennes qui ne cadrent pas avec les temps présents, et qui ne représentent rien de précis, mais peuvent facilement conduire à juger l’importance d’un mouvement sur le nom qu’il porte.

C’est un vrai scandale, mais l’on peut l’obtenir de nos jours un nombre incalculable de fois.

D’ailleurs, j’avais déjà dû mettre en garde, comme je l’ai fait encore depuis, contre ces scoliastes « allemands populaires » ambulants dont l’œuvre positive est toujours égale à zéro et dont, par contre, la présomption dépasse toute mesure. Le jeune mouvement devait et doit encore se garder d’accueillir des hommes dont la simple référence consiste, le plus souvent, dans cette déclaration qu’ils ont combattu pendant trente ou quarante ans pour la même idée.

Si quelqu’un s’est dépensé pendant quarante ans pour ce qu’il appelle une idée, sans avoir assuré à cette idée le moindre succès et sans avoir empêché la victoire de son adversaire, il a donné la preuve de son incapacité, du fait même de ces quarante ans. Le plus dangereux est que de telles créatures ne veulent pas entrer dans le mouvement comme simples membres ; ils prétendent être accueillis parmi les chefs, seul poste, à leur avis, que mérite leur activité antique et où ils sont disposés à la continuer. Mais malheur si l’on livre un mouvement jeune à de tels hommes ! Il en est comme d’un homme d’affaires : celui qui, en quarante ans, a laissé tomber à plat une grosse maison, est incapable de fonder une nouvelle affaire : de même un Mathusalem « raciste », qui vient d’une grande idée et qui l’a brûlée, est incapable de conduire un jeune mouvement nouveau.

D’ailleurs, tous ces hommes ne viennent pas pour constituer une fraction du nouveau mouvement, pour le servir et pour travailler dans l’esprit du nouvel enseignement ; dans la plupart des cas, ils viennent assurer, une fois de plus, le malheur de l’humanité par application de leurs idées personnelles, cela sous la protection du jeune mouvement et grâce aux possibilités qu’il offre... Mais ce que peuvent bien être ces idées, c’est assez difficile à expliquer.

La caractéristique de ces créatures, c’est qu’elles rêvent des vieux héros germaniques, des ténèbres de la préhistoire, des haches de pierre de Ger et de boucliers ; ce sont, en réalité, les pires poltrons qu’on puisse imaginer.

Car ceux-là même qui brandissent dans tous les sens des sabres de bois, soigneusement copiés sur d’anciennes armes allemandes et qui recouvrent leur tête barbue d’une peau d’ours naturalisée, surmontée de cornes de taureau, ceux-là n’attaquent, quant au présent, qu’avec les armes de l’esprit, et s’enfuient en toute hâte dès qu’apparaît la moindre matraque communiste. La postérité ne s’avisera certainement pas de mettre en épopée leurs héroïques exploits.

J’ai trop bien appris à connaître ces gens-là pour que leur misérable comédie ne m’inspire pas le plus profond dégoût.

Leur façon d’agir sur les masses est grotesque, et le Juif a toute raison d’épargner ces comédiens « racistes » et même de les préférer aux champions du futur État allemand. Ajoutez à cela que ces hommes ont une présomption démesurée et qu’ils prétendent, malgré toutes les preuves de leur incapacité parfaite, comprendre tout mieux que personne ; ils sont une plaie pour ceux qui se battent honorablement droit devant soi et qui estiment qu’il ne suffit pas d’applaudir les actes héroïques du passé, mais qu’il convient aussi que leurs propres actions laissent à la postérité des souvenirs aussi glorieux.

Parmi tous ces gens-là, il est souvent bien difficile de distinguer ceux qui agissent par bêtise profonde ou par incapacité et ceux qui agissent pour des raisons déterminées.

C’est ainsi qu’en particulier, j’ai toujours eu le sentiment que les soi-disant réformateurs religieux – à la vieille mode allemande – n’étaient pas suscités par des puissances désirant le relèvement de notre peuple. En effet, toute leur activité s’emploie à détourner le peuple du combat commun contre l’ennemi commun qui est le Juif ; et, au lieu de le conduire à ce combat, elle l’engage dans de funestes luttes religieuses intestines. C’est justement pour cela qu’il était utile de doter le mouvement d’une force centrale pratiquant l’autorité absolue dans le commandement.

C’est par ce moyen seul qu’il était possible d’interdire toute activité à ces éléments nocifs.

Et c’est aussi pourquoi nos Assuérus racistes sont les ennemis les plus acharnés d’un mouvement caractérisé par son unité et par la rigoureuse discipline avec laquelle il est conduit.

Ce n’est pas en vain que le jeune mouvement, s’appuyant alors sur un programme défini, avait, à cet effet, employé le mot : « raciste ». Ce mot ne peut pas en effet, de par le caractère vague de la notion qu’il exprime, servir de programme à un mouvement et il ne saurait constituer un critérium sûr d’allégeance à un tel parti.

Plus cette notion est difficile à définir dans la pratique, plus elle admet d’interprétations ; plus celles-ci sont différentes, plus s’accroît aussi la possibilité de s’y rallier.

L’introduction d’une conception si mal définie, si extensible dans un si grand nombre de directions sur le terrain politique, conduirait à supprimer toute solidarité étroite de combat.

Car il n’y a pas de solidarité, si chaque individu. conserve le soin de déterminer sa croyance, et le sens de sa volonté.

Il est également honteux de voir combien de gens promènent aujourd’hui le mot « raciste » sur leur casquette, et combien de gens ont une fausse conception personnelle de cette notion. Un professeur connu, en Bavière, militant célèbre, intellectuel distingué, ayant fait maintes campagnes – également intellectuelles – contre Berlin, rapproche la notion de « raciste » de la notion de « monarchie ». Cette savante cervelle n’a oublié qu’une chose, c’est d’expliquer de plus près en quoi nos monarchies allemandes du passé sont identiques à la conception moderne de « racisme ».

Je crains bien que ce monsieur n’y arrive pas. Car on ne peut rien se représenter de moins raciste que la plupart des constitutions monarchiques. S’il en était autrement, celles-ci n’auraient jamais disparu, ou bien leur disparition prouverait que la conception universelle du raciste est fausse.

C’est ainsi que chacun parle du racisme comme il le comprend ; mais une telle multiplicité d’interprétation ne peut pas être prise comme point de départ d’un mouvement politique militant.

Je n’insisterai pas sur cette ignorance absolue de certains Jean-Baptiste annonciateurs du vingtième siècle, qui méconnaissent aussi bien le racisme que l’âme du peuple.

Elle est suffisamment démontrée par le fait que la gauche les combat par le ridicule : elle les laisse bavarder et s’en moque.

Celui qui, ici-bas, ne parvient pas à se faire haïr de ses ennemis ne me paraît guère désirable comme ami. C’est pourquoi l’amitié de ces hommes n’était pas seulement sans valeur pour notre jeune mouvement, elle lui était nuisible. Ce fut aussi la raison essentielle pour laquelle nous choisîmes d’abord le nom de « parti ». Nous étions en droit d’espérer que ce mot seul effraierait et éloignerait de nous tout l’essaim des rêveurs « racistes ». Ce fut enfin la raison pour laquelle nous nous arrêtâmes, en second lieu, à la désignation de parti ouvrier allemand national socialiste.

Notre première dénomination éloigna de nous les rêveurs de l’ancien temps, ces hommes aux mots creux, qui mettent en formules les « idées racistes » ; la deuxième nous délivra de toute la séquelle des chevaliers aux glaives « spirituels », de tous les gueux pitoyables qui tiennent leur « intellectualité » comme un bouclier devant leur corps tremblant.

Naturellement, ces derniers ne manquèrent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais seulement avec la plume, comme il fallait s’y attendre, de la part de telles oies. À vrai dire, ils ne goûtaient pas du tout notre principe : « Nous défendre par la violence contre quiconque nous attaquerait par la violence. »

Ils ne nous reprochaient pas seulement très énergiquement d’avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi de manquer de spiritualité. Que, dans une réunion populaire, un Démosthène puisse être réduit au silence par une cinquantaine d’idiots qui, hurlant et jouant des poings, ne veulent pas le laisser parler, cela ne touche nullement ces charlatans-là. Leur lâcheté congénitale ne les exposera jamais à un tel danger. Car ils ne travaillent pas dans la mêlée bruyante, mais dans le silence du cabinet.

Encore aujourd’hui, je ne saurais assez mettre en garde notre jeune mouvement contre les pièges que peuvent lui tendre ceux que nous appellerons les « travailleurs silencieux ». Ce sont non seulement des poltrons, mais des impuissants et des fainéants. Tout homme qui sait quelque chose, qui a perçu un danger, qui voit de ses yeux la possibilité de porter secours, a, que diable ! l’obligation stricte de ne pas s’y employer en silence, mais d’entrer publiquement en lice contre le mal pour le guérir. S’il ne le fait pas, il méconnaît son devoir, s’avère lamentablement faible et capitule par poltronnerie, paresse ou impuissance.

La plupart de ces « travailleurs silencieux » agissent comme s’ils savaient quelque chose... Dieu sait quoi !

Impuissants, ils cherchent à piper le monde entier avec leurs tours de passe-passe. Paresseux, ils voudraient donner l’impression de déployer, dans leur travail soi-disant silencieux, une activité énorme et assidue. En un mot, ce sont des magiciens, des meneurs politiques qui ne peuvent souffrir les efforts honorables des autres. Quand un de ces papillons de nuit « raciste » exalte la valeur du travailleur silencieux, on peut parier à mille contre un que son silence est complètement improductif, mais qu’il vole, oui, qu’il vole, le fruit du travail de quelques autres.

Ajoutez à cela l’arrogance et l’impudence présomptueuse avec laquelle cette racaille, carrément paresseuse et fuyant la lumière, s’empare du travail des autres et l’accable de critiques hautaines, vous apercevrez qu’en vérité, elle se fait complice de l’ennemi mortel de notre peuple.

N’importe quel agitateur qui a le courage, debout sur la table d’une auberge, entouré d’adversaires, de défendre virilement et ouvertement sa manière de voir, en fait plus que mille de ces individus sournois, menteurs et perfides. Il conquerra sincèrement l’un ou l’autre et l’amènera au mouvement. Son activité pourra être mesurée à l’épreuve du succès.

Tandis que ces charlatans et ces poltrons, qui vantent leur travail en sourdine, puis se cachent sous le voile d’un méprisable anonymat, ne sont absolument bons à rien à l’égard du relèvement de notre peuple, ce sont de véritables bourdons.

* * *

Au début de 1920, j’entrepris d’organiser une première assemblée véritablement grande. Ceci donna lieu à des discussions ; quelques dirigeants du parti jugeaient l’affaire par trop prématurée et son résultat douteux. La presse rouge avait commencé à s’occuper de nous et nous étions assez satisfaits d’être arrivés à exciter sa haine. Nous avions commencé à nous manifester dans d’autres réunions, comme contradicteurs. Naturellement, chacun de nous était aussitôt réduit au silence ! Et pourtant le succès était là : on apprenait à nous connaître, et à mesure qu’on nous connaissait davantage, se déchaînaient contre nous l’aversion et la fureur. Nous pouvions donc espérer recevoir, à notre première grande réunion, la visite – sur un grand pied – de nos amis du camp rouge.

Je me rendais bien compte, moi aussi, que nous risquions fort d’être démolis. Mais il fallait bien en arriver au combat et si ce n’était tout de suite, ce serait quelques mois plus tard.

Il ne dépendait que de nous d’assurer, dès le premier jour, la perpétuité de notre mouvement, en défendant notre position avec une confiance aveugle, par une lutte sans merci. Je connaissais assez bien – et ceci était capital – la mentalité du parti rouge pour savoir qu’une résistance à outrance aurait pour premier effet, non seulement d’éveiller l’attention sur nous, mais encore, de nous gagner des partisans. Il fallait donc être décidés à cette résistance.

Le premier président du parti, alors, M. Harrer, ne crut pas pouvoir adhérer à mon opinion en ce qui concernait le choix de la date ; à la suite de quoi, agissant en homme honnête et loyal, il abandonna la direction du mouvement. À sa place surgit M. Antoine Drexler. Pour moi, j’avais conservé l’organisation de la propagande et je m’y employai désormais à fond.

La date de la réunion de la première grande assemblée populaire de notre mouvement, encore inconnu, fut fixée au 24 février 1920.

J’en dirigeai personnellement les préparatifs. Ils furent très courts. D’ailleurs, tout fut monté de manière à pouvoir prendre des décisions avec la rapidité de l’éclair. Sur des questions dont la discussion aurait demandé des journées de travail, il fallait, si l’on préparait une réunion publique, prendre position en vingt-quatre heures. L’annonce de la réunion devait se faire au moyen d’affiches et de tracts rédigés dans le sens que j’ai déjà indiqué, à grands traits, en parlant de la propagande et dont voici l’essentiel : action sur la grande masse, limitation à quelques points peu nombreux constamment repris ; emploi d’un texte concis, concentré, su par cœur et procédant par formules affirmatives ; maximum d’opiniâtreté pour répandre l’idée, patience dans l’attente des résultats.

Nous choisîmes comme couleur le rouge ; c’est elle qui stimule le plus et qui devait le plus vivement indigner et exciter nos adversaires, nous faire connaître ainsi d’eux, et les obliger, bon gré mal gré, à ne plus nous oublier.

La suite montra clairement qu’il y avait collusion politique, en Bavière aussi, entre les marxistes et le parti du Centre ; ceci se manifesta par le soin que le parti populaire bavarois, qui gouvernait, mit à essayer d’affaiblir, puis de paralyser l’effet de nos affiches sur les masses ouvrières rouges. La police, ne trouvant plus d’autre moyen de s’opposer à notre propagande, s’en prit finalement à nos affiches. Elle en vint, pour plaire à ses associés rouges qui restaient silencieusement dans l’ombre et avec l’aide et à l’instigation du parti populiste soi-disant national allemand, à interdire complètement ces affiches qui avaient ramené au peuple allemand des centaines de milliers d’ouvriers égarés dans l’internationalisme.

Ces affiches qui ont été publiées en annexes dans les premières et deuxièmes éditions de ce livre, constituent le meilleur témoignage de la lutte vigoureuse que dut mener alors le jeune mouvement.

Elles montreront à la postérité le sens exact de notre volonté et la parfaite loyauté de nos intentions. Elles prouveront quel fut l’arbitraire des autorités dites nationales, lorsqu’elles se mirent en devoir d’étrangler un mouvement national qui les gênait, et par suite une récupération des grandes masses de notre peuple.

Elles contribueront également à détruire l’opinion qu’il y a en Bavière un gouvernement national ; elles établiront enfin, par leur texte même, que la Bavière nationale des années 1919 à 1923 ne fut nullement une création d’un gouvernement national, que ce fut, au contraire, le peuple qui se sentit de plus en plus conquis par l’esprit national et le gouvernement qui fut obligé de le suivre.

Les gouvernants eux-mêmes firent tout pour gêner et rendre impossibles les progrès de cet assainissement.

Il faut toutefois faire exception pour deux hommes :

Le préfet de police d’alors Ernst Pöhner et son fidèle conseiller le Oberamtmann Frick étaient les seuls hauts fonctionnaires qui déjà, à cette époque, avaient le courage d’être Allemands avant d’être fonctionnaires. Parmi les autorités responsables, E. Pöhner était celui qui recherchait le moins la popularité, mais avait le plus vif sentiment de sa responsabilité vis-à-vis du peuple auquel il appartenait ; il était prêt à tout engager et à tout sacrifier, même sa propre vie, pour la résurrection du peuple allemand qu’il aimait par-dessus tout.

Il était l’empêcheur de danser en rond pour cette catégorie de fonctionnaires qui gagnent leurs appointements à obéir aux ordres du gouvernement qui les nourrit, sans nul souci de maintenir prospère le bien national qui leur a été confié, de prendre l’intérêt de leur peuple et de travailler à son indépendance.

Avant tout, il était de ces natures qui, à la différence de la plupart des détenteurs de l’autorité dite d’État, ne craignent pas l’hostilité des traîtres au peuple et au pays, mais la recherchent, comme la plus belle parure d’un honnête homme. La haine des Juifs et des marxistes, leurs campagnes de calomnies et de mensonges, furent son unique bonheur au milieu de la misère de notre peuple.

C’était un homme d’une loyauté de granit, d’une pureté antique, d’une droiture allemande et pour qui la devise : « Plutôt la mort que l’esclavage » n’était pas qu’un mot, mais le cri de tout son être.

Lui et son collaborateur, le Dr. Frick, sont, à mes yeux, les seuls hommes ayant occupé une fonction d’État, qui puissent être considérés comme ayant participé à la création d’une nation bavaroise.

Avant l’ouverture de notre première grande assemblée, il me fallut non seulement apprêter le matériel de propagande nécessaire, mais aussi faire imprimer les directives du programme.

J’indiquerai avec plus de détails, dans la deuxième partie de ce livre, les directives que nous suivîmes plus particulièrement pour rédiger le programme. Je veux seulement préciser ici qu’il se proposa non seulement de donner au jeune mouvement sa structure et sa substance, mais aussi pour faire comprendre aux masses les buts qu’il poursuivait.

Les milieux que l’on qualifie d’éclairés ont essayé de faire de l’esprit et de railler, puis de critiquer. La justesse de notre conception d’alors a fait ressortir l’efficacité de notre programme.

J’ai vu naître depuis quelques années des douzaines de nouveaux mouvements : ils ont disparu sans laisser de trace, comme entraînés par le vent. Un seul a tenu : le parti ouvrier allemand national socialiste. Et aujourd’hui, j’ai plus que jamais la conviction, que ce parti, on peut le combattre, le paralyser, les petits ministres de parti peuvent nous interdire de parler, ils ne pourront plus empêcher la victoire de nos idées. Quand on n’arrivera même plus à se rappeler les noms des partis politiques au pouvoir aujourd’hui et de ceux qui les représentent, les bases du programme national socialiste constitueront encore les fondements d’un État naissant.

Les réunions que nous avions tenues pendant les quatre mois qui avaient précédé janvier 1920, nous avaient permis de réunir les petits moyens dont nous avions besoin pour faire imprimer notre première brochure, notre première affiche et notre programme.

Si je termine la première partie de ce livre sur notre première grande réunion, c’est parce que cette réunion rompit le cadre étroit de notre petite association et agit pour la première fois et de façon décisive sur le levier le plus puissant de notre époque, l’opinion publique. Je n’avais alors qu’un souci : la salle sera-t-elle pleine, ou faudra-t-il parler devant les bancs vides ? Je pensais dur comme pierre qu’il viendrait beaucoup de monde et que cette journée serait un grand succès. Tel était mon état d’âme en attendant impatiemment cette soirée.

La séance devait être ouverte à 7 h. 30. À 7 h. 15, quand je pénétrais dans la salle des fêtes de la Hofbraühaus sur le Platzl à Munich, je crus que mon cœur allait éclater de joie. L’énorme local – car il me paraissait encore énorme – était plein, plus que plein. Les têtes se touchaient, il y avait près de 2000 personnes. Et surtout, ceux à qui nous voulions nous adresser étaient justement ceux qui étaient venus.

Plus de la moitié de la salle paraissait occupée par des communistes ou des indépendants. Notre première grande manifestation était, à leur avis, vouée à une fin qu’ils comptaient amener rapidement.

Mais il en fut rapidement autrement. Quand le premier orateur eut terminé je pris la parole.

Quelques minutes après, c’était une grêle d’interruptions. De violentes collisions éclatèrent dans la salle. Une poignée de mes plus fidèles camarades de la guerre et d’autres partisans tombèrent sur ceux qui troublaient l’ordre et arrivèrent peu à peu à ramener un peu de calme. Je pus continuer à parler. Au bout d’une demi-heure, les applaudissements commençaient à couvrir sensiblement les cris et les rugissements.

Je passai alors au programme et je l’expliquai pour la première fois.

De quart d’heure en quart d’heure, les interruptions étaient de plus en plus dominées par les approbations. Lorsque enfin j’exposai à la foule, point par point, les 25 propositions et que je la priai de prononcer elle-même son jugement, tous ces points furent acceptés au milieu d’un enthousiasme toujours croissant, à l’unanimité, et encore, et toujours à l’unanimité, et quand le dernier point eût ainsi atteint le cœur de la masse, j’avais devant moi une salle pleine d’hommes, unis par une conviction nouvelle, une nouvelle foi, une nouvelle volonté.

Au bout de quatre heures environ, la salle commença à se vider, la foule entassée reflua vers la porte comme une rivière aux eaux lentes et tous ces hommes se serraient et se bousculaient les uns contre les autres. Et je sentis alors qu’allaient se répandre au loin, parmi le peuple allemand, les principes d’un mouvement que l’on ne pourrait plus désormais condamner à l’oubli.

Un brasier était allumé : dans sa flamme ardente se forgerait un jour le glaive qui rendra au Siegfried germanique la liberté et à la nation allemande, la vie.

Sous mes yeux, le relèvement se mettait en marche. Et je voyais en même temps la déesse de la vengeance inexorable se dresser contre le parjure du 9 novembre 1918.

La salle se vida lentement.

Le mouvement suivit son cours.

fin du tome premier

Table




  1. La maison familiale. 33

  2. Années d’études et de souffrances à Vienne. 56

  3. Considérations politiques générales touchant mon séjour à Vienne. 132

  4. Munich. 231

  5. La guerre mondiale. 282

  6. Propagande de guerre. 314

  7. La Révolution. 332

  8. Le commencement de mon activité politique. 366

  9. Le parti ouvrier allemand. 382

  10. Les causes de la débâcle. 395

  11. Le peuple et la race. 500

  12. La première phase du développement du parti ouvrier allemand national socialiste. 581

Cet ouvrage est le 1er publié

dans la collection Polémique et propagande

par la Bibliothèque électronique du Québec.

La Bibliothèque électronique du Québec

est la propriété exclusive de

Jean-Yves Dupuis.

1 La publication de ce texte a été ordonnée par arrêt de la Cour d’appel de Paris du 11 juillet 1979.

1 L’édition française est réunie en un volume.

1 N. D. T. – Schafkopf signifie imbécile, idiot ; le perdant d’un jeu de cartes allemand qui porte ce nom est gratifié lui-même de ce qualificatif.

1 Siegfried est appelé « cornu », parce que, dans la légende bien connue. il se couvrit d’une peau dure comme la corne quand il se baigna dans le sang du dragon. – S. O.

1 Schiller, Wallenstein (« Camp de Wallenstein », Chanson des cuirassiers).

1 Hitler avait dix ans quand éclata la guerre des Boërs.

1 Statue Germania, 35 mètres de haut, symbole de la domination de l’Allemagne sur la Rhénanie.

1 Rappelons que les Américains ne sont montés en ligne qu’en juillet 1918.

1 Erreur volontaire : les premiers troubles intérieurs datent de fin octobre 1918.

1 Mot de Schopenhauer.

1 Il y a dans le texte un joli jeu de mot : jeter sa gourme se dit : sich die Hörner abstoszen. Aussi Hitler dit-il « la jeune fille trouvera un Siegfried écorné » : double Witz, si l’on pense à la trompe d’argent de Siegfried (Horn).

1 Chancelier suédois, qui reprit les rênes du gouvernement à la mort de Gustave-Adolphe (1583-1664).

1 Or, nous avons vu plus haut que pour assurer la nation il fallait étendre les territoires. D’où armée de conquête.

1 Arrondissement, cercle, région.

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«légalise» à rebours de ce qu’indique la loi elle-même, par des artifices en chausse-trappes destinés à contourner la volonté contraire...

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