Et la clef de la paix








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Bonne année 2007 !

Voici les 6 chapitres attendus, bonne lecture !

HARRY POTTER

ET LA CLEF DE LA PAIX
CHAPITRE 49 : LE PROFESSEUR DILLANTIS



  • Alors ? demanda Maugrey lorsqu’ils furent de retour dans la salle de cours.

  • Ca fait trois à zéro pour Harry, annonça Neville.

  • Bien, je vous avoue que j’espérais vous occuper plus longtemps, répondit-t-il. Bravo quand même à tous les deux pour votre rapidité. Vous allez donc avancer un peu sur notre programme du jour, je comptais vous apprendre quelques maléfices Electrisants… est-ce que vous les connaissez ?

  • Non, avoua Harry.

  • Moi non plus, répondit Neville.

  • Bien, Potter, pourrais-tu aller chercher le Directeur ?

  • Euh oui, pas de problème, répondit Harry.

    Harry se rendit vers le bureau directorial, il n’avait pas encore vraiment réfléchi à propos du mystérieux professeur Dillantis. Ce serait l’occasion de le rencontrer pour savoir à quoi s’en tenir désormais.

    En arrivant devant la gargouille, il se rendit compte que le mot de passe avait probablement changé et il se demanda comment il ferait pour pouvoir rentrer.

    Et bizarrement, dès qu’il pensa à ce problème, la gargouille bougea, laissant apparaître l’escalier en colimaçon.

    Harry entra machinalement et une fois arrivé en haut, il frappa doucement contre la porte du bureau directorial.

  • Entrez ! dit la voix du professeur Dillantis.

    Harry ouvrit doucement la porte et prit un air poli pour ne pas faire mauvaise impression dès leur première rencontre.

  • Bonjour, Harry. Puis-je savoir pour quelle raison, l’honneur de ta visite, ai-je ?

  • Euh… balbutia Harry n’ayant deviné le sens de la phrase que grâce aux mots qu’elle contenait. C’est le professeur Maugrey qui veut vous voir… conclut-il maladroitement.

  • Très bien… cette après-midi, normalement, venir, je devais… mais si en avance, vous êtes, de ce cours, un grand bénéfice, vous avez dû tirer. Mais, te faire rester, je vais me permettre, cependant. Du conseil d’administration, des informations, j’ai reçues. Te remercier, nous devons tous. Grâce à toi, sauvée est l’école.

    Harry avait beaucoup de mal à comprendre, bien que le professeur Dillantis parlât lentement et clairement. En le regardant de plus près, Harry put voir qu’il avait beaucoup de choses d’anormales, sa peau était d’une couleur bizarre, presque grise et ses yeux étaient extraordinairement globuleux. Harry repensa à un article du Chicaneur sur Ombrage et il s’imagina que le professeur Dillantis devait avoir un elfe parmi ses lointains ancêtres.

    Mais il remarqua que le professeur Dillantis s’était mis à parler plus lentement et il espéra que cela n’était pas dû à cet instant de rêverie qui se serait fait voir.

  • Albus, il y a très longtemps, j’ai connu. Le revoir, j’aurais aimé, mais, impossible, c’est devenu. Loin de ce monde, pendant longtemps, j’ai erré.

    Harry se surprit lui aussi à penser que le professeur Dillantis était un extraterrestre et il se força à se concentrer à nouveau.

  • Et à mon retour, des rumeurs j’ai entendues. L’Elu, tu serais. A tout cela, rien, je n’y connais, lorsqu’ici, j’habitais, Voldemort n’était pas. Mais, sa réputation, jusqu’à mes oreilles, est parvenue. Si vraies sont les rumeurs, alors, difficile sera ta tâche. Ainsi, mon aide, dans le besoin, tu recevras.

  • Merci, répondit Harry, méfiant. Bien que le professeur Dillantis paraissait bienveillant et sincère, il préférait s’en méfier tout de même, et il demanderait l’avis d’Abelforth avant de faire quoi que ce soit avec cet homme.

  • Bien, y aller, nous devrions, le professeur Maugrey nous doit attendre.

    Mais au moment de partir, Harry remarqua la présence d’un nouveau tableau sur le mur du bureau directorial, c’était le portrait de Minerva McGonagall. Celle-ci se contentait d’observer le bureau, l’air sévère. Harry chercha également machinalement celui de Dumbledore. Un espoir formidable venait de lui apparaître à l’esprit. Il pensait qu’il pourrait lui reparler ! Comment avait-il pu ne pas y penser avant ?

    Mais malheureusement, il avait beau parcourir du regard les rangées de tableaux, celui de Dumbledore ne s’y trouvait pas. En fait, le mot « plus » était plus adapté que « pas », car Harry était certain de l’avoir vu peu après sa mort. Il se souvenait d’ailleurs même très bien d’un Dumbledore dans le tableau qui n’avait pas bougé d’un cil pendant leur discussion dans le bureau directorial.

    Le professeur Dillantis remarqua que Harry avait l’air pensif et, alors qu’il l’attendait à l’extérieur de son bureau, il lui dit :

  • Tu te demandes où est le portrait d’Albus ? c’est cela ?

  • Oui, répondit Harry.

  • Et bien moi aussi, figure-toi. A mon arrivée ici, tout de suite, lui reparler, j’ai espéré. Mais grande a été ma déception quand son absence, j’ai constatée. Mais certainement, une particularité de Dumbledore, c’est encore. N’y prêtons pas d’attention…

    Le professeur Dillantis se poussa de l’encadrement de la porte pour inviter Harry à en sortir, puis ils redescendirent vers la salle de cours de réaction face à une situation périlleuse.

    Ils ne s’échangèrent pas un mot pendant la descente à la salle de cours de réaction face à une situation périlleuse et Harry hésitait à poser des questions à propos du voyage du professeur Dillantis.

    Mais finalement, avant que Harry ne se décide, ils furent arrivés dans la salle de cours.

  • Ah ! Monsieur le Directeur, je vais avoir besoin de votre aide dès maintenant, les élèves ont des niveaux très inégaux, grogna Maugrey en le voyant se présenter dans l’entrée de la salle. Certains sont en avance et il va falloir qu’ils en profitent pour apprendre d’autres choses !

  • Très bien, professeur, grande est ma joie de pouvoir enseigner dès maintenant. Un beau métier, est l’enseignement, que la force soit avec nous !

    Tous les élèves s’étaient arrêtés de travailler et regardaient le nouveau Directeur en murmurant. Cela n’échappa pas à Maugrey :

  • Mr Thomas et Mr Finnigan, plutôt que de rire, vous allez dans la sale à côté et vous faites un duel en trois manches, celui qui perd fait un tour dans la salle des Détraqueurs ! aboya Maugrey d’une voix forte.

  • Des méthodes très efficaces, vous avez, remarqua le professeur Dillantis.

  • Ouais, en effet, efficace il faut être… euh je voulais dire qu’il faut être efficace. Donc, Mr Potter et Mr Londubat sont prêts, Miss Granger devrait arriver mais elle souhaite encore aider Mr Weasley. Je pensais leur faire apprendre quelques sortilèges supplémentaires, des maléfices Electrisants par exemple. C’est urgent car en général ils ne connaissent que le sortilège de Stupéfixion et le Charme du Bouclier. Heureusement que les Mangemorts qu’ils ont en face d’eux sont de vrais incapables car on aurait des morts plus souvent sinon. Le pire est qu’ils ne savent même pas repousser un Détraqueur, c’est assez surprenant quand on voit à quel point Voldemort les utilise. Heureusement, Rosy s’est empressée de leur apprendre ce sortilège plutôt que de commencer par les révisions comme prévu. Mais au niveau de l’application, c’est assez catastrophique, on va leur faire travailler ça à chaque cours maintenant.

  • C’est une judicieuse idée, mais en main je vais les prendre. Quelques sortilèges intéressants, je connais.

  • Ben je vous les laisse, je vais m’occuper du reste de la classe, vous avez le balcon là-haut, expliqua Maugrey dans un grognement, son œil magique pivotant férocement pour observer à tour de rôle chaque élève pour s’assurer qu’ils ne discutaient pas entre eux.

  • Professeur Maugrey, je vous remercie. Allons-y.

    Le professeur Dillantis monta rapidement l’escalier malgré ses petites jambes.

  • Que diriez-vous du Bouclier des Points ?

  • Euh… se contentèrent de répondre Neville et Harry en même temps.

  • D’accord, des explications, je vais vous fournir. Que vous ne connaissiez pas ce Bouclier, il est très probable, en effet. Le Bouclier des Points est un bouclier très particulier puisque les métamorphoses, il touche. Certains sortilèges il permet d’annuler. Son fonctionnement, en théorie, est simple. En renfermant les sortilèges sur eux-mêmes, il agit, jusqu’à les réduire à des infimes points. Au Kilimandjaro, je l’ai découvert, la plus petite communauté magique s’y trouve. Un des plus puissants sorciers, j’y ai rencontré. Et des techniques puissantes, il m’a enseignées. Allons-y avec notre Bouclier des points. Que vous le réussissiez, je doute fort… cependant, une démonstration, je vais vous faire. Envoyez-moi un sortilège, Mr Potter.

    Le professeur Dillantis se recula un peu et se plaça face à Harry.

  • Allez-y, dit-il.

  • Euh… stupéfix !

    Le professeur Dillantis avait levé sa baguette lentement et il l’agita doucement en voyant l’éclair rouge s’approcher de lui. Au fur et à mesure qu’il s’approchait de lui, l’éclair perdait en intensité mais aussi en vitesse. On aurait dit qu’il se condensait en petits points de lumière rouge qui se réduisaient de plus en plus, dans un léger crépitement.

    Finalement, en quelques secondes, il ne restait plus rien de l’éclair de Stupéfixion.

  • Souhaitez-vous essayer immédiatement ? demanda le professeur Dillantis ?

  • Oui, répondit Harry.

  • Hum… si vous voulez, répondit le professeur Dillantis sur un ton amusé.

  • Y-a-t-il une incantation ? demanda Harry.

  • Ah oui, l’incantation est kolokonem puntis. Les choses, ça devrait vous faciliter, la première fois. Mr… ? demanda-t-il en se tournant vers Neville.

  • Londubat, Neville Londubat ! répondit maladroitement Neville.

  • Bien Mr Londubat, un sortilège sur Mr Potter, vous allez lancer, basique tout d’abord. Espacez-vous un peu…

    Il poussa Harry de manière à ce qu’il soit à environ cinq mètres de Neville.

  • Alors… la baguette, légèrement onduler il faut faire… Au fur et à mesure que le sortilège de vous, s’approche. D’affecter l’intégralité du sortilège, cela permet, et les risques sont annulés. Avec souplesse, avec souplesse, sinon le Bouclier que partiellement ne réussira. Un premier essai, vous allez faire…

    Il se tut et les observa tour à tour, tournant lentement sa petite tête autour de son large de cou. Cela signifiait qu’ils devaient commencer.

  • Stupéfix ! envoya Neville.

    L’éclair rouge arrivait vers Harry et celui-ci préféra réaliser le Bouclier en prononçant l’incantation pour une première fois.

  • Kolokonem puntis ! dit-il en essayant de faire onduler avec souplesse sa baguette.

    Mais ce n’était pas évident, il avait plutôt l’habitude de la tenir le plus fermement possible et il fit finalement un mouvement grossier du poignet.

    Mais le sortilège continuait tout droit, Harry pensait qu’il allait s’atténuer plus tard mais il dut se rendre compte rapidement qu’il était trop tard, il était même trop tard pour réaliser le Charme du Bouclier.

    Quelques fractions de secondes plus tard, il était allongé par terre, après avoir violemment heurté le sol. Le professeur Dillantis le ranima rapidement.

  • En effet, c’est très difficile, une vision particulière du sortilège, il faut avoir, et le mouvement y est pour beaucoup. Cependant, le plus important pour le moment, ce n’est pas, car le sortilège, affecté, ne l’a point été. L’effet lui-même, il nous faut d’abord travailler. De vous imaginer ce que vous faites, il vous fait essayer, un sortilège, par l’incantation ne se fait pas tout seul. Volonté et détermination sont plus importants. Un outil, est l’incantation. De lancer le sortilège il permet, mais le réaliser, il faut ensuite. Nous allons recommencer encore plusieurs fois avant d’échanger les rôles. Notre temps, nous avons.

    Neville recommença et envoya un autre éclair de Stupéfixion vers Harry.

    Après avoir lancé l’incantation, il pensa fortement à l’effet qu’il voulait voir mais encore une fois, il dut se contenter de se laisser stupéfixer.

  • Pas assez précis, j’ai probablement été, reprit le professeur Dillantis après avoir relevé Harry. Le travail principal sur la cible et la direction, porte. Chaque infime partie du sortilège, vers une autre il faut la dévier, afin que l’effet soit annulé. Essayez à nouveau en pensant à cela, vous réussirez mieux.

    Ils recommencèrent l’exercice, Harry fut encore une fois stupéfixé, mais il avait au moins l’impression d’avoir été un peu plus efficace, il avait l’impression que sur la fin, l’éclair avait un peu ralenti.

  • Hum, un peu mieux c’était il me semble, l’éclair était affecté mais plus fort il était. Visualiser une nouvelle fois, il vous faut, à mon avis, Mr Londubat, un autre sortilège, me lancer, pourriez-vous ?

    Harry observa attentivement une nouvelle fois le sortilège. Il remarqua aussi que le professeur Dillantis ne tenait sa baguette qu’avec deux doigts.

  • Vous avez observé ? Je crois que vous allez mieux voir ce qu’il faut faire. Recommençons.

    Ce quatrième essai ne fut pas meilleur que le précédent mais au moins le progrès était confirmé.

  • Ca va venir, concentrez-vous bien…

    Harry essaya à nouveau, il prit bien soin de garder à l’esprit son objectif et d’y consacrer toute sa détermination.

    Le progrès était encore plus visible, le sortilège s’était considérablement réduit avant de le heurter et il n’avait été stupéfixé qu’à moitié, il avait toujours le contrôle de ses jambes.

  • Très bien, c’est encourageant. Méditer cela, il vous faut. Pour cela, inverser, nous allons. Mr Londubat, maintenant, vous allez essayer.

    Malgré une très bonne volonté de sa part, Neville avait un peu plus de difficultés à progresser mais il persévérait et après une vingtaine d’essais, il en était arrivé à un niveau légèrement supérieur à celui de Harry.

    Ainsi, le professeur Dillantis leur fit à nouveau inverser les rôles et il demanda cette fois-ci à Harry de travailler le mouvement de sa baguette.

    Ils commencèrent par le faire d’abord sans envoyer le sortilège et cela n’était qu’une question d’entraînement. Il fallait faire onduler légèrement le poignet, mais tout de même assez rapidement, tout en le faisant légèrement tournoyer, et en ne tenant la baguette que du bout des doigts, afin qu’elle ait un mouvement gracieux.

    Le premier essai fut assez catastrophique mais le professeur Dillantis n’en tint pas compte.

  • C’est compréhensible, la reprise est toujours difficile, cependant, rapide est le retour...

    Et en effet, dès le second essai, l’amélioration était notable, l’éclair s’était considérablement diminué et Harry était certain que le prochain essai serait le bon.

    D’ailleurs, Dillantis n’avait rien dit et s’était contenté de lui faire signe de recommencer.

    Il se concentra bien et appliqua toutes les consignes qui lui avaient été données.

    Et en effet, pour la première fois, l’éclair fut arrêté en produisant un crépitement tel qu’il l’avait fait lorsque c’était le professeur Dillantis qui avait stoppé le sortilège de Neville.

  • Très bien, tenter d’augmenter la puissance, nous allons immédiatement.

    Harry recommença, voulant réussir rapidement ce sortilège qui, comme beaucoup d’autres, lui serait probablement très utile un jour.

    Encore une fois, l’éclair fut ralenti, puis se replia sur lui-même en un crépitement.

  • Impeccable, changer de sortilège, cependant, serait une bonne idée. Le sortilège que je vais utiliser, une surprise, sera. Cependant, vous en soucier, il ne faudra pas. Vous devez faire ce Bouclier indépendamment du sortilège qui vous est envoyé. Etes-vous prêt ?

  • Oui, allez-y, répondit Harry, un peu énervé par la lenteur du discours de Dillantis.

  • Très bien, concentrez-vous pour que toute la force soit avec vous.

    Harry se recula un peu et Dillantis agita sa baguette pour lui envoyer un sortilège. Une sorte de longue goutte de liquide visqueux de couleur verte apparut au bout de sa baguette. La goutte s’allongea comme un gros élastique et fusa vers Harry.

    Celui-ci n’y fit pas attention et accomplit son sortilège sans ciller.

    Des sortes de fines bulles d’air, de plus en plus épaisses, apparurent dans le liquide, comme le rongeant de l’intérieur. Mais cette fois-ci, le crépitement semblait absorbé. Ce n’était pas important puisque le sortilège avait fonctionné et qu’il ne restait plus rien du liquide vert qui s’était rétracté dans la baguette du professeur Dillantis.

  • Hum, très bien, votre entraînement, pour aujourd’hui, est terminé. Le Bouclier des Points, quand vous en aurez besoin, vous saurez le faire. Mr Londubat, vous allez à nouveau pratiquer, vous n’étiez pas loin de réussir tout à l’heure.

    Ce fut donc à nouveau au tour de Neville de pratiquer et sa bonne volonté fut la raison de son succès. Il réussit très bien lui aussi à repousser totalement l’éclair de Stupéfixion que Harry lui avait envoyé.

    Le professeur Dillantis lui fit donc essayer sur le même sortilège qu’il avait envoyé sur Harry.

    Neville réussit très bien lui aussi à se concentrer sur son Bouclier et à repousser le sortilège qui l’attaquait.

  • Très bien, ce qu’en pense le professeur Maugrey, nous devons savoir avant de continuer.

    Dillantis descendit dans l’arène où Maugrey était en train d’expliquer quelque chose à un petit groupe d’élèves dont Ron et Hermione faisaient partie.

  • Le Bouclier des Points, ils connaissent, annonça le professeur Dillantis.

  • Ah, très bien, mais il leur faut aussi un peu d’attaque, aboya Maugrey, la défense ne suffit pas ! Bien, professeur Dillantis, pourriez-vous vous occuper de l’autre partie de la classe, ils s’entraînent à des sortilèges Electrisants simples, de temps à autres, vous les envoyez par paires faire des duels en trois manches dans la salle d’à côté, je m’occupe ici des gros maléfices Electrisants.

  • Très bien…

  • Potter, Londubat ! vous venez avec moi ! grogna Maugrey voyant que Neville et Harry attendaient derrière le professeur Dillantis.

    Ils se placèrent à nouveau tous en demi-cercle face à Maugrey et celui-ci reprit son discours.

  • Je disais que le maléfice Electrisant d’Arrhénius ne fonctionne pas de la même façon que les petits sortilèges que vous avez appris, il paralyse beaucoup plus longuement et il est beaucoup plus difficile à annuler. Car il n’agit pas que sur votre corps ! il modifie, il envoûte votre Magie la plus profonde, il la trompe et vous en perdez tous sens de l’orientation, vous devenez comme une larve ! L’effet est comparable à celui du Baiser du Détraqueur, ce que je vous apprend là n’est pas de la rigolade, le temps où vous vous contentez d’agiter comme des clowns votre baguette est révolu ! Votre baguette est une arme… et les Mangemorts en sont aussi dotés. VIGILANCE CONSTANTE ! vous devrez attaquer, mais aussi être prêts à éviter d’être attaqués, je vais commencer par vous apprendre le maléfice, mais il faudra aussi savoir s’en protéger… attendez moi là et ne bougez pas sinon vous serez le premier sur qui je vais en faire la démonstration.

    Maugrey partit dans la pièce à côté en montant l’escalier avec difficultés.

    Après quelques instants durant lesquels personne n’avait osé bouger d’un pouce, il revint avec une cage qui contenait plusieurs lutins de Cornouaille.

  • L’avantage de ce château est qu’il y a de ces pestes partout, et que l’on a toujours de quoi pratiquer. Il suffit d’aller faire un tour dans les cachots. Bref, il y en a largement un chacun… Alors ! à propos du maléfice Electrisant d’Arrhénius, vous devez en connaître l’incantation : zigzek’arhnius. Si vous voulez réussir ce sortilège, il faut tenir fortement la baguette, car les vibrations pourraient vous la faire lâcher, ça peut être dangereux, car le sortilège reviendrait sur vous. L’essentiel est donc de résister quelques secondes, car la baguette va se lier naturellement avec votre main ensuite. Le début reste le plus dur, mais ça ne sera un problème que durant nos entraînements, car nous ne sommes pas réellement en conditions… mais sachez que demain vous le serez, et encore plus si vous vous trouvez face à un Mangemort ou à des créatures des Ténèbres. Quitte à mourir, il faut le faire avec courage, si vous lâchez votre baguette, vous abandonnez…

    Maugrey avait le don de terrifier les élèves qui l’écoutaient comme si il y avait un Mangemort derrière la porte de la salle ; et plutôt que de retenir les instructions, les élèves avaient retenu les mots « dangereux », « Mangemort », « créatures des Ténèbres », « mourir » de son discours.

  • Allez, c’est parti, je vais vous montrer une fois… vigilance constante.

    Il ouvrit la cage d’un brusque geste de baguette magique et la laissa ouverte le temps qu’il fallait pour ne laisser sortir qu’un seul lutin.

    Celui-ci s’envola au milieu de la pièce et observa toutes les personnes qui étaient face à lui, ne sachant pas trop qui attaquer.

    Mais Maugrey ne lui avait pas laissé le temps de terminer sa réflexion.

  • Zigzek’arhnius ! s’était-il écrié, en pointant son bras et sa baguette vers le lutin de Cornouaille.

    Plusieurs fins éclairs verts en sortirent. Certains s’étaient enroulés autour du bras de Maugrey en crépitant et on aurait dit que celui-ci luttait pour tenir sa baguette qui vibrait fortement. Il était presque lui-même entièrement secoué de tremblements.

    Mais le maléfice avait aussi fait son effet et d’autres éclairs plus fins avaient jailli du bout de sa baguette à la manière d’un jet d’eau, avant de se rassembler et de fuser sur le lutin.

    Etant donné la largeur de l’éclair, il ne put l’esquiver, malgré son agilité.

    Il y eut un bruit de choc étouffé et le lutin disparut sous les éclairs pendant quelques secondes, avant de tomber inanimé au sol, complètement décoloré.

    Les autres élèves n’avaient pas pu s’empêcher de regarder à cause du puissant éclat de lumière qui avait envahi la salle et avaient arrêté leurs exercices.

  • Travaillez ! vous autres ! grogna Maugrey, les regardant avec un air menaçant.

    Ils retournèrent tous immédiatement à leur exercice et Maugrey enchaîna son cours.

  • Bien, vous voyez que c’est fort, si vous ne tenez pas bien votre baguette, vous êtes comme lui ! dit-il en montrant le corps du lutin.

    Tous suivirent le mouvement de son bras pour regarder le corps du lutin qui était étalé dans la poussière, sur le dos.

  • Ca fait réfléchir, continua Maugrey, donc concentrez-vous et ne vous laissez pas distraire, vous allez commencer à pratiquer mais on va avoir besoin de cibles… Même si je n’attends aucun résultat pour votre premier essai, vous n’allez quand même pas le pratiquer sur vous-même car si vous devez mourir, autant le faire pendant l’épreuve de demain… on va descendre dans la cave de la salle. Suivez-moi en silence.

    Maugrey monta les escaliers sur la gauche de la salle, avec son habituel pas claudiquant. Il entra dans la pièce à côté, et la présence des Détraqueurs s’était faite sentir à peine il avait ouvert la porte. Mais ils ne risquaient rien car ceux-ci étaient enfermés dans des cages.

    Ils longèrent le mur de gauche et allèrent jusqu’au fond de la salle qui était immense.

    Un escalier étroit descendait et ils l’empruntèrent, suivant Maugrey qui marchait vite néanmoins.

    L’escalier était bas et ils devaient se baisser pour ne pas heurter la tête contre le plafond.

    Enfin, la pièce sur laquelle ils arrivèrent ressemblait à une sorte d’étable, il y avait des grandes cages en bois qui contenaient des créatures que l’on ne pouvait voir mais qui ne cessaient de s’agiter et de grogner.

    Tout au fond de la pièce, il y avait les trois portes en bois qui donnaient sur l’arène de la salle de classe. Maugrey longea le mur de droite et passa sous une petite arche qui donnait sur un couloir très sombre et étroit. Ils passaient en fait juste en dessous de l’entrée de la salle et du chemin qui menait au tableau.

    Ils continuèrent encore sur une vingtaine de mètres avant de rencontrer une seconde arche qui donnait sur une salle semblable à celle où étaient enfermées les créatures qu’utilisait Maugrey.

    Il y avait dans cette salle toutes sortes de plantes entassées contre le mur du fond, dont certaines étaient bien connues.

    Avec sa baguette, il fit sortir du lot des petits arbustes d’un mètre de haut, à l’allure de cyprès mais qui semblaient bizarrement beaucoup moins inoffensifs.

    Maugrey les plaça contre le mur de gauche, espacés d’un mètre chacun.

  • Bien, vous allez lancer le maléfice Electrisant d’Arrhénius dessus, et surtout vous ne vous approchez pas, c’est OK ?

    Personne n’avait de toutes façons l’intention de s’approcher des cactus, ils avaient acquis l’expérience qu’il ne fallait mieux pas toucher ce que Maugrey leur montrait.

  • Bien, rappelez-vous que vous ne devez pas lâcher votre baguette, et restez bien stables sur vos pieds pour ne pas envoyer le sortilège n’importe où. Vous commencez par un essai et puis vous attendez que tout le monde ait terminé. Allez-y !

  • Zigzek’arhnius !

    Tous avaient lancé le sortilège en même temps, sans grande réussite.

    On avait pourtant vu quelques éclairs crépiter au bout des baguettes, mais l’effet produit n’était pas l’effet attendu.

    La baguette de Neville avait soudain fusé droit devant lui et s’était plantée dans le cactus, faisant gicler un jet de pus de couleur rouge.

    D’autres s’étaient en partie envoyés le sortilège sur eux-mêmes, mais ce n’était pas très dangereux puisqu’ils n’avaient produit que des sortilèges de faible intensité.

    La baguette d’Harry, elle, n’avait même pas produit une étincelle ni celle d’Hermione.

    Maugrey semblait un peu déçu de la contre-performance d’Harry et s’approcha.

  • C’est vrai que je ne vous ai pas expliqué le fonctionnement du sortilège basique, vous n’auriez pas pu réussir, grogna-t-il. Londubat et Potter, je vais vous expliquer mais attendez deux minutes.

    Avec sa baguette, il produisit une grosse détonation pour ramener le silence.

  • C’était lamentable, n’oubliez pas que vous devez expulser le sortilège, car sinon il va sur vous, il s’agrippe à la première chose qu’il trouve, donc si vous n’avez pas suffisamment de force pour le repousser, il va se fixer à vous et là c’est fini ! Recommencez !

    Il se retourna vers Neville et Harry.

  • Bon, ce n’est pas si compliqué que ça en fait, mais il faut quand même savoir les bases. Vous l’avez entendu, il faut réussir à expulser le sortilège, mais avant tout, il faut puiser les pouvoirs au fond de vous-mêmes, ce n’est pas seulement la baguette et l’incantation comme pour un grand nombre de sortilèges qui vont les chercher, elle se contente de les transformer. Il faut d’abord arriver à sentir les pouvoirs électriques de la Magie. Car la Magie n’est pas que Magie, elle est un ensemble de forces différentes qui se rassemblent et qui agissent les unes sur les autres, et le meilleur sorcier est celui qui sait les distinguer. Vous allez commencer par faire un des sortilèges électrisants basiques pour voir si vous avez compris, après avoir fait tout ce que je viens de vous dire, vous utiliserez l’incantation zigzek’polonium qui correspond au sortilège Electrisant Polonisant.

  • Euh, comment je récupère ma baguette ? demanda Neville ne voulant pas trop s’approcher du cactus.

  • Ne soyez pas idiot Mr Londubat, vous avez une baguette alors servez-vous-en ! Vous connaissez le sortilège d’Attraction ?

  • Oui mais je n’ai pas de baguette pour le faire…

  • Et bien demandez à Potter de vous le faire !

  • Oui, accio baguette ! dit Harry.

    La baguette fut arrachée du cactus et le liquide rouge se mit à couler de plus belle.

    Harry essaya de se représenter la Magie électrique et de la rassembler, il s’imaginer des sortes de petites éclairs bleus qu’il prenait en chaque point de son corps et qu’il faisait converger jusque vers sa baguette magique, de plus en plus épais.

  • Zigzek’polonium ! dit-il lorsqu’il eut l’impression d’avoir accumulé suffisamment de force.

    Un gros éclair bleu apparut au bout de sa baguette et il ressentit comme une forte décharge, il se souvint alors qu’il fallait le repousser et il essaya tant bien que mal, conscient qu’il avait trop attendu pour le faire.

    Cependant, il réussit quand même à envoyer l’éclair vers le cactus qui se mit à envoyer des épines partout en le recevant avant de se recroqueviller, ne ressemblant plus qu’à une grosse verrue.

  • Bien Potter, tu peux passer à celui d’Arrhénius. Londubat, on va recommencer, tout est question de concentration. Bien, vous pouvez tous recommencer encore une fois, c’est toujours aussi lamentable, si vous n’appliquez pas ce que je vous dit ça ne marchera pas ! aboya-t-il. Allez-y !

  • Zigzek’arhnius ! s’écrièrent tous les élèves après s’être concentrés sur la première étape.

    Il y eut encore une fois peu de résultat pour la majorité. Certains avaient réussi à faire apparaître quelques éclairs, les autres n’avaient absolument rien produit.

    Harry, lui, n’avait toujours pas lancé le sortilège, il avait rassemblé de plus en plus la force électrique de la Magie.

    Mais il était agité tout entier de tremblements, et il avait l’impression qu’il allait se désintégrer s’il continuait. C’est pourquoi il ne poursuivit pas et relâcha le sortilège.

    Il oublia d’utiliser sa baguette, trop concentré sur le fait d’expulser le sortilège.

    Le sortilège fonctionna quand même, mais ce ne furent pas de fins éclairs verts qui avaient jailli de lui, mais un véritable amas.

    Il avait foncé vers l’ensemble du mur d’en face, détruisant tous les cactus qui avaient fini par exploser.

    Maugrey s’était retourné et tous les élèves s’étaient reculés le plus possible pour ne pas recevoir les épines qui s’étaient enflammées et qui fusaient vers eux.

  • Pas mal, bizarre que ce n’était pas bien dirigé… on va recommencer une fois, concentre-toi sur la direction. Euh… il n’y a plus de plantes…

    Il s’approcha des cactus calcinés, il ne pourrait pas le faire revivre donc il fit apparaître un Filet du Diable contre le mur d’en face.

    Harry se concentra à nouveau et canalisa sa magie électrique vers sa baguette. Il ne l’oublia pas cette fois et ne se contenta pas de l’expulser, il la dirigea.

    Des éclairs verts crépitaient autour de sa baguette et de son bras, alors qu’un autre énorme fusait droit vers la plante.

    Les éclairs coururent le long de ses branches et de ses lianes qui émettaient un bruit d’eau qui s’évapore.

    Enfin, la plante tomba au sol, complètement amorphe, laissant se dégager de la fumée nauséabonde.

  • Très bien, ça vous fait vingt points pour Gryffondor, je pense que vous pouvez aller chercher le professeur Dillantis pour qu’il amène les autres, on va tous s’entraîner à ça car c’est important.

    Harry remonta dans la salle en haut, les élèves étaient en train de lancer le sortilège Electrisant Polonisant sur des lutins de Cornouaille.

  • Professeur, Maugrey voudrait que tout le monde descende…

  • Très bien, descendre, nous allons, dit le professeur Dillantis aux élèves.

    Ils descendirent et Maugrey avait remplacé les plantes sur lesquelles ils s’entraînaient par des sortes de petits palmiers aux feuilles noires.

  • Potter, tu vas t’entraîner avec le Directeur, ça sera du bonus pour demain, il ne servira à rien de vous avancer sur le reste puisqu’on le fera cette après-midi.

    Le professeur Dillantis remonta suivi de Harry, dans la salle de cours.

    Il fit apparaître deux tables et deux chaises très confortables face à face. Ils s’assirent tous les deux.

  • Et bien, impressionnant est ce que tu fais. Voyager, tu devrais, car différente est la Magie d’ailleurs. T’apprendre quelques spécialités de la communauté du Khâli, je vais.

  • De quoi ? demanda Harry.

  • La communauté du Khâli, dans l’Himalaya se trouve. Une Magie différente, ils connaissent. Un bracelet magique, ils utilisent, mais pas de baguette. En voici un.

    Le professeur Dillantis lui tendit sa petite main.

    Il y avait dedans un simple bracelet constitué de grosses perles noires et blanches, enfilées sur un lacet tressé de couleur grise.

  • A votre poignet, il faut le mettre, pas celui de ta baguette, dit-il. De nouveaux sortilèges, tu pourras réaliser.

    Harry prit le bracelet et le mis à son poignet gauche, un peu sceptique quant à son efficacité. Il aurait volontiers cru que ce n’était qu’un objet issu du magasin de Fred et George si c’était quelqu’un d’autre que le Directeur même de l’école qui le lui tendait.

    A peine il mit le bracelet, celui-ci se resserra de manière à se mettre à la taille de son maigre poignet. Instantanément, il sentit une force qu’il ne connaissait pas se répandre dans tout son corps.

  • La Magie que contient se bracelet est issue d’un poil de Licorne des Neiges, une créature qui possède de grands pouvoirs. Aucune incantation, cette magie ne nécessite, c’est uniquement la détermination qui peut faire quelque chose. On va voir si vous y arrivez, essayez par exemple de faire léviter ce verre.

    Il fit apparaître un verre sur la table devant lui.

    Harry regarda le verre et rangea sa baguette magique dans la poche de sa robe. Il ne voyait pas bien comment il arriverait à faire léviter ce verre sans prononcer aucune incantation.

    Il avait certes déjà réussi à ne pas utiliser sa baguette, mais c’était totalement différent, il ne devait pas ici effectuer de sortilège particulier, et il pensa involontairement à l’incantation « wingardium leviosa ».

    Finalement, le verre explosa violemment, ce qui ne surprit pas du tout le professeur Dillantis.

  • C’est normal, la première fois, c’est toujours difficile, le sortilège de Lévitation, tu as dû t’imaginer. Mais très différent, la Magie du Khâli, est. Aucun sortilège, tu ne dois faire, cette Magie est plus directe, l’effet directement, on peut produire. Recommence.

    Il fit apparaître un autre verre.

    Harry réfléchit à ce que venait de lui dire le professeur Dillantis, ce n’était pas difficile à comprendre, c’était comme ne pas utiliser de baguette, il ne fallait pas même utiliser de sortilège, mais uniquement penser à ce qu’il voulait faire.

    C’est ce qu’il fit, il s’imagina qu’il faisait voler le verre. Mais se rendit compte que finalement il n’avait pas bougé.

    Il recommença, conscient que s’il n’essayait pas de transmettre au verre ce qu’il s’imaginait, il ne pourrait pas réussir.

    Il était en train de s’imaginer que le verre avait soudain eu des ailes, et qu’il le faisait s’envoler.

    Le verre se fracassa contre la table, mais cette fois il avait réussi, c’était seulement qu’il avait stoppé le sortilège alors que le verre flottait à un mètre au-dessus de la table.

  • Bravo, dit le professeur Dillantis. Cependant, il ne me semble pas que nécessaires, étaient les ailes. T’en passer, tu pourrais facilement, si le mécanisme, tu as compris.

  • Oui, répondit Harry, il faut que je le force à s’élever dans les airs, mais sans penser qu’il a des ailes.

  • Tout à fait, je vois que le lien, tu as assimilé, entre Magie du Khâli, et pensée. Mais extrêmement prudent tu dois être, car tu vois que tout ce que tu veux, tu peux faire, en connaissant cette Magie.

  • Est-ce que l’on peut tuer quelqu’un rien qu’en le pensant ? demanda Harry d’une voix un peu hésitante.

  • Oui, répondit le professeur Dillantis laconiquement.

  • Oh ! dit Harry horrifié. Il ne faut pas que Voldemort apprenne ça ! s’exclama-t-il.

  • Qu’il l’apprenne, il n’y a aucune raison. Qu’il ne s’intéresse pas à ce genre de Magies-là, je pense. La Magie Noire, il doit préférer, et le Khâli, il ne doit pas connaître.

  • Est-ce vraiment utile de connaître cette Magie ? demanda Harry. Je veux dire, ce ne serait pas mieux d’apprendre des sortilèges plus puissants à la place.

  • Une simple démonstration, c’était, expliqua le professeur Dillantis, mais pour devenir plus fort, d’autres Magies il te faudra connaître, que la force soit avec toi !

  • Merci, répondit Harry.

  • A la Magie classique, nous allons revenir, je pense qu’utile, te sera le sortilège de Vieillissement. Très difficile, il est, mais si tu le réussis, intéressant, ce sera, car tout tu pourras faire vieillir.

  • Comment ça, vieillir ? demanda Harry.

  • Par exemple, l’aspect du mur quelques temps après, tu obtiendras, si tu le lances sur un mur, identique à son évolution naturelle. Cependant, son apprentissage est difficile, et d’un certain nombre de lemmes, tu auras probablement besoin.

  • Qu’est-ce qu’un lemme ? demanda Harry.

  • Un lemme est un sortilège sans utilité propre. Ceux que tu vas utiliser, le sortilège de Vieillissement, te permettront de mieux comprendre. Le fonctionnement du sortilège, il est en fait difficile de comprendre, car des sortilèges appréhendables, ce ne sont pas : ils sont abstraits. Le lemme de Heine, tu vas d’abord apprendre, car son utilité est grande. Pour beaucoup de sortilèges, il te servira. Très ancien, est ce lemme : c’est Heine qui, son utilisation qu’aujourd’hui on lui connaît, en 1847, a proposée. Le sortilège d’Oscillation Harmonique Temporelle, on l’appelle également, mais comme je te l’ai dit, il n’a aucune utilité. La formule est sinus temporis. Lance-le d’abord dans le vide, ou plutôt sur moi, ce sera mieux.

    Harry se demandait quel serait l’effet de ce sortilège s’il ne servait à rien. Il s’attendait en fait à ce que rien ne se passe.

  • Sinus temporis ! dit-il, sa baguette pointée vers le professeur Dillantis.

    Mais à sa grande surprise, il se produisit des choses très bizarres. Il voyait le professeur Dillantis comme découpé en bandelettes déformées le balayant. Les derniers mots qu’il avait dits résonnaient en échos, dans un ordre inversé.

  • Très bien, réussi, est ce lemme, une grande période qui signifie une grande sagesse, félicitations.

    Harry ne comprit pas la dernière phrase mais ne chercha pas à comprendre plus car son objectif principal était de réussir le sortilège.

  • En fait, autour de l’instant présent, tu viens de faire osciller le temps. Tout a été décalé un instant. Un autre lemme, tu vas donc tenter, le second lemme de Heine, autrement appelé sortilège d’Inductance Temporelle. La formule est cette fois-ci imbobinem temporis.

    Harry se contenta encore une fois d’appliquer la formule que venait de lui donner le professeur Dillantis sans réfléchir.

  • Imbobinem temporis !

    Cette fois, l’impression que rien n’allait se passer n’était pas fausse. Le sortilège n’avait même pas provoqué le moindre mouvement d’air.

  • C’est un échec, dit le professeur Dillantis. De manière chaotique, tout aurait dû se brouiller, normalement. Tu peux recommencer.

  • Imbobinem temporis ! recommença Harry après s’être concentré à nouveau sur le sortilège.

    Il y eut cette fois une légère perturbation entre le professeur Dillantis, mais rien qui n’eût satisfait ce dernier.

    Il recommença ainsi cinq ou six fois avant que le professeur Dillantis ne se gratte la barbe en réfléchissant.

    Lorsque Harry avait fait le sortilège, il y avait eu un gros flou entre les deux, et Harry avait entendu les paroles qu’avait volontairement dites le professeur Dillantis lorsqu’il avait effectué le sortilège, complètement en désordre et décalées.

    Finalement, ce dernier avait dit :

  • Ca semble bon, une déformation temporelle en fonction du milieu, crée ce sortilège, ce qui explique ce flou. Le sortilège de Vieillissement, on va pouvoir essayer, alors. Je crois qu’après ces deux lemmes, l’impact du temps sur les perceptions, il est plus facile de se représenter. Le sortilège de Vieillissement, il te sera plus facile de faire, la formule est evolus temporis, commencer dès maintenant sur cette table, vous allez.

    Le professeur Dillantis lui montra la table sur laquelle il devait lancer le sortilège.

    Harry se recula un peu, pas très rassuré par ce sortilège de Vieillissement.

  • Evolus temporis ! dit-il.

    Il se passa quelque chose d’après le mouvement d’air que l’on put sentir, mais il était clair que ce n’était pas l’effet recherché puisque la table s’était enflammée.

    Le professeur Dillantis s’empressa d’éteindre les flammes pour sauver la table.

    Elle était complètement brûlée sur sa surface mais tenait encore ce qui suffisait pour pratiquer le sortilège de Vieillissement.

    Il ne restait que peu de temps avant le repas et il était clair qu’Harry n’arriverait pas à réussir le sortilège au vu de ses quelques essais catastrophiques mais il s’entraîna de manière intensive pendant la dernière demi-heure.

    Finalement, Harry avait réussi à faire vieillir très légèrement la table lors de son dernier essai, et le professeur Dillantis avait dit que cela suffisait pour aujourd’hui, et qu’il serait préférable de faire une pause dans l’apprentissage de ce sortilège.

  • A quoi va-t-il servir ? demanda Harry.

  • Des applications diverses, il a, expliqua Dillantis. Mais il te servira plutôt pour te cacher où tu veux, je pense, tu peux par exemple, pour qu’il ne devienne plus que poussière, faire apparaître une ouverture dans ce mur en le faisant suffisamment vieillir. Sur des Mangemorts, également, tu peux t’en servir, mais ce niveau, à ta portée n’est pas encore, je n’ai d’ailleurs jamais entendu que quelqu’un l’a réussi. Ton objectif, ce ne sera donc pas… je le crains. Mais que la force soit avec toi, si tu le veux, la réussite sera avec toi.

    A cet instant, Maugrey venait de remonter d’un pas pressé, suivi de toute la classe, ce qui lui épargna la fin d’un discours ennuyeux qu’il avait du mal à comprendre.

  • Bien, c’est nul, vous n’êtes pas suffisamment concentrés, vous allez vous mettre en danger demain, je vous assure, aboyait Maugrey.

    Il disait ça d’un air menaçant, et tous étaient un peu paralysés, ils observaient attentivement sa baguette au cas où il lui prendrait l’envie de jeter un maléfice sur l’un deux.

  • Cette après-midi, nous aurons du travail, et tâchez d’être à l’heure à treize heures, et de bien profiter de votre pause de midi, car vous n’en aurez plus de toute l’après-midi, ni de toute la soirée car vous avez bien intérêt à réviser la théorie, TOUTE la théorie, car chaque détail pourra faire la différence et pourra vous permettre de survivre là où vous auriez pu mourir. On va faire un dernier exercice et puis vous irez manger lorsque vous l’aurez réussi sérieusement. Mettez-vous tous en ligne au fond de la classe !

    Tous se pressèrent d’obéir et s’alignèrent contre le mur du fond.

  • On va refaire l’exercice que vous connaissez bien, pour tester votre rapidité, vous en aurez besoin demain !

    Il s’approcha du professeur Dillantis pour lui expliquer le fonctionnement de l’exercice et, sans prévenir, ils envoyèrent tous les deux une pluie de sortilèges vers les élèves qui n’osaient pas cligner des yeux de peur de recevoir un sortilège à cause d’un manque d’attention.

    Mais Harry trouvait que ce n’était pas vraiment difficile, les sortilèges qu’ils leur envoyaient n’étaient pas d’un haut niveau et il suffisait d’être bien concentré pour savoir les repousser.

    Après cinq minutes d’exercices, desquelles ils étaient tous ressortis essoufflés, tous arrivaient convenablement à repousser tous les sortilèges qui leur parvenaient.

  • A tout à l’heure et VIGILANCE CONSTANTE ! Et révisez bien aussi la théorie ! aboya Maugrey.

    Ils se rendirent tous en courant dans la Grande Salle pour le repas. Les élèves des années précédentes étaient déjà installés et le repas s’apprêtait à être servi.

    Beaucoup pestaient contre Maugrey et ses entraînements difficiles, mais ils n’avaient jamais aussi bien été préparés à lutter contre Voldemort.

    Finalement, le professeur Dillantis fut le dernier à entrer dans la Grande Salle pour le repas, ce personnage, qui avait tout de mystérieux, de son histoire à sa façon de parler, en passant par la Magie qu’il pratiquait.


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