Réseau «Politiques sociales et relations entre les générations»








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Réseau « Politiques sociales et relations entre les générations »


Extraits du : Dictionnaire suisse de politique sociale



8. Questions de vieillesse

1

Vieillesse - Vieillesse (Psychologie de la) - Jeunes vieux - Quatrième génération - Sénilité
2

Espérance de vie - Espérance de vie sans incapacité - Vieillissement de la population - Pyramide des âges - Rapport de dépendance démographique
3

Vieillesse (Politique de la) - Assurance-vieillesse et survivants (AVS) - Retraite (Âge de la) - Préparation à la retraite - Home/établissement médico-social (EMS) - Unité d’accueil temporaire (UAT) - Animation en établissements gériatriques - Troisième âge (Universités du)
4

Gérontologie – Gériatrie – Psychogériatrie - Psychiatrie de la personne âgée (Accès aux soins en) - Psychiatrie de la personne âgée (Composants des services en) - Soins palliatifs
5

Institut Universitaire Âges et Générations (INAG) - Gérontologie (Centre interfacultaire de) (C.I.G.) - Gérontologie (Société Suisse de) - Pro Senectute (Fondation suisse)

Termes présents dans le dictionnaire et non repris dans ce document


Cycle de vie ; Thèse de l'ambivalence des relations intergénérationnelles ; Retraité ; Soins et aide à domicile ; Trois piliers (cf. thème 8) ; Mortalité ; Taux de mortalité ; Jeunesse (Culte de la) ; Âgisme/âgéisme

1

Vieillesse

« La dernière période de la vie humaine, caractérisée par un affaiblissement global des fonctions physiologiques et des facultés mentales » (Le Grand Robert). Cette définition d’ordre biologique et physiologique, qui fait rimer vieillesse et sénescence coexiste dans nos sociétés avec une représentation collective selon laquelle l’entrée dans la vieillesse est marquée par le passage à la retraite, donc l’arrêt d’une forme d’insertion dans la société caractérisée par le travail. Or, au fil des dernières décennies, s’est opérée la dissociation croissante entre le moment de la retraite — toujours plus précoce — et celui de la sénescence — toujours plus tardif , ce qui provoque une tension entre la perception sociale de la vieillesse et sa définition biologique.

La longévité croissante a fait surgir la crainte qu’elle ne conduise à une augmentation massive de la morbidité dans le grand âge. Les travaux récents de l’Université de Duke (E.-U.), confirmés aujourd’hui pour la Suisse par ceux de l’Université de Genève, établissent au contraire que l’évolution récente des sociétés occidentales a produit une amélioration significative de l’état de santé de la population âgée.

R. Commission fédérale, Vieillir en Suisse, Office fédéral des imprimés, Berne, 1995. — G. Heller (Éd.), Le poids des ans. Une histoire de la vieillesse en Suisse romande, Éditions d’En Bas, Lausanne, 1994.

Voir : Cycle de vie — Espérance de vie — Gérontologie — Retraite (Âge de la) — Vieillissement de la population

Christian Lalive d’Épinay
Vieillesse (Psychologie de la)

Dire ce qu’est la psychologie de la vieillesse exige de définir, dans un premier temps, ce qu’est la vieillesse. Or la notion de vieillesse est à la fois polysémique et imprécise :

— Tantôt elle renvoie à une étape, la « dernière période de la vie normale qui succède à la maturité » (Petit Robert 1). Mais quand commence et quand finit cette étape ? Nul ne peut en décider, tant il est vrai que le vieillissement procède d’une grande variabilité interindividuelle - nous ne vieillissons pas tous au même rythme - et intra-individuelle : premièrement, nous vieillissons différemment sur les plans biologique, psychologique et social ; deuxièmement, notre vieillissement individuel est lui-même différentiel (nos organes s’usent plus ou moins vite en fonction de notre hérédité, de nos circonstances et contextes de vie – paramètres influencés à leur tour par le milieu social, culturel, économique, politique, géographique et historique dans lequel nous vivons).

— Tantôt la notion de vieillesse évoque un état : « le fait d’être vieux » (Petit Robert 1) – mais qu’est-ce qui constitue, plus précisément, cet état ? Comment en rendre compte, objectivement ?

— Enfin, « la vieillesse » sert également à désigner un collectif, celui des personnes âgées, des vieillards. Mais qui sont les personnes âgées, les vieillards ainsi désignés ? Cette catégorisation, au-delà de son utilité pragmatique, ne contribue guère à une définition rigoureuse de « la vieillesse ».

La mise en évidence de l’imprécision de cette notion conduit à nous interroger sur le sens de l’utilisation de certains termes, donc sur le sens de nos représentations et de notre construction de la réalité. Dit autrement : le recours à une notion ambiguë comme celle de « vieillesse » ne sert-elle pas notre réticence à nous sentir concernés à titre personnel (« les vieux, ce sont toujours les autres »), à nous confronter trop crûment à la réalité de notre propre vieillissement ?

La psychologie privilégie ce type de questionnement, et une « psychologie du vieillissement » pourrait ainsi être définie comme une tentative de compréhension des interprétations/constructions singulières du vieillissement (dans leurs aspects psychiques et comportementaux) - vieillissement entendu comme participant du processus de vie même, tissé d’un rapport dialectique et changeant entre évolution et involution. Mieux encore, nous pourrions la désigner comme une « psychosociologie du vieillissement », notre rapport à la réalité étant de fait médiatisé socialement.

R. S. Arslan, Vieillir, c’est… ? Essai sur le sens du vieillissement, Paris, à paraître. — « Approche psychosociale du vécu de la retraite. Statut, place, rôles et gestion identitaire des nouveaux retraités », in : Perspective soignante, 1, avril 1998, pp. 52-67. — Mémoire et récit de vie chez les adultes âgés, Gérontologie, 105, 1998-1, pp. 31-39. — Miroir social, estime de soi au temps de la retraite, L’Harmattan, Paris, 1994.

Sites Internet : www-ssp. unil. ch/Hotes/uniger/uniger. html www.socialinfo.ch/inag/default.htm

Eliane Christen-Gueissaz
Jeunes vieux

Expression désignant les rentiers/rentières AVS actifs, ayant un comportement novateur, dynamique et actif (et contredisant de ce fait les représentations traditionnelles de la vieillesse). La distinction entre « jeunes vieux » et « vieux vieux », souvent délimitée par le « troisième » et « quatrième âge », est toutefois contestée.

François Höpflinger
Quatrième génération

En relation avec des personnes très âgées (ayant des handicaps fonctionnels), on parle parfois d'une quatrième génération (par opposition à la troisième génération, qui est celle des personnes âgées actives et en bonne santé). Le concept de « quatrième génération » est toutefois fortement contesté.

François Höpflinger
Sénilité

Terme méprisé par les professionnels en gérontologie car particulièrement péjoratif. Il est particulièrement négatif voire vulgaire. En effet, il associe à la notion d'âge caduc, celles de décrépitude, déliquescence, déchéance et de gâtisme.

Sur le plan psychologique, la sénilité se manifeste, en effet, par une inertie intellectuelle, des troubles de la mémoire, une perte d'adaptabilté, une labilité émotionnelle dont résulte un désengagement social.

Sur le plan médical, le mot sénilité sous entend les adjectifs faible, abattu, disgracieux, déficient voire impotent et surtout ceux de mentalement ramolli ou atteint d'une maladie cérébrale dégénérative.

La sénilité correspond à l'aspect le plus défavorable du vieillissement pathologique.

Pourtant ce terme ne correspond à aucune entité pathologique et donc il n'y a aucun critère diagnostique applicable.

Il ne faut plus utiliser ce mot « sénilité » qui correspond de plus en plus à un terme injurieux.

Il faut lui préférer les mots vieillesse, vieillissement voire même celui de sénescence, qui a déjà une connotation fort négative (voir définitions dans ce dictionnaire).

Site Internet : www.socialinfo.ch/inag/default.htm

Jean-Pierre Michel
2

Espérance de vie

L’espérance de vie à la naissance — ou durée moyenne de vie, ou encore vie moyenne — mesure le nombre moyen d’années de vie d’une « personne statistique », au sein d’une population habitant un territoire délimité, à un « moment » donné. Elle est un résumé des conditions de mortalité observées aux divers âges, lors d’une année ou d’une période considérée. Une table de mortalité indique, dans les conditions de la période d’observation et âge par âge, les probabilités de décès et de survie, les nombres de décès et de survivants (pour 100 000 à la racine de la table), l’espérance moyenne de vie. Une espérance de vie peut être calculée à chaque anniversaire selon le sexe. Par exemple, l’espérance de vie à 65 ans représente, pour les individus qui ont atteint cet âge, le nombre moyen d'années qui leur reste à vivre. La comparaison dans le temps dégage l’allongement de la durée de vie entre deux périodes (longévité, à ne pas confondre avec vieillissement de la population). En Suisse, dans les conditions du 1876/80, l'espérance de vie à la naissance est de 40.6 ans pour le sexe masculin, de 43.2 ans pour le sexe féminin ; dans les conditions du 1997/98 (table abrégée), elle est respectivement de 76.5 ans et 82.5 ans. À 65 ans, et relativement à ces deux périodes, elle s'élève de 9.6 ans à 16.7 ans pour les femmes de 9.8 ans à 20.6 ans.

R. Tables de mortalité pour la Suisse 1988-1993, Office fédéral de la statistique, Berne, 1996. — Annuaire statistique de la Suisse.

Voir : Espérance de vie sans incapacité — Mortalité — Vieillissement de la population

Pierre Gilliand

Espérance de vie sans incapacité

Elle est égale à l’espérance de vie moins le nombre d’années d’incapacité qu’aurait vécu une personne subissant les conditions d’incapacité prévalant pendant l’année (l’incapacité a une définition internationale). En Suisse, au cours de la dernière décennie, l’espérance de vie sans incapacité a augmenté plus rapidement que l’espérance de vie. (On parle aussi d’espérance de vie en bonne santé.)

Voir : Espérance de vie — Vieillesse

jpf

Vieillissement de la population

Le vieillissement de la population — ou vieillissement démographique — est défini comme l’augmentation, au cours du temps, de la proportion des personnes âgées habitant un territoire délimité (pays, canton, commune, etc.). Il se réfère donc à des modifications de la structure d’âges. On distingue le vieillissement par la base, lorsque la proportion des jeunes diminue (basse fécondité, émigration) et que cette baisse se répercute arithmétiquement sur la proportion du groupe âgé ; et le vieillissement par le sommet, quand la proportion des personnes âgées croît en raison d’un allongement de la durée de vie aux âges élevés.

Le vieillissement de la population ne se confond pas avec l’espérance de vie à la naissance, qui mesure la longévité humaine. Le vieillissement démographique est attribué, de manière fréquente et erronée, à la seule diminution de la mortalité. Or celle-ci a d’abord chuté chez les enfants en bas âge, avec un effet parfois de rajeunissement démographique ; et la baisse de la mortalité générale a coïncidé avec un recul de la fécondité.

La baisse de la fécondité durant le XIXe et la première moitié du XXe siècles a été — dans les pays européens — la cause fondamentale du vieillissement démographique ; elle reste une cause importante, tant que la fécondité demeure en dessous du seuil de remplacement des générations (dans les conditions actuelles, environ 2.1 enfants par femme en âge de procréation ; en Suisse, l’indice synthétique de fécondité est de 1.5 environ depuis 1975). Dorénavant, les taux de mortalité par âge chez les jeunes et les adultes ne diminueront guère ; en revanche, ils continueront de reculer chez les personnes âgées, accentuant le vieillissement par le sommet.

Le vieillissement de la population est inéluctable ces 4 à 5 prochaines décennies (une forte immigration de jeunes venant combler les creux à la base de la pyramide des âges est possible, mais peu plausible). Du point de vue de la politique sociale, les conséquences de ce phénomène importent. En effet, plus l’âge s’élève, et plus augmente la probabilité d’être malade, hospitalisé ou hébergé en institution médico-sociale, et plus croissent les coûts. En outre, l’allongement de la durée de vie en âge de retraite accroît la durée de versement des pensions-vieillesse. En revanche, le rapport actifs/retraités s’amenuise. Les progrès techniques améliorent la productivité en maints domaines et permettront de financer les politiques sociales de la santé et de la prévoyance vieillesse. Cependant, des modifications des modes de financement et de l’allocation des ressources seront nécessaires.

R. Vieillissement de la population en Suisse 1900, 1950, 1990 : Population résidante lors des recensements Scénario « tendance », Office fédéral de la statistique, Berne, 1996, Population résidante permanente.

Voir : Mortalité — Espérance de vie — Fécondité — Pyramide des âges

Pierre Gilliand
Pyramide des âges

Représentée sous la forme d’un double histogramme, la structure par âge et par sexe d’une population traditionnelle (fécondité et mortalité élevées) prend la forme d’une pyramide ; dans les populations occidentales, elle devient obélisque ou champignon. Cet instantané fournit des indications précieuses sur le poids relatif des jeunes et des vieux, des hommes et des femmes, que l’on peut aussi distinguer selon leur état civil, leur statut d’occupation ou leur nationalité. Surtout, il s’agit d’un condensé de l’histoire socio-démographique des générations présentes et passées et de la base pour anticiper leurs évolutions à venir. La structure du moment reflète en effet les tendances séculaires de la natalité, de la mortalité aux différents âges et de la longévité, les accidents de l’histoire, les inégalités devant la mort, les conséquences migratoires de la conjoncture économique. Des phénomènes différents peuvent toutefois converger vers une structure identique, l’image du moment ne peut donc totalement expliquer le passé ; elle ne contient pas non plus le futur. Si la composition de la population permet d’avoir une idée de qui seront les acteurs de demain — combien de parents potentiels, de retraités, d’enfants à l’école — elle ne nous dit pas s’ils auront les mêmes comportements que ceux qui les ont précédés.

R. J. Véron, Arithmétique de l’homme, Seuil, Paris, 1993. — R. Pressat, L’analyse démographique, PUF, Paris, 1983.

Voir : Démographie — Population — Vieillissement de la population

Claudine Sauvain-Dugerdil
Rapport de dépendance démographique

Il s’agit de la proportion des personnes jeunes encore en formation et des personnes âgées, qui ne sont plus en âge de travailler, par rapport à la fraction de la population en âge de travailler. Plus le rapport de dépendance est élevé, plus la charge sociopolitique de la population active est élevée, surtout dans les systèmes sociopolitiques qui reposent sur un système de répartition des dépenses. Dans le cas de l’AVS notamment, ce rapport s’alourdit depuis quelques années. En Suisse, comme dans la plupart des pays européens, l’allongement de la durée de vie individuelle a des conséquences sur chaque phase de la vie et, de manière générale, le vieillissement démographique a des répercussions non négligeables sur le rapport de dépendance entre les générations. La modification du rapport vie active- vie « inactive », lié à l’allongement de l’âge de la retraite, fait peser une charge de plus en plus importante sur les années de vie active et sur les générations comprises entre 20 et 64 ans. En effet, lorsque l’âge légal de la retraite a été fixé au milieu du XXe siècle, il correspondait plus ou moins à l’espérance de vie : depuis, en une cinquantaine d’années, la durée de la vie à la retraite par rapport à la durée de la vie active s’est significativement allongée. Si pour les hommes de la génération de 1880, les années de vie au-delà de 65 ans représentaient environ 11 % d’une durée de vie totale, ce pourcentage devrait s’élever à 24 % pour ceux qui sont nés un siècle plus tard, soit un quart de leur vie totale. Pour les femmes, ces valeurs sont encore plus élevées. Au vu de la pyramide des âges actuelle et du proche passage à la retraite de la génération du baby-boom, cette tendance va s’accentuer et il va s’avérer difficile de renouveler les générations actives et de trouver un bon équilibre dans le rapport entre actifs et inactifs. Une des solutions proposées pour retrouver un équilibre entre vie active et retraite, consiste à élever l’âge légal de la retraite : pour maintenir l’équilibre constant au cours des cinquante prochaines années entre population en âge de travailler et population en âge de prendre sa retraite, il faudrait relever l’âge de la retraite à 75 ans ! Cette proposition n’est pas réaliste et va complètement à l’encontre de la tendance actuelle du marché du travail, qui veut que les travailleurs âgés quittent de plus en plus tôt la vie professionnelle.

Voir : Assurance-vieillesse et survivants (AVS) — Génération d’entrée retraite — Pyramide des âges —- Taux de remplacement — Travail — Trois piliers

Valérie Hugentobler
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