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12 mai 1941

Mon cher Papa,

Hier, très belle fête religieuse de Jeanne d’Arc, allocution du RP Bonduelle. Bien reçu lettre de Maman du 28. Vous ai envoyé colis de livres, 2 sont à Schleiter, vous n’avez qu’à les conserver à la maison, attention aux ciseaux dans papiers froissés en déballant. Merci colis d’Odile et fleurs de Senlis, très content café, beurre, œuf à thé, oranges. Merci à Y. Brunet du chocolat. Quel est ne n° du GR de Pierre Dupuy ? Ne m’envoyez plus de pommes de terre, nous en avons ici à volonté. Il est préférable de ne pas envoyer de lettres dans les colis, je ne sais si on me donnera celle contenue dans le dernier colis. Le climat ici est bien différent de celui de France, malgré le soleil il fait toujours frais. Vais bien, santé bonne, mais que c’est long ! Hier 1 an que nous avons été mitraillés par avion en déjeunant. Que me reste-t-il au juste de mes affaires ? Vous ne me l’avez jamais dit. Ma chambre a-t-elle été entièrement vidée à Senlis ? Je vous embrasse tous de tout cœur.
20 mai 1941

Ma chère Maman,

Bien reçu lettre d’Odile du 5 ainsi que le très beau colis de Cécile. Veux-tu la remercier de ma part, elle m’a gâté et a dû avoir bien du mal à réunir toutes ces conserves. J’ai écrit le 28 mars à Servin une carte à son domicile personnel, 101, boulevard Malesherbes ; pas eu de réponse ; le différent avec le gérant serait-il plus grave que je ne le pensais ? À l’étude, c’est sans doute le principal qui a accroché (?) et non le patron. La lettre d’Odile m’a beaucoup intéressé : je ne savais pas que les Mané étaient en zone libre. Où sont-elles et que font-elles ? Aline était gentille, c’est à considérer sérieusement. Odile peut leur écrire que je demande de leurs nouvelles. Nous avons suivi les voyages de Darlan, et 1 vent d’optimisme souffle sur le camp. Il paraît que l’on parlerait de la libération des prisonniers ? Tuyau de Brassilach qui a écrit au camp. Aujourd’hui, c’est l’annonce du bombardement de Beyrouth par les Anglais ? Il se passe évidemment quelque chose, les récents discours de Pétain le prouvent. Mais nous demeurons très sceptiques, échaudés par les bobards comme nous l’avons été, le bruit avait couru que nous serions transférés à Meaux, tu vois le genre de ces informations ! Néanmoins, il y a certainement quelque chose. Ne m’envoyez ni sel, ni tabac, ni biscuits, nous en avons ici, du moins pour l’instant. Peux-tu m’envoyer la chemise que je t’ai demandée ? J’en ai besoin assez rapidement. Je connaissais un peu M. Th. Miguet, elle m’a semblé gentille et aimable quand le l’ai rencontrée en soirée. Odile a bien raison de recevoir des amis. Demain, départ de malades : beaucoup d’officiers supérieurs, d’active, la réserve a bonne santé ! Le capitaine Lux, Morel-Fatio, sont du nombre, ils doivent vous écrire ou vous voir… 1 avocat d’Auch doit donner de mes nouvelles à l’oncle André. On ne m’a pas donné ta lettre du colis d’Odile. Reçu carte de Geneviève du 7 ; faut-il se réjouir de la nomination de Bernard à Vichy ? Sera-t-elle de quelque utilité si l’assouplissement entre les 2 zones a lieu comme on le dit ? Sur les étagères du dessin, c’étaient nos provisions à l’époque, mieux garnies maintenant. Je vais très bien et il fait plus chaud, on se hasarde en taille, ce qui est bien agréable. Nous avions quitté le 14 juin le ligne Maginot à 1h du matin, pour arriver à pied à Nancy le 17 et nous établir à Laneuveville où nous avons tenu 2 jours, puis avons été encerclés, et le 19 à midi, avons reçu l’ordre de nous replier pour être capturés dans le bois de Flavigny, vidés par les marches de nuit, la chaleur, l’absence de sommeil et les veilles, emmenés ensuite ) Vandoeuvre pour la nuit, et ensuite Nancy. Je ne peux vous donner tous les détails qui sont nombreux. Enfin, nous sommes optimistes, on parle de collaboration plus étroite, de conserver la Lorraine française (?), il n’y a qu’à remettre la France aux mains de la Providence. J’ai été dire au-revoir aux partants, il y avait foule d’ailleurs. Je crains que le pique-nique d’Odile n’ai été un peu gêné par le temps froid qu’il faisait. En résumé, vent d’optimiste, tempéré de méfiance ; qu’elle sera la réaction des Anglais ? Je te quitte ma chère Maman, en t’embrassant ainsi que tous. Je commence à être de force aux échecs ; parlez-moi de vos difficultés d’alimentation. Quand comptez-vous partir à Senlis pour les vacances ? Comment vont vos santés ? J’ai beaucoup d’espoir, mais si ces bruits qui courent sont faux, on saura attendre quand même.
26 mai 1941

Ma chère Maman,

Hier fête des mères, ai demandé pour toi en communion, que tes prières soient exaucées. Reçu lettre de Cécile du 11. Nous savons peu de choses aussi les esprits travaillent, on parle d’1 bombardement éventuel de Paris ? Ne seriez-vous pas mieux à Senlis ? Ne m’envoyez plus ni tabac, ni biscuits, ni viande, sommes très amplement pourvus par Croix-Rouge. Avons par officier et par semaine 1 boîte de singe. Je me fais du souci pour votre ravitaillement. Respectueuses amitiés de ma part à Magnon (?). J’aimerais avoir, pour plus tard, son adresse civile. Pour le phono, la couleur noire est celle que je préfère. Pas reçu colis de l’oncle André. La vérité sur les combattants de Labusquière, donne 1 idée des combats ; Saint-Agnan y est-il mentionné (?). Vue L’Illustration du Salon, est-ce l’Émile Simon de Papa ? Ici, abbé Friedman (*) de Saint-honoré d’Eylau, Cécile le connaît-elle ? Noms des officiers anciens combattants demandés, on parle de libération de 100 000 soldats ou sous-officiers anciens combattants. Ce sera long si libération il y a ! Vais bien, mais quelle villégiature ! Je t’embrasse de tout cœur, ma petite Maman, et pense bien à toi.
2 juin 1941

Ma chère Odile,

Reçu le 29 lettre de Maman du 19, c’est rapide. Nous n’avons plus droit qu’à 2 lettres, 2 étiquettes colis par mois. Pour les colis, il n’y a rien à dire, car nous avons les colis Pétain (singe, biscuits, cerises, gruyère, sucre) très suffisants et surtout vous ne devez pas être en mesure de m’envoyer beaucoup de choses. Je n’ai pas besoin de sucre. Hier, la Pentecôte, le théâtre a joué les Précieuses Ridicules. Bien joué : cela passe le temps. Ici grande vogue de jeux de boules, il y a même des leçons de jiu-jitzu. Je vous ai envoyé un 3ème versement de 50 marks. À ce sujet, demande à Papa s’il ne préfèrerait pas que je les lui envoie à son compte en banque ? Cela est faisable, semble aller plus vite, il faudrait qu’il me donne les indications nécessaires (n° du compte, nom et adresse de la banque). Papa a-t-il pu faire à mon compte des opérations sur les valeurs ? Et la bicyclette ? Et le phono ? Je pense que vous devez être à Senlis pour les vacances, et avoir beau temps. Avec qui Henig s’est-il m arié ? Les relations entre Albert et Le Sourd ne semblent pas s’améliorer. Je vais toujours bien, le temps semble long, j’ai grande confiance en Ste Thérèse de Lisieux ; le 29 mai 1940 ; quand nous commencions à recevoir les 1ers obus, et que le combat semblait s’approcher, je lui ai promis 1 pèlerinage si j’en sortais sain et sauf. Je l’ai renouvelé ici. Talamon vous a-t-il remis la brochure sur Soest, nous voyons d’ici les 2 clochers. J’ai 1 colis demain mardi, est-ce le vôtre ou celui de l’oncle André ? Nous avons au bloc 1 fourneau sur lequel, quand on y va, on peut faire de la cuisine, c’est très pratique, mais il y a généralement foule. Je vais souvent lire au soleil en face des champs, afin de me paraître 1 peu moins prisonnier. On n’a pas beaucoup l’esprit au travail, car on vit beaucoup les uns sur les autres et c’est assez difficile de s’isoler. Comment va Jean ? Je ne savais pas qu’il était avec le capitaine Magnon, il m’était très sympathique. Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu faisais ? Que dit Geneviève de la nomination de Bernard à Vichy ? Sont-ils déjà installés ? Cela va leur créer des complications, papiers, logement. On parle ici d’1 discours important que Darlan aurait prononcé samedi ? Mais nous sommes tellement la proie de bobards invraisemblables (j’en note certains) que nous sommes d’1 scepticisme formel. Je crains que nous soyons tous marqués par cette captivité. Te distraies-tu un peu ? Raconte-moi une de tes journées. Tant Guite a-t-elle été forcée de rentrer ou le fait-elle volontairement ? À quelle date irez-vous vous installer à Senlis ? Je rêve de solitude, de beaux paysages, de la liberté, de fauteuil ? (Songe que nous nous asseyons depuis plus d’1 an sur des tabourets, sans dossier !). Avant le déjeuner, j’ai été à 1 conférence sur l’ascension du Mont-Blanc, très intéressante. J’ai hâte de revoir la rue Bayard et Senlis. Je me les représente de mémoire, mais que c’est loin ! On a du mal à s’imaginer que tous ces lieux chers existent encore. Comment sont les parents, leur santé ? Et les vôtres ? Je t’embrasse de tout cœur ainsi que tous, et ne t’oublie pas.
9 juin 1941

Mon cher Papa,

Bien reçu ta carte du 27, me donnant un peu d’espoir. Dis à Cécile combien je la remercie de ne pas m’avoir oublié. Quelle reconnaissance devrais-je à Jean et à Cécile en cas de succès. Je pense qu’elle a dû aller à Châtillon-sur-Seine pour arranger l’affaire. L’adresse dont tu me parles est-elle dans 1 village aux environs de Châtillon-sur-Seine ? Je pense que rien ne s’oppose à ce que pour Jean cela réussisse. Enfin 1 peu d’espoir m’est permis ! Reçu colis de l’oncle André, par les « Amitiés africaines »; très ordinaire, il aurait pu faire mieux ! Veux-tu le remercier de ma part. Reçu aussi le colis de Maman, contenant les jarretières, savon… Merci beaucoup. Mais je n’ai pas encore reçu ni le short, ni le caleçon. N’y aurait-il pas 1 paquet d’égaré ? Le short me serait bien utile en ce moment où il fait chaud. Avez-vous trouvé la chemise ? Je sais que cela ne doit pas être commode. Vous pouvez me l’envoyer dès que vous l’aurez. J’ai fait, au total, à votre profit, 4 envois de 50 marks chacun ; vous avez dû recevoir le 1er. J’ai profité du temps chaud pour me faire raser les cheveux, afin de leur donner plus de vigueur, c’est le moment ou jamais de le faire ; évidemment, ce n’est pas très esthétique, mais qu’importe ici ! Nous avons fait du vrai café hier, mais nous n’y sommes plus habitués. La situation à Alexandrie est assez ennuyeuse pour Guy (*) , l’oncle Pierre (*) doit être inquiet. Recevez-vous bien mes étiquettes de colis ? En avez-vous d’avance ? Samedi, nous avons eu concert, par l’orchestre du camp. Hier, la troupe de scouts donnaient une représentation très réussie. Nous sommes au courant du discours récent de Darlan. La France a pris position, je souhaite que ce soit la bonne. Toujours bonne santé et en plus, un peu d’espoir. Tant Guite est-elle rentrée ? Que de temps perdons-nous ici ; j’espère que nous aurons des droits en rentrant pour nos souffrances physiques et morales endurées pendant la guerre et la captivité. J’apprends à l’instant l’attaque par l’Angleterre de la Syrie, c’est inconcevable et je crois que la Grande-Bretagne fait une blague, mais quelle situation ! Veux-tu me donner des précisions sur la situation du village dont tu me parles et qui se trouverait aux environs de Châtillon-sur-Seine ? Il fait très beau aujourd’hui, très chaud même. Je vous envoie par le même courrier 1 étiquette-colis, arrive-t-elle en même temps ? J’ai lu dans L’Illustration quelques lignes se rapportant au plan de reconstruction du quartier démoli à Senlis, avec dessins à l’appui. Y travaille-t-on déjà ? Avez-vous lu 1 livre qui s’appelle 26 hommes de Jean de Baroncelli ? Je l’ai lu ici, et cela donne 1 très juste idée des combats dans le Nord. Si cet espoir, que m’a donné ta carte, pouvait se changer en réalité, quelle joie de quitter ce camp ! Mais maintenant, nous savons prendre partie des déceptions éventuelles. Je réfléchis qu’il s’agit peut-être du nom d’1 rue de Châtillon-sur-Seine : est-ce cela ? Je te quitte, mon cher Papa, en t’embrassant de tout cœur ainsi que toute la famille. Les Bernard ont-ils quitté Paris ? La campagne doit être bien jolie à Senlis et c’est la liberté.
16 juin 1941

Ma chère Maman,

En renseignements sur la rue en question, je sais où c’est. Quelle chance si cela réussissait ! Y a-y-il du nouveau pour Jean ? La demande a-t-elle été faite pour les 2 ensemble ? Quand ? Reçu ta lettre du 1er, vous serez bien mieux à Senlis qu’à Paris, surtout que situation très grave en Syrie, le fils Delaporte (*) y est-il encore ? Reçu colis avec short, merci, a dû attendre en gare. Ne m’envoyez plus ni viande, ni tabac, ni Maggie ; ne m’envoyez plus qu’un1 colis par mois, celui de la mairie, je connais vos très dures restrictions et ici nous avons les colis Pétain, très copieux. M. Fatio, libéré pour ancienne pneumonie vieille de 6 ans + relations à la Croix-Rouge suisse. Me suis remis à l’allemand avec camarades. Ecrirai maintenant à Senlis ; santé bonne avec un peu d’espoir. Temps passant des chauds aux froids, lapin excellent, journaux intéressants. Merci chocolat et cigarettes de Cécile. Je t’embrasse de tout cœur.
30 juin 1941

Ma chère Odile, bien reçu carte de Maman du 12 et lettre de Papa du 15. Je souhaite beaucoup que tu sois reçue à ton second examen. Sais-tu le résultat ? Le nom du contre-maître figure-t-il sur la demande officielle remise en même temps que celle de son patron ? Je suis sur que la question du bois l’intéresse beaucoup et qu’il s’y remettra avec le plus grand plaisir, si besoin est. Quand pensez-vous qu’il puisse y avoir 1 résultat ? Y-a-t-il du nouveau pour Jean ? Je lirai avec intérêt le livre que Papa va m’envoyer, je cherche déjà à me documenter ici. On m’a remis à titre exceptionnel la lettre de M contenue dans le colis (ne pas recommencer). Cette pauvre famille Dupuy ! Pas encore reçu colis linge de Cécile. « Mme Basselier (sa femme), 7 rue Edouard Detaille, Paris 17ème ». Climat continental ici, très chaud, nuit froide. Short bien agréable à porter. Sommes au courant de l’attaque foudroyante allemande en Russie. T’embrasse de tout cœur ainsi que tous. Le ravitaillement à Senlis va-t-il ?
7 juillet 1941

Ma chère Maman,

Bien reçu ta lettre du 22. Je suis heureux que vous soyez installés définitivement à Senlis, le ravitaillement y doit être plus facile. Dommage pour la Bretagne, cela vous aurait reposé. Je vous ai envoyé en tout 4 envois de 50 marks plus un récent de 100 marks, au Crédit général, ceci en plus des 2 déjà reçus par vous. Le colis de livres que je vous ai annoncé, n’est partis d’ici que le 3. Voici des idées pour les colis : confitures, légumes, fruits (dattes, figues…), chocolat, fromage, pâté, saucisson, sardines, Petits Beurres, de temps à autre du sucre et de la viande, mais dans la limite de vos possibilités. Seraient-ce les Machard qui expédient le colis de la rue Desbordes, dont Cécile s’occupe ? Je crains que la carrière d’avoué ne soit compromise ; ce que Jean propose pourrait-il être une situation ? J’ai vu qu’il y avait une nouvelle décision concernant le rapatriement des forestiers (journal La France au travail). Je ne sais pas si cela peut s’appliquer aux officiers. Avez-vous espoir ? Sans vouloir y croire sûrement, j’espère toujours. Pour le phono, merci de vous en être occupés au milieu de tous vos ennuis ; la maison La voix de son maître étant fermée, vous pouvez peut-être trouver le phono désiré dans 1 magasin de disques (La boîte à musique, Opéra Corner… dont vous trouverez les adresses dans l’annuaire du téléphone) ou dans 1 grand magasin. Je préfère de beaucoup 1 appareil « Voix de son maître » mais si vous n’en trouvez pas, et si le Columbia est bon, prenez-le. Lev prix de 790 f. m’étonne, car il me semble correspondre à 1 petit modèle dit « scout ».Ce n’est pas celui que je veux mais 1 plus gros, je crois me souvenir de 1 200 f. Que penses-tu si j’écrivais 1 carte aux 2 Mané ? Il faudrait que tu me donnes leur adresse, car je ne sais pas où elles sont, mais je ferai ce que tu penseras, mais cela me semble bizarre qu’A. Vous demande aussi souvent de mes nouvelles ? Que dit Bernard de son départ à Vichy ? Et Marchal que devient-il ? Le moral est assez bas dans le camp, évidemment on en voit pas la libération des anciens combattants. Pour Jean, je crois que son affaire est bonne, pour moi je n’ose y croire. Je crois qu’il faut que vous m’achetiez le plus de choses possibles en raison de dévaluation à craindre. Le pick-up marche-t-il ? Je crains qu’il n’y ait des frottement au retour des prisonniers en France. On ne conçoit pas que tous ne suivent pas Pétain ! Très bien pour l’ambassade des Soviets et leurs satellites coffrés, c’est 1 acte de fermeté que l’on ne peut que louer. Que faites-vous à Senlis ? Lisez-vous des livres sur la guerre ? Ici on chasse la puce qui devient insidieuse, la santé est toujours bonne , le temps très changeant, l’ennui totale, tu ne peux savoir ce que l’on s’ennuie, en proie aux bobards, aux espérances. La campagne de Russie a eu un début foudroyant et la pauvre Syrie tient toujours. Et l’examen d’Odile, j’aimerais bien qu’elle soit reçue. Je trouve inconcevable qu’en 1 an, l’oncle Jacques, l’oncle Pierre, les Dognin (*) d’Amérique, n’aient pas trouvé le moyen de m’envoyer des colis, alors que la petite Machard et mon ancienne dactylo le faisaient. Je crois qu’il faut acheter le plus possible, je vous laisse carte blanche pour moi.. J’aimerais vous dire à bientôt, mais je ne veux pas me leurrer de vains espoirs ! Je t’embrasse de tout cœur ainsi que tous.


14 juillet 1941

Mon cher Papa,

Bien reçu colis de Maman avec chemise et caleçon et ta petite brochure : merci beaucoup. Très grosse chaleur ici. Ne m’envoyez plus de café, nous en avons et cela vous prive de votre ration. J’ai bien reconnu la main de Maman, dans les boutons qui ont été recousus. Je penserai bien à sa fête le 22. Avez-vous toujours de l’espoir pour Jean et son contre-maître ? Les anciens combattants partiront sans doute à la fin du mois, parmi eux le capitaine Hégly (2, rue d’Annam, Paris 20ème) qui vous donnera de mes nouvelles. C’était mon capitaine quand j’étais à Gomelange. Je relis en ce moment La dernière harde de M. Genevoix, si vous le trouvez d’occasion, achetez-le moi. Quelques officiers coloniaux libérés pour défendes l’Afrique occidentale française. Êtes-vous réunis à Senlis , c’est le moment où l’on cueille les groseilles. Vais toujours bien, mais que c’est long. Je travaille le bois dans ton livre et quelques uns à la bibliothèque. Nous apprenons ce matin la suspension d’armes en Syrie ! Qu’est ce que cela signifie ? N’y a-t-il pas des terrains à acheter à Senlis ou dans les environs ? T’embrasse.
21 juillet 1941

Ma chère Geneviève,

Bien reçu colis de Maman avec chemise et caleçon, ainsi que celui d’Odile, veux-tu les remercier, c’était parfait. J’ai été assez longtemps sans recevoir de vos nouvelles et ce n’est que le 17 que j’ai reçu la lettre de Cécile et la carte de Maman. Basselier légèrement malade du foie est entré à l’infirmerie, il doit revenir cette semaine. Une souscription volontaire a été faite dans le camp pour le secours d’hiver du Maréchal, elle donnera environ 160 000 f. Nous avons ici l’impression que si nous sommes encore prisonniers, c’est la faute de certaines gens qui ne suivent pas le Maréchal. Le livre de papa m’intéresse beaucoup. Je conserve toujours l’espoir de vous revoir bientôt ainsi que Jean, mais il faut savoir être patient. Quelle adresse le contre-maître doit-il donner si on lui demande où il veut aller ? Je pense qu’il ira revoir ses parents d’abord. Nous avons ici 1 journal d’informations politiques, Le petit Cassagnac, du nom du colonel de Cassagnac du Gers, ancien homme politique, avocat, libéré aujourd’hui même pour motif inconnu. Le pain d’épice me plaît beaucoup dans les colis. Voici l’adresse d’1 fabriquant de bicyclette, cousin de Schleiter, à Asnières près de la gare, M. Desprez, son adresse est placée sur des panneaux rouges de réverbères à la sortie de la gare. En vous recommandant de Schleiter, vous pourriez peut-être avoir des bicyclettes. Je suis bien heureux que J. Auguste-Dormeuil (*) soit rentré car la vie devait être bien dure pour lui. Je vais toujours aux conférences sur la montagne, c’est 1 réel plaisir pour moi de m’échapper de ce cadre, on en a tellement assez, on aspire au calme, à la solitude, à la liberté : on ne peut jamais être seul ! Toujours être assis sur ces tabourets de bois sans dossier ! Aussi je me raccroche à 1 espoir prochain. La campagne de Russie a l’air assez dure. Ai appris le bombardement de Lille. La Grande-Bretagne se conduit en insensée. Toujours aucun départ d’officiers de réserve anciens combattants. As-tu des nouvelles de Bernard ? Est-il satisfait de sa nouvelle villégiature ? Quand vas-tu le rejoindre ? Je vais toujours bien, mais le climat d’ici a des sautes de température très brusques. Comment est le ravitaillement à Senlis ? Et les petits, comment vont-ils ? S’amusent-ils bien ? Ils ont du beaucoup grandir, me reconnaîtront-ils ? As-tu quelqu’un pour s’occuper d’eux. Je pense que tu iras à Boissanté dans le cours de l’été ? Où est ton beau-père ? Tante Guite ne doit plous avoir aucune nouvelle des Dognin. Je fais de la botanique en même temps que je lis le livre sur les arbres. Aujourd’hui il fait gris et froid, pas du tout 1 temps de juillet. Ma vareuse tient toujours, c’est miracle, elle est évidemment 1 peu usée, mais elle aura été solide. Quel est l’aspect de Senlis, travaille-t-on à relever les ruines ? La ville a-t-elle repris son atmosphère tranquille d’autrefois. Demande à Papa s’il n’y aurait pas de petits terrains ou bois à acheter aux environs ? Il y a ici 1 fils Rothschild de Laversine (?), lieutenant de GR J’ai vu que son domaine avait été occupée par l’État. Ici aussi Civet de St Maximin, carrière de Pierre Civet-Pommier, je le connais bien et parle surtout avec lui. Je t’embrasse ainsi que les petits, Papa, Maman et les sœurs. Quand sera-ce à bientôt ?
29 juillet 1941

Ma chère petite Maman,

Quand viendra-t-il le séjour rêvé où nous serons tous réunis ? Quelle épreuve traversons-nous ! Les anciens combattants ont été avertis de se tenir prêts à partir pour être libérés le 2 août, aussi on n’entend plus parler que de départ et c’est bien dur pour ceux qui restent et moi j’ai encore cet espoir, si cela marche. Quand penses-tu que l’effet du dossier puisse se faire ? Que c’est long. Le 22, j’ai été à la messe et ai communié à ton intention demandant pour toi la réalisation de tous tes désirs. J’ai pensé qu’à cette heure-là, tu étais à la cathédrale. Bien reçu ta carte du 13, je regrette bien pour Odile, ce n’est pas de chance, je ne me souviens plus quelle année était-ce ? J’ai vu dans le Journal du Saint-Hubert que les baux de chasse ne sont pas dus au propriétaire. Je pense que c’est ce qu’à fait Marchal. J’ai demandé à Basselier pour ce que tu sais, il m’a dit que ce devait être très réglementé, et que sans doute il n’y aurait rien à faire ; cependant, il m’a dit de te conseiller le S. de raisin qui ne fait pas de mauvaises confitures et que de ce côté, il y a moyen d’obtenir quelque chose de lui. En tout cas, la femme de Basselier étant à Verdun pour les vacances, adresse-toi au frère de Basselier (il est dans les éditions de livres) qui est très au courant de la question qui t’intéresse et te dira les possibilités. Voici son adresse : 22, rue Pierre Curie (tél. Odéon 68-47, à vérifier). Téléphone vers 8h du soir, pour prendre rendez-vous, ce qui je crois serait le plus commode. Il te dira quelles sont les facilités dont tu pourrais bénéficier, soit à Senlis si c’est possible, soir en S. de raisin. Pour l’étiquette, je t’en envoie une au crayon léger, je crois que cela pourra te convenir. Comment va le ravitaillement à Senlis ? J’ai appris qu’en juin 40, il y avait eu un incendie dans la forêt d’Ermenonville, de quel côté ? Est-ce grand ? Le livre sur la forêt m’a intéressé beaucoup et j’ai grand plaisir à m’évader d’ici en le lisant. Veux-tu demander à Papa son avis sur 1 livre que j’aurais plaisir à acheter, mais qui est cher, « La forêt et ses hôtes », 350f., texte et illustrations de J. Oberthür (*). Je crois que c’est 1 livre de valeur, constituant peut-être 1 placement. Si Papa est d’accord, veut-il me l’acheter ? Avez-vous bonnes nouvelles de Jean ? Et vos santés, quand pourrais-je vous revoir ? Le capitaine Hégly est parmi les partants du 2 août, j’aurais vécu 1 partie de la guerre avec lui, et 1 ans 1 mois de captivité dans la même chambre. Il vous donnera de mes nouvelles. Demain 1 ans que nous sommes arrivés ici, 1 an de barbelés avec horizon bien réduit. Où en est le phono ? Savez-vous s’il y a des forestiers hommes de troupe rappelés à la faveur des récentes catégories de libérés ? Vais toujours bien, temps changeant, chaud et froid. S’il y a 1 petit bois aux environs de Senlis à vendre, ne crois-tu pas que ce serait 1 bon placement ? Le ravitaillement ici devient assez juste, beaucoup à base de choux. Les pâtes, nouilles sont les bienvenues dans les colis, mais ne vous ne privez pas pour moi. Je m’arrange maintenant pour vous envoyer 1 lettre chaque fois autant que je le peux. J’ai ainsi plus de nouvelles de vous. Je n’ai pas écrit encore à l’oncle André, crois-tu que je doive le faire ? Je préférerais que tu le fasses de ma part. Voici que maintenant l’Indochine semble être dans le jeu ! Une fois les anciens combattants partis, ce sera peut-être mon tour ? On a au moins quelque chose à espérer. Vous serez bientôt tous réunis à Senlis et penserai bien à vous. Je t’embrasse de tout cœur ainsi que tous.
5 août 1941

Mon cher Papa,

Les anciens combattants sont partis le 2 au matin, parmi eux le capitaine Hégly (2, rue d’Annam, Paris). Si vous voulez le voir, il vaut mieux lui écrire pour prendre rendez-vous, car il doit aller 8 jours en Normandie. Nous avons été 1 peu désaxé par son départ, depuis 2 ans que nous étions ensemble. Le camp a repris après leur départ son air morne. La quête pour le secours national a donné ici 220 000 f. Vous faut-il 1 autre carte-colis au crayon ? Fin août, je te ferai parvenir à ton compte bancaire 150 marks. Le colis de livres que je vous ai envoyé a dû vous arriver. As-tu songé à la possibilité de te faire payer tes fermages de Noyon (*) en nature ? Ce serait peut-être intéressant. Avez-vous des couvées, ont-elles réussies ? Poules, lapins, canards ? Toutes les pelouses du jardin sont-elles cultivées ? Peut-être même pourriez-vous avoir 1 chèvre ? Tu vois que je fais des projets. L’hiver serait peut-être plus facile à passer à Senlis qu’à Paris. Le pauvre Kid ne vieillit-il pas trop ? Ici nous ne comprenons pas comment on peut manquer de vin en France, alors que près de 2 millions de buveurs n’étaient pas là pour consommer ? Quid de la bicyclette ? J précise l’adresse que je vous ai donnée : c’est la maison « Lebrun-Desprez ». Cécile est-elle toujours en relation avec le conservateur de Dijon ? Je crois que si l’on n’est pas libéré individuellement, on passera ici encore 1 hiver, et ça ne me dit pas grand chose. Vous ne m’avez pas dit ce qu’était devenu Jean Breuillaud ? Nous faisons ici du « Parmentier » avec du singe et des pommes de terre ; si nous n’avions pas les colis Pétain et les vôtres, nous la sauterions comme au début. Nous avons maintenant 1 bibliothèque très bien montée, variée où je vais prendre 1 livre de temps à autre. Le 1er septembre vont s’ouvrir des conférences de droit, que je suivrai. Vais toujours bien, temps bien frais pour 1 mois d’août. Le 1er au soir à 8h, salut d’adieu aux anciens combattants, nous avons chanté le chant d’adieu scout sous le hall. On parle d’1 autre série de départ, seraient-ce les agriculteurs de 25ha et les forestiers ? Vous pouvez m’envoyer le tabac que vous pouvez percevoir à la mairie en tant que prisonnier. Je n’ai pas eu de nouvelles depuis la carte de Maman du 13 juillet, ce qui est assez long, pouvez-vous m’écrire plus régulièrement, dès que vous recevez mes lettres ? Avez-vous eu des nouvelles du capitaine Lux ? Dans la chambre, le capitaine Hégly a été remplacé par Egal, lieutenant de notre régiment, très gentil garçon, d’active. Quelle est ton opinion sur les valeurs de Bourse ? Que deviennent tes loyers, les touches-tu ? J’ai demain 1 colis, je vous dirai lequel dans ma prochaine lettre, ils sont bine plus longs à nous parvenir en ce moment. Je pense quelquefois à mon retour, à la joie de vous revoir, quand cela sera-ce (!!) ? Je lis L’Imitation, on trouve toujours quelque chose pour les situations que l’on traverse. Nous recevons ici Paris-Soir, Le Matin, La Gerbe, Je suis Partout. On se tient au courant comme on peut. Embrasse les petits de ma part, vous devez êtres tous réunis à Senlis, mais vous devez penser aux absents ! Vous promenez-vous en forêt ? Les Herbet sont-ils à Senlis ? Je vous embrasse tous de tout cœur, si cela pouvait être pour de vrai bientôt. Avez-vous des nouvelles de Nounou ?
12 août 1941

Ma chère Odile,

La poste marche mal en ce moment. Plus de nouvelle de vous depuis la carte de Maman du 13 juillet reçu le 23. J’espère que tout va bien. Reçu colis de Maman du 15 ; le veau était très bon et beau, livre de Droit, très intéressant. Ici pluie sans arrêt, est-ce pareil à Senlis ? Vais toujours bien. Les gendarmes et postiers ont été libérés ce matin, à quand mon tour ? Ne m’envoyez plus que de temps à autre des livres. Il y a ici 1 bibliothèque bien composée. Peux-tu m’envoyer Le Chasseur français si cela paraît encore. Et Jean, toujours rien ? J’ai toujours espoir, mais c’est long. Sommes attaqués par les puces. J’ai vu que les travaux de Senlis n’étaient pas commencés ! C’est comme avant, des projets, et pas de réalisation. Donne-moi des nouvelles de vos santés. Êtes-vous toujours à Senlis ? Je pense bien à vous et vous embrasse tous. Que deviennent les petits et Bernard ?


18 août 1941

Ma chère Maman,

J’ai été comblé cette semaine, par rapport à la précédente, lettres d’Odile et de Geneviève m’annonçant la bonne nouvelle. Je lui ai envoyé une carte à Boissanté. Est-ce pour raison de santé qu’Y. Guillemot (*) a été rapatrié ? Bien reçu colis d’Odile avec petit sac Gibbs (farine, cacao, tout très bien). J’ai récupéré le mouchoir enveloppant le sucre. Vendredi dernier, fête de l’ Assomption, ai pensé à vous à la messe de 8h. Cela va bientôt faire 2 ans de la mobilisation ! 2 ans de jeunesse perdus. On a recensé ici aux aviateurs, pour les libérer sans doute. On parle aussi des pères de 3 enfants. Basselier a reçu 1 dossier de Croix-Rouge pour mal de foie, mais ne sait pas si cela marchera. Il a été quand même examiné par le médecin allemand. N’y aurait-il rien à faire pour mon ancienne congestion pulmonaire ? Geneviève me dit que ma bécane est à Paris, c’est 1 bon résultat, et je remercie Papa qui s’en est occupé. J’ai bien fait, vois-tu, de ne pas vouloir me séparer de mes vieux vêtements, quand tu me disais de les donner (du moins s’ils n’ont pas disparu ?). Pouvez-vous me conserver des timbres-poste, qui circulent en ce moment en France, pour ma collection, mais surtout ne pas en acheter exprès. Le rationnement en tabac à Paris, fait rechercher les mégots, c’est tout à fait comme ici, l’année dernière, nous gardions nos vieux clops, triste souvenir ! Condoléances aux Coudert (*)! C’est 1 calamité. Mon petit doigt me dit que tu es très maigre, ménages-tu ta santé ? N’en f ait pas de trop, ma petite Maman, et ne te fait pas trop de bile ainsi que Papa, il faut avoir confiance. Avez-vous des nouvelles de Mgr Rivière (*), de Nounou ? Merci à Odile de s’occuper du phono, et d’avoir rapporter le colis de livres ; elle peut l’ouvrir et lire Autant en emporte le vent qui est très bien. Veux-tu m’envoyer le plus vite possible 1 gilet de corps à trous, genre Rasurel, surtout qui ne gratte pas la peau, les miens sont en lambeau. Les anciens combattants ne sont partis de Munster que le 14 août pour la France. Que fait Marcel ? Travaille-t-il toujours à la maison Auguste-Dormeuil : il ne doit y avoir rien à faire ! Ici temps froid et chaud, à rapide changement de température très désagréable. Vais toujours bien ; Cécile est-elle à Châtillon-sur-Seine ? Jusqu’à quand ? J’ai lu les documents de l’état-major français saisis à la Charité-sur-Loir : il apparaît clairement que les Anglais, tant en Norvège qu’en Belgique, n’ont rien fait pour nous soulager et au contraire nous ont laissé tomber, désobéissant aux ordres de l’état-major français. Portez-vous des chaussures à semelles de bois ? Il paraît que les femmes se teignent les jambes pour économiser les bas ? Mes amitiés à Marchal et à Y. Brunet, quand Odile les verra. Jean écrit-il souvent ? Je me débrouille pour avoir le plus de lettres possibles à vous envoyer. Bien souvent les journées pèsent et sont lourdes à passer. Je m’entends très bien avec Schleiter, et nous nous promenons souvent ensemble, nous consultant de nos ennuis communs, le moral a quelquefois besoin d’être remonté. Je vous suis souvent par la pensée. Je t’embrasse, ma chère Maman, ainsi que Papa et les sœurs, et les petits. Geneviève les emmène-t-elle avec elle ?

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