2. Le voyage et mon séjour








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points du programme de Daniel n’a été réalisé (plus de la moitié du programme n’a pas été réalisé).
Durant tout mon séjour, on n’a visité qu’un seul cybercafé, celui situé à proximité du domicile de Daniel.

Il n'y a pas eu de "Prise de contact avec les fournisseurs d’équipements informatiques et autres pour connaitre les prix réels".

Ni de vraie "Rencontre avec le Vice Doyen de la Faculté des Science et Technique de l’Université", ni de conférences à l’Université.

On n’a visité qu’une seule ferme, un élevage de poule situé à proximité. Et l’homme ne semblait pas être l’ami de Daniel.

Je n’ai jamais visité de coopératives de femmes, ni rencontré ces femmes.
Durant mon séjour, je n’ai donné qu’une conférence, intitulée « Qu’est ce que le Développement Durable ? », malgré mes demandes renouvelées pour en donner plusieurs sur différentes termes (sur les arbres et forêts, sur le développement durable etc.).

Nous n'irons pas visiter, non plus, le Parc National de la Pendjari.

Finalement, je n’ai visité que la centre Songhaï, le samedi 21 mars, vers la fin de mon séjour (et suite à mon insistance)140.
Daniel justifiera la non atteinte de la plus de la moitié des objectifs, par le fait que je n’avais pas d’argent et que donc cela empêchait leur réalisation (cela a été particulièrement le cas pour la visite du Parc National de la Pendjari, annulé parce qu’on avait plus le temps _ à force de reculer sans cesse sa programmation _ et parce que Daniel me demandait encore 200 € de plus).

Quant aux visites des coopératives de femmes, j’ai toujours refusé, par principe, d’avoir à les payer à l’avance, une condition posée par Daniel pour pouvoir les rencontrer (dans son esprit « il trouvait cela normal »).
Je suis souvent très dérouté par les diverses apparences que prend Daniel. Par exemple, lorsqu’il joue au football dans la courette en terre battue, située face à son domicile avec les membres d’ABJED, il paraît joyeux. Il plaisante avec eux, il paraît humble. Puis, mystérieusement, il peut changer du tout au tout et devenir paranoïaque, dur.

Daniel me dit détester agir dans l’urgence et la précipitation quand je lui mets la pression. Mais lui-même a agi dans la précipitation, lors des achats informatiques, en me mettant la pression.

Face au caractère déroutant de Daniel, j’ai presqu’envie d’écrire un livre intitulé « Qui croire ? Que croire ? Où est la vérité ? ». Car au risque de paraître idiot ou naïf, je préfère l’honnêteté et ne pas avoir à « truquer » (ni d’être dans la représentation face à autrui).
Jeudi 20 mars 2014
Cette nuit, Daniel a voulu dormir dehors, à la belle étoile. Mais il s’est enrhumé à cause de la rosée ( !).
Dans la salle de cours, Daniel et les membres ont installé, la veille, plus de 30 chaises, ayant été louées.
Aujourd’hui, plus de 30 membres d’ABJED, tous habillés d’un tee-shirt vert neuf, sont réunis dans la salle de cours, pour assister à ma conférence « Pourquoi Préserver la Biodiversité ? ». La salle est pleine à craquer.

Daniel m’a donné juste 45 mn pour cette conférence et 15 mn pour la séance de discussions, qui suivra, avec l’auditoire. Je suis motivé. Les auditeurs sont captivés. Et la séance de questions réponses durera plus de 30 mn, au cours de laquelle il jouera le rôle de « modérateur ».

Le vidéoprojecteur, que j’ai offert à ABJED, m’a pas mal aidé141.
A la fin de ma conférence, Daniel intervient. Il explique à l’auditoire les raisons des conflits hommes – animaux, par la destruction de l’habitat des animaux et par la déforestation. Il parle du système SVC, d’embocagement etc. Il déclare « La nature est un bien commun. Elle n’est pas à vendre »142.

Daniel apparaît, devant ses « ouailles », comme un des rares béninois ayant une vraie conscience écologique.
Daniel m’explique qu’avant le vidéoprojecteur, il était obligé de faire imprimer et d’utiliser des polycopiés pour donner des cours à ses élèves.

Durant toute la séance, Daniel et Julien passeront leur temps à prendre des photos, avec mon appareil ou l’appareil que j’avais offert à Daniel. Ces photos sont destinées à être mises en ligne sur le site Facebook et le blog d’ABJED143.
Le midi, les membres apportent plus de 30 assiettes et couverts, une énorme bassine remplie de riz fumant et une autre remplie de saucisses _ toute cette nourriture ayant été préparée par Maman Zanvo et Joséphine. Tous les membres, Daniel et moi déjeunons tous ensemble. Après le repas, le bureau d’ABJED (Daniel, Julien, Edwige) se réunira discrètement (je n’aurais pas le droit d’assister à leur réunion).

Edwige, qui est une assez jolie femme coquette, est sur son « trente et un », vêtue d’une robe moulante élégante, tombant jusqu’en bas de ses pieds. Cette robe, d’un style chinois, pourtant en jean, constellée d’étoiles, lui donne un port d’une princesse (elle a revêtu le haut de son buste avec le tee-shirt vert ABJED, que Daniel a commandé).
L’après-midi, visite du jardin botanique :
Tous les membres et participants à la conférence de ce matin avons rendez-vous, vers 15h, devant l’entrée du Jardin Botanique et Zoologique de l'Université d'Abomey Calavi144 145. Beaucoup ne sont pas ponctuels.
Sous les Acacia auriculiformis (famille des Mimosaceae), sous lesquels nous nous abritons du soleil, de jeunes couples d’étudiants discutent.

Le sol sous les Acacia auriculiformis146 est recouvert des gousses spiralées de ces arbres.
Juste après le portail d’entrée du jardin, se trouve un coin buvette, restaurant, terrasse plutôt sympathique.
Nous sommes rejoints par notre guide, Monsieur Gildas AHOUIGNAN.

Il nous indique que le Jardin Botanique et Zoologique, un parc de 15 ha, a été créé, en 1970, par le Professeur Edouard ADJANOHOUN, 1er recteur de cette université147. Ce jardin148 porte son nom.

Puis, sous le régime marxiste de Mathieu Kérékou, à partir de 1972, ce jardin a été laissé complètement à l’abandon, jusqu’en 1995, date à laquelle a été décidée sa rénovation.

A l’entrée du jardin, notre guide nous montre des frangipaniers149 (Apocynaceae) couverts de jolies fleurs, soit blanches (Plumeria alba), soit rouge (Plumeria rubra).

Notre guide nous explique que le Filao (Casuarina equisetifolia) _ qui borde de belles allées dans ce jardin _ est utilisée pour traiter les crises de drépanocytose.

Que l’arbre du voyageur, le ravenale, ravenala ou ravinala (Ravenala madagascariensis, famille des Strelitziaceae) est utilisée pour l’hypotension.

Il nous présente un badamier (Terminalia catappa, famille des Combretaceae), facilement identifiable par ses grandes feuilles ovales150.

Le faux ashoka (Polyalthia longifolia, famille des Annonaceae) ou Arbre-mât des Indes, un arbre ornemental _qu’il nous présente _, serait utilisé pour le traitement des infections septiques151 et de la fièvre typhoïde.

Notre guide, qui est en même temps botaniste, nous montre que ce que nous prenions pour les feuilles de l’Acacia auriculiformis est en fait un un phyllode (un pétiole152 élargi en forme de feuille) terminé par la feuille bipennée.

Puis, il nous présente un kinkeliba (Combretum micranthum, famille des combrétacées), utilisé comme antipaludéen.

Puis, il nous présente le "fruit miracle" ou "fruit miraculeux" (Synsepalum dulcificum) est une espèce d'arbres de la famille des Sapotaceae, originaire d'Afrique de l'Ouest. La pulpe du « fruit miracle » a la propriété de recouvrir les papilles gustatives de la langue, ce qui neutralise l’acidité de tout autre aliment, tel par exemple le citron, durant environ 2 heures153.

Puis, il nous montre des plans de basilics (Ocimum basilicum, famille des Lamiacées), cultivée comme plante aromatique et condimentaire.

Puis, Puis un Eucalyptus Radiata, utilisé comme antitussif.

Puis, la Centella asiatica, une plante herbacée (famille des Apiaceae), originaire d'Asie et d'Océanie, utilisée comme plante médicinale (que nous avons déjà décrite au début de ce récit).

Puis, un grand arbre, menacé au Bénin, l'iroko (Milicia excelsa154 ou Milicia regia, famille des Moraceae), qui fournit un bois exceptionnel.

Puis, le dartrier ou casse ailé ou herbe à dartre (Senna alata ou Cassia Alata155, famille des Caesalpiniaceae ou des Fabaceae ?) est une plante arborescente (arbuste), aux fleurs jaunes d’or dressées en épis caractéristiques, connue pour ses propriétés médicinales (utilisée contre les maladies du foie etc.). Selon notre guide, il serait aussi utilisé pour la production des vers de terre.
Nous arrivons dans la partie zoo du jardin. Les animaux sont emprisonnés dans des cages étriquées, sombres et vétustes. Aucune activité ludique (jeux) n’est proposée pour occuper les animaux. Un zoo d’un autre âge, une conception de zoo qui n’a plus court en Europe, que dénoncerait Brigitte Bardot.

On y trouve un jeune babouin (tout seul), des varans du Nil, des crocodiles du Nil, des tortues …

Au fond de grands puits profonds (d’autant moins 5 m de profondeurs, sans lumière, si on le l’allume pas pour les touristes) sont enfermés, dans l’un, un naja cracheur ou cobra cracheur à cou noir (Naja nigricollis, famille des Elapidae) et dans l’autre, un python de Seba (Python sebae, famille des Pythonidae).

Pour impressionner le public, notre guide jette une souris dans fosse du cobra. Ce dernier se jette tout de suite sur la souris et lui injecte son venin. La souris couine puis meurt. Puis notre guide jette un gros lapin dans la fosse du python. Le lapin tape des pieds, mais le python, qui tourne d’abord autour du lapin, l’ignore ensuite (peut-être n’a-t-il pas faim). Je n’aime pas ce genre de spectacle, exempt de cœur, dont le but est juste de faire du sensationnel.
Puis, Monsieur Gildas AHOUIGNAN nous fait découvrir l’hysope africaine (Newbouldia Laevis, famille des Bignoniaceae), un arbuste, dont les feuilles, en tisane, sont antiamibiennes, purgatives et vermifuges156.

Puis, le bassin des plantes aquatiques (dont j’ai oublié le nom), dont l’une est une plante de mangrove Acrostichum aureum ("fougère dorée" en français, Famille des Pteridaceae).

Puis, un caïlcédrat (Khaya senegalensis), un grand arbre de la famille des Méliacées, également appelé acajou du Sénégal, utilisé en menuiserie, pour faire des pirogues et comme plante médicinale contre paludisme, les maux d'estomac, les maux de tête, comme fébrifuge157 ...

Il finit la visite en nous présentant quelque plantes d’ombre (ou sciaphiles), placées sous ombrières, comme les orchidées et les fougères épiphytes …
Au retour de notre visite, Daniel me présente sa nouvelle idée, l’idée d’un « trophée vert », une épreuve sportive, lancée par ABJED, pour sensibiliser à l’environnement.
Daniel se plaint que beaucoup d’ONG n’ont pas de curiosité et ne se limitent qu’à leur(s) propre(s) solution(s).

Or une des qualités de Daniel est qu’il comprend toujours très vite [en tout cas les solutions techniques].

Souvent, je regrette que tout le monde ne soit pas surdoué et que beaucoup ne comprenne pas instantanément tout chose.

Et ce qui est pire est qu’un bon nombre de personnes ou d’organisations combattent, a priori, les idées qu’ils ne comprennent pas.
A la télévision, une publicité pour « Aquatabs ». Selon celle-ci, un comprimé d’Aquatabs peut purifier 20 litres d’eau, au bout de 30 mn. Aquatabs est conditionné en boîtes de 10 comprimés, vendue 125 F CFA (0,19 €).

Une autre présente les pâtes Chouchou, nouilles instantanées, un produit des Grands Moulins du Bénin (GMB).
Une émission, sur l’ORTB, présente la préparation de la Journée Internationale des Forêts, qui aura lieu à Porto-Novo. Un intervenant se plaint du fléau des braconniers, tuant éléphants et rhinocéros, pour leur ivoire et cornes, au Bénin, en particulier dans le Parc National de le Pendjari.

Dans le "Forum du Jour" sur la télévision BB24, une militante écologiste, Madame Zinatou Kora Zaki158, dénonce les massacres des éléphants et des hippopotames dans le Parc de la Pendjari. Elle affirme qu’il n’y a plus de forêts au Bénin ( !). Les journalistes de BB24 lui répondent qu’il y a eu la loi du 14 janvier 2013, promulgué en août, réformant le code foncier et domanial. Elle dit que cela ne change rien. Elle accuse le pillage étatique, par les agents forestiers, des forêts du Bénin. Elle affirme que les ramifications du trafic du bois vers la Chine remontent au plus haut sommet de l’état. Les journalistes de BB24 tentent de l’inciter à modérer ses propos. Mais elle insiste, affirmant qu’elle en a la preuve, qu’elle est prête à retourner en prison pour cela, puisqu’elle a déjà été emprisonnée durant 6 mois pour avoir dénoncé ce trafic et qu’elle n’a désormais plus peur de la prison.
Plus tard je tenterais de me renseigner sur cette militante écologiste. L’ONG béninoise « Nature tropicale » me donnera alors les précisions suivantes, dans un mail du 21 avril 2014 :
La collègue militante responsable d'ONG qui a été emprisonnée pour avoir dénoncé l'exploitation abusive des forêts et l'exportation du bois [illégal] du Bénin est Madame Zinatou Kora Zaki. Elle continue la lutte avec nous, mais avec beaucoup de difficultés (intimidations, harcèlements juridiques et policiers, répressions des militants dans les 2KP).

Aux dernières nouvelles les exploitants sont royalement installés dans les forêts, à présent, et exploitent tout ce qui reste impunément et avec la complicité de tous. Leurs camions n'hésitent pas à écraser les paisibles citoyens dans les villages des 2KP [2KP = région du Bénin].
Selon je journal télévisé, le taux de planification familiale au Bénin serait faible, inférieur à 10 % ( !).

12% seulement des agriculteurs béninois seraient mécanisés.

Un décret gouvernemental autorise maintenant un béninois à renoncer à sa nationalité béninoise, s’il le veut ( !).
J’apprends que l’ancien dictateur [souvent impitoyable] du Bénin, Mathieu Kérékou, a fondé la Fondation Mathieu Kerekou qui œuvre pour la diffusion de la Culture de la Paix, l'unité et le développement, au bénin, en Afrique et dans le reste du monde.

Fin 1989, lors de la "Conférence Nationale", dirigé par Isidore de Souza (dont nous avons déjà parlé dans notre récit), qu'il avait consenti à convoquer, Kérékou avait accepté d’ouvrir la voie au multipartisme, sous la pression des événements. Lors de cette conférence, il avait fait "amende honorable", affirmant, la bible à la main, avoir renoncé à l'athéisme et être devenu chrétien. Depuis, il est devenu pasteur évangélique159.
Pour lutter contre la corruption, la loi béninoise impose aux entreprises 4 cahiers comptables : le grand cahier, le bilan, le compte de résultat et le ?160. L’absence d’un de ces cahiers expose, sinon, l’entreprise à une sanction de 100.000 F CFA (152 €). Mais ces mesures sont-elles suffisantes ? On peut en douter, avec les nombreuses histoires de corruptions relatées à la télévision. En Afrique, le fléau de la corruption semble être comme un panier percé ou le tonneau des Danaïdes, qu’on tente de remplir, sans fin pour aucun résultat. Pourtant, selon la chaîne de la télévision Afrique24, dans un de ses forums du matin récent, le Bénin ne serait pas le pays le plus corrompu161 et aurait un certain nombre d’atouts _ comme la qualité de sa main d’œuvre (ingénieurs, médecins …).
Dans le forum du jour « innovation et développement » sur Matin BB24 sur les nouvelles technologiques, l’intervenant, M. Vladimir Sani-Agata, du Club innovation, un « geek » passionné par les TIC162, parle d’une application pour Smartphone, M-FARM, développée au Kenya, donnant des informations, à jour, sur le marché et permettant de relier les agriculteurs aux acheteurs163. Grâce à elle, les agriculteurs peuvent connaître le prix de vente des produits agricoles et la météo du jour.

L’application mPedigree, développée par un Kenyan, elle est destinée, à mettre fin au commerce illicite de médicaments contrefaits et à permettre aux utilisateurs de vérifier la sécurité de leurs médicaments164.

Toujours selon lui, il existe un bus au Kenya, destiné à diffuser l’informatique dans les zones rurales.

Pour lui, l’e-commerce va créer de la richesse dans le monde.

Selon le Mckenzie Global Institute (ou selon le McKinsey Global Institut ?), la politique des nouvelles technologies au Sénégal devrait augmenter son PIB de 30% (!).

Sur ce modèle, il faudrait créer un fond national d’innovation au Bénin.

Les Universités de Sandford et Berkeley ont des cours d’innovation. Pas au Bénin165.

Selon lui, pour créer ou gérer une entreprise, on peut trouver des logiciels gratuits sur Internet et des modèles de business plan (plan financier) sur Internet166.
Problème : 70% de la population du Bénin est analphabète. Et la pénétration d’Internet n’y serait que de 4%.
Dans une autre, on annonce que le prix des haricots blancs, au kg, varient actuellement entre 335 F CFA (0,51 €) et 650 F CFA (0,99 €).

Un documentaire présente « l’épi-centre », le PIA de Gohomey (à Djakotomey), regroupant une salle de réunion, une salle de stockage des produits agricoles et un point de vente … pour permettre le développement cette commune.
Sur l’ORTB, est présenté un projet d’importation, par avion, de ressources génétiques bovines à partir du Brésil, pour renforcer les races bovines du Bénin. Pour cela, le gouvernement, via le Projet d'appui aux filières lait et viande (PAFILAV), a importé 90 génisses laitières pleines et 10 taureaux. A terme, il importera 200 bovins de la race brésilienne Girolando167. Chaque génisse a été acheté 4.500.000 F CFA (6.840,00 €) l’unité. Et chaque taureau 5.350.000 F CFA (8.132,00 €) l’unité. Ces bovins seront attribués prioritairement aux éleveurs béninois pratiquant l’élevage intensif, ayant une étable, un point d’eau, faisant de la culture fourragère et disposant d’une source permanence d’électricité.

Chaque bovin coûtera 12.500 F CFA (19,00 €) de frais vétérinaire (par an ?) et 750 F CFA (1,14 €) d’aliments par jour.

Le Brésil a fourni les certificats zoo-sanitaires et tous les bovins sont vaccinés.

Le but étant de les croiser avec les races locales africaines Borgou & Lagunaire168 169.
Un documentaire présente M. Martial KOUDERIN _ président de CREDI-ONG que j’ai déjà rencontré. Celui-ci indique qu’après ses études, il s’est installé en tant que pisciculteur, dans la Réserve naturelle communautaire de la Sitatunga, et qu’avec son entreprise, il a gagné le « concours défit jeune ». Martial montre calmement ses bassins et ses poissons. Il parle du Musée vert, inauguré en 2009.
A aucun moment, il ne présente, dans le film, l’ONG CREDI-ONG, ses membres ou le fait que tout ce qui a été construit dans cette vallée l’a été grâce aux financements de l’UICN Hollande et de « Brot für die Welt ». Ce documentaire donne l’impression que M. Martial KOUDERIN a tout fait et est à l’origine de tout. Or cette présentation des faits me gêne beaucoup. Je ne trouve pas cela honnête.
Un documentaire, sur la construction des « épis de Siafato », destiné à la protection de la côte Est de Cotonou, explique que l’érosion des plages autour de Cotonou est liée à : a) un excès de prélèvement de sable sur ces plages, b) et à une disparition des apports d’alluvions, suite à la construction du barrage Nangbeto, sur le Mono, une grande rivière du Togo.
Un reportage relate le cas d’une femme congolaise violée, torturée, atteinte par le VIH suite à son viol et qui ne peut recevoir de médicaments pour traiter son VIH (car trop pauvre). Parlant du sort des victimes comme elles ignorées par le gouvernement congolais. « C’est pitoyable ! » dit-elle, en accusant gouvernement du Congo170.

Une mauvaise surprise :
Je viens de découvrir que la fine couche de verre tactile de deux tablettes tactiles171 est déjà cassée, les rendant inutilisables (!). Or je croyais que ce verre était blindé ou renforcé. Mais il n’en est rien. Visiblement, celles-ci sont trop fragiles contre les chocs. C’est donc, pour moi, l’échec de mon projet d’une « salle informatique légère ambulante pour les gamins africains ». Je suis consterné. Dans la vie, il y a vraiment une loi de l’emmerdement maximum. Je me dis qu’il faudrait demander aux constructeurs (Saint-Gobain ? Bayer ? …) que cette partie soit réalisée en verre feuilleté épais ou en polycarbonate épais (blindé).
Le ciel est noir : il y aura peut-être un orage pour cette nuit.
Samedi 22 mars 2014 :
Dans la nuit, 2 coupures de courant. On entend les stridulations de grillons ou de sauterelles. Toujours pas d’orage.
Nous partons au milieu de la nuit, à 5h, en moto, vers Porto-Novo. La nuit reste chaude.

Les dames-jeannes d’essence, au bord des routes, éclairées par en dessous par des lampes LED, émettent la mystérieuse et diaphane lumière verte ou jaune d’un lumignon. L’ensemble de ces éclairages constitue un assez joli spectacle.

Sur la route à 4 voies qui conduit, pour une de ses branches au Nigéria et pour l’autre à Porto-Novo, est aussi installé un péage (comme sur la route conduisant à Ouidah et au Togo). Nous-mêmes, en moto, n’avons rien à payer.
Vers 7h, nous arrivons devant l’entrée principale du Centre Songhaï, but de notre voyage.

Le soleil se lève vers 7h45.
Visite au centre Songhaï de Porto-Novo (Bénin) :
Le compte-rendu (CR) de notre visite à ce centre (au format Word ou pdf) peut être téléchargé à cette adresse :
http://benjamin.lisan.free.fr/developpementdurable/Visite-au-centre-Songhai-de-Porto-Novo_Benin.doc

http://benjamin.lisan.free.fr/developpementdurable/Visite-au-centre-Songhai-de-Porto-Novo_Benin.pdf
On trouvera aussi toutes les photos, que j'ai prises du centre Songhaï de Porto-Novo, à cette adresse : https://www.flickr.com/photos/117537802@N02/sets/72157644032468754/
Note : Toutes ces photos sont commentées, permettant d’illustrer le compte-rendu de cette visite.
Des citoyens du Malawi, venus spécialement de leur pays, visitait avec nous le centre.
La visite de Songhaï m’a épuisé, inexplicablement, et je me sens affaibli.
Après la visite de Songhaï, nous allons rendre visite à la sœur de Daniel. Son immeuble délabré est situé dans un quartier reculé de Porto-Novo, près du siège national de l’église vaudou (des statues vaudous sont disposées devant ce siège). Sur un mur, aux peintures craquelées, est posé un poster présentant l’image d’une maison de rêve et d’une Ferrari, contrastant avec la « sobriété » du décor de son appartement. Sur celui-ci est inscrit ces mots : « Avec Dieu tout est possible ».
La sœur de Daniel est femme au foyer, tandis que son mari (qui ne restera pas avec nous) est professeur d’histoire-géographie dans un lycée. Elle élève deux enfants, Boris et Joyce, une fillette de 8 ans et un vrai garçon manqué.

Sa mère me dit qu’elle-même quand elle était jeune, elle était aussi garçon manqué et faisait beaucoup de sport.

J’éprouve le sentiment d’un gâchis pour ces femmes _ comme elle et Joséphine _, ayant fait des études et devenues femmes au foyer.
Elle me reçoit bien, veut me faire plaisir et me gave de nourriture, comme le fait « maman Zanvo ».

Comme j’ai très soif, elle va me chercher de l’eau au puits communautaire (situé en bas de l’immeuble).

Mais, je suis soudainement malade et ressent un « haut-le-cœur ». Je ne peux rien avaler. J’en suis désolé.
Ensuite, nous visitons le fort intéressant musée privé Da Silva de Porto-Novo des arts et de la culture afro-brésilienne, créé par M. Urbain-Karim-Elisio da Silva, en 1998, et logé sa jolie maison ancienne à véranda surélevée, de type colonial _ visiblement, la maison d’une famille riche. Le musée, porté par piliers, comprend trois galeries et un bâtiment central construit par les Aguda, esclaves revenus du Brésil à la fin du XIXe siècle. Les collections sont constituées d'éléments du patrimoine afro - brésilien. Y est mis en valeur de la mémoire et du patrimoine de l'esclavage et la culture afro-brésilienne. On y trouve les photographies réalisées par Pierre Verger à Bahia et au Bénin ou encore les illustrations des relations de voyage françaises au Brésil du XIXe siècle. Il abrite aussi une collection d'objets hétéroclites depuis des costumes traditionnels du Vaudou jusqu'à des automobiles et des œuvres, dont un masque Zangbéto en ferronnerie.

Selon un panneau explicatif, le pape Nicolas V aurait autorisé l’esclave172.
Dans les avenues, des karités comme arbre d’alignement.
Son guide nous présente un ficus (Ficus exasperata173), appelé encore figuier papier de verre174, dont les feuilles sont râpeuses et servent de papier de verre.
A la sortie de Porto-Novo, Daniel me montre la villa gigantesque (un immense palais) du principal opposant au Président Boni Yayi, M. Adrien Houngbédji, située sur les hauts de la ville. Il ne serait entaché d’aucune corruption,d’aucun détournement. Il est le président du PRD, le Parti du Renouveau Démocratique.

Daniel me dit qu’il votera pour lui.
On découvre le bâtiment inachevé du futur Parlement, construit en bordure de la lagune et du fleuve Ouémé. Il ne sera achevé parce qu’au moment de sa construction, ses promoteurs ont constaté que les fondations du bâtiment n’étaient pas stables et s’enfonçaient dans la terre argileuse du bord (sans compter les risques d’inondation du fleuve). Cette bagatelle aurait coûté 12 milliard de F CFA (18.240.000 €). Je pense qu’il faudrait transformer le Palais de l’Assemblée nationale en œuvre d’art. Ou bien planter des pilotis très profonds qui soutiendraient le bâtiment ou bien le faire reposer sur une série de flotteurs (!) (ou bien réfrigérer le sol en permanence, solution coûteuse (!)).
Une voie de chemin de fer, à écartement métrique, parallèle à la route à 4 voies (reliant Cotonou à Porto-Novo) semble être abandonnée. A mes yeux, c’est un vrai gâchis. Déjà, on pourrait y faire circuler des draisines privées comme au Cambodge.

Les vaches des races locales, paissant dans les prés bordant l’autoroute, semblent vraiment petites. Je comprends pourquoi le gouvernement veut importer la race bovine girolando (d’un plus grand gabarie et plus productive).
Dans Cotonou, j’observe la construction de plusieurs mosquées175.
A notre retour, pour remercier Madame Zanvo, pour toutes ses attentions à mon égard, je voulais lui acheter une bouteille de vie. Je la trouve exemplaire, pleine de compassion. Mais pertinemment, Daniel me conseille de lui acheter un foyer amélioré. Sur le boulevard, il arrive à le négocier à 4000 FCA.

Daniel ne dit que, comme Madame Zanvo est une des femmes les plus riches du quartier, elle suscite des jalousies.

(Le mot « riche » est somme toute très relatif).
Aux actualités sur BB24 ou Canal 3, on relate le contenu de l’article du 19 mai, paru dans le n° 1492 du journal « L’indépendant ». Dans ce dernier, le journaliste, M. John Akintola, accuse le président de la SBEE d’avoir détourné 1 milliard de F CFA (1.520.000 €).
Ce soir, dans la courette, certains discute de la turbine à gaz, installée_ par la SBEE _ à Cotonou, pour produire de l’électricité, qui aurait coûté 44 milliard de F CFA (66.880.000 €) et qui aurait éclatée puis pris feux, à cause d’une mauvaise gestion ou maintenance (!). En plus, le fioul des centrales électriques est détourné, raison des délestages.

Selon eux, le président Boni Yayi est en-dessous de tout.

L’ORTB annoncé l’arrivée au Bénin de millions de comprimés antipaludéens offerts par USAID. Mais on ne les voit jamais. Ils sont détournés, ainsi que les moustiquaires imprégnées (aussi offert par USAID). On les retrouve en vente sur les marchés.

Ici les journalistes ne sont pas mis en prisons mais son menacés.

Jocelyn ( ?) déclare que « Je t’aime » est le plus grand mensonge.
L’ORTB commémore actuellement la vie de M. Sourou Migan Apithy, 2ème président de la République du Dahomey, du 25 janvier 1964 au 27 novembre 1965, date de son renversement par un coup d’état. Selon ce documentaire, il présenté comme un président intègre, avisé et sage.
Une émission parle du Père Francis AUPIAIS auteur du livre « La religion des Dahoméens »176.
J’avais offert à Christiane (la vendeuse ambulante) une nouvelle rampe de lampes LED, la sienne ayant grillée.

Elle me remercie en m’offrant une grande bouteille de jus de pamplemousse.

J’apprends que Christiane est en classe de 1ère D. En fait, elle est vendeuse la nuit, pour pouvoir payer ses études.

Le soir même (dans la nuit), Daniel et moi allons lui rendre visite à sa petite échoppe (le long d’une route).
Je me couche assez malade, comme si j’avais une forte angine ou une grippe. Je me demande si j’ai attrapé cette maladie à cause de la poussière de la route (et du courant d’air, je n’avais que ma chemise, sur le dos, lors de mon voyage, à arrière la moto de Daniel, à 5h du matin) ou à cause de l’eau de la pompe ou à cause du rhume de Daniel.
Dimanche 23 mars 2014 :
Toujours de longues coupures de courant : déjà cette nuit vers 3h, et depuis 14h30.

Il est 20h et la coupure continue toujours. Il faudrait un miracle divin pour arrêter ces coupures.
J’ai remis le foyer amélioré à Madame Zanvo, qui me remercie chaleureusement.

Cela donne le droit à une nouvelle séance de photos en famille.
Madame Zanvo tente de m’apprendre le Fon, en m’écrivant ce petit lexique :


  • Bonjour : Afongandjia

  • Bonsoir : Koudogbada

  • Au revoir : Odàbo

  • Bonne arrivée : Kouwabo

  • A la prochaine : Heyi wédénou

  • Merci : Enà Tchè noué

  • Tu veux manger (la phrase fétiche de Madame Zanvo) : A na dou nouà


Ce soir, je me plains, devant la famille Zanvo, que la saison des pluies n’est toujours pas arrivée, quand, 30 mn après, une forte pluie arrive. Elle dure toute la nuit. Elle a baissé la température de l’air de presque 10°C. Il fait froid maintenant.
Lundi 24 mars 2014 :
Une coupure le matin entre 9h15 et 9h30 et une autre vers midi qui va durer.
Aux actualités, on parle de contestation par l’opposition des listes électorales, mises en place par le Conseil d'Orientation et de Supervision (COS) de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI).

Un milliard de F CFA (1.520.000 €) aurait été déjà investi dans la LEPI. Il y a des villages inexistants qui votent.
Selon Daniel, la démocratie à la radio/TV est vérifiée par la HAC, la haute autorité de la communication. Mais en fait, selon lui, elle fait des enquêtes contre toi (!). Et la télévision montrant le président payant son électricité de sa poche. Il y aussi un Président de la Haute Cours de Justice.

On devrait élire les candidats sur leurs programmes et non parce qu’il a donné un tee-shirt, de la nourriture, voire 5.000 F CFA (7,60 €).

Daniel me dit que son secret est la « positivité ».
Je me dis qu’il faudrait que MEDIAPART apprennent aux journalistes béninois d’opposition au journalisme d’investigation. On bien qu’on créé, ici aussi, les « guignols de l’info », pour développer l’esprit critique des téléspectateurs.
Le directeur de la Société Nationale de Commercialisation des Produits Pétroliers (SONACOP Oil Company177), M. Etienne Rossou (?), aurait détourné de l’argent et aurait été limogé par le chef de l’état178. Cela serait un vieux serpent de mer, datant déjà de 2012 (en 2913, son DG Expédit Houessou avait déjà état limogé). Les limogeages pour détournement de fonds ou emprisonnements pour corruption sont fréquents au Bénin (on peut se demander si ce n’est pas un moyen « astucieux » de se débarrasser d’un opposant politique, comme l’a fait souvent Poutine eu Russie).
Ou encore qu’on peut acheter un rickshaw (encore appelé trishaw ou tuk-tuk ou touk-touk), un véhicule tricycle fabriqué en Inde, pour 1.350.000 F CFA (2.052 €). C’est encore cher pour le Bénin.
Ce matin, les chaînes de TV annoncent que les cours ont repris (à l’Université …), la grève a été suspendue [afin de permettre aux étudiants de terminer leur année universitaire], mais que les revendications des syndicats n’ont pas été levées.
Un documentaire montre qu’Accra, la capitale du Ghana, serait une des villes les plus propres du Ghana179.

En tout cas, les Béninois, eux, ne connaissent pas les poubelles et le recyclage.

La société Bo-Kenema Power Services (BKPS) aurait installé des lampadaires solaires en Sierra Leone.
En fin de semaine, sur Canal 3, il y a une émission qui passe en revue les fautes d’orthographes relevés dans les principaux quotidiens du Bénin. C’est parfois croustillant.
Cet après-midi, nous allons rendre visite à Edwige, dont la maison se trouve à 500 m du domicile de Daniel.

Je découvre que sa famille est plutôt pauvre. Sa maison fait parti d’un lot de 3 maisons, placé dans une cours, où gambadent des poules, autour d’un puits. Daniel me montre quelques expérimentations dans le jardin que cultive Edwige (des essais d’un « goutte à goutte » artisanal, qui ne fonctionne pas, au moment de ma visite …).

Edwige me dit qu’elle voudrait être agricultrice180.
Il y a une coupure de courant cette nuit, ce matin et ce midi (!).
J’apprends, à Daniel, à être soigneux avec son matériel informatique (ce qu’il n’est pas).

J’ai pu tester et configurer181 séparément chaque ordinateur, mais je n’ai pu installer la salle informatique et mettre les ordinateurs en réseau, du fait que Daniel a décidé de mettre les ordinateurs dans la salle où il donne actuellement ses cours. Or pour éviter d’être volé, il faut que cette salle soit fermée par une porte métallique solide. Il a réussi finalement réussi à se construire cette porte aux dimensions de l’entrée de cette salle. Mais il n’a pu trouver à temps un maçon qui peut poser des gonds dans les parpaings entourant cette entrée. Donc, quand la porte sera enfin installée dans son chambranle et fermée à clef, alors les ordinateurs complets pourront être déménagés dans cette pièces et mise réseau, par l’une de ses relations informaticiennes (comme Mahafouss ou autres …).
Finalement, je donne, comme promis, à Daniel, 70.000 F CFA (106 €) pour lui permettre d’ouvrir un compte bancaire associatif pour ABJED, auprès de la Diamond Bank. J’espère qu’il tiendra parole et ne détournera pas cet argent.
Ce matin, j’ai été agacé par une jeune femme, se postant à la porte du local de Théophile, s’adressant à moi, avec aplomb « Qu’est-ce que tu me donnes ? ». Je lui ai immédiatement répondu « Et toi, qu’est-ce que tu me donnes ? ».
Jocelyn me donne la liste de tous les journaux (quotidiens …) du Bénin. Il y en a beaucoup :


  1. La Fraternité,

  2. La Nation (tendance « mouvancier »).

  3. Le Béninois libéré,

  4. La Croix (église catholique),

  5. Le Matinal,

  6. La Pyramide,

  7. La Nouvelle Tribune,

  8. L’indépendant,

  9. La Gazette du Golfe (lié à la chaîne « Golfe TV),

  10. Le Progrès,

  11. Etc.


Selon, le journal « Le progrès », les forêts béninoises se vident (de leurs ressources naturelles).

Il me semble qu’il faudrait apprendre aux Béninois à mettre en place des pépinières, des banques de graines d’arbres (et de plantes alimentaires) _ dans leurs villages _ et à planter 3 graines, à l’emplacement de chaque arbre coupé.
L’émission « Forum du jour » est consacré aux méthodes de contraception.

Une intervenante parle d’abord des méthodes traditionnelles : 1) la toile d’araignée, 2) l’anneau, 3) l’arrêt des menstrues tant que dure l’allaitement …
Le soir, dans la courette, Jocelyn déclare ne pas voir d’avenir au Bénin (ou qu’un avenir sombre, si, par exemple, les routes sont déjà dégradées, avant d’être finie d’être remboursée (comme l’autoroute de Cotonou à Lomé (Togo)182, qui a déjà coûté 2 milliard de F CFA (3.040.000 €)) …
Ce soir, aux actualités, on annonce la garde à vue du directeur de la SBEE, M. Marius Hounkpatin, ainsi que le journaliste, M. John Akintola, qui l’a dénoncé (ce dernier sera libéré durant la nuit _ il a été écouté, puis relaxé et mis sous convocation _, mais pas le directeur de la SBEE)183.
Pour Daniel, l’attaque par la France de la Lybie puis l’aide de la France à Alassane Ouattara, contre Laurent Bagbo, a marqué les esprits en Afrique184. Beaucoup d’Africains pensent que la France a « attaqué » Bagbo, parce que ce dernier aurait bloqué le cacao vers la France (je ne suis pas loin de penser que Daniel y croit). L’Afrique est friande de ce genre de désinformation.
Mardi 25 mars 2014 :
C’est le moment de repartir en France.

Je pense que Bénin, hormis l’agriculture, devrait aussi développer son potentiel touristique, en protégeant mieux ses réserves et son environnement, en y installant des écolodges, en développant un artisanat local qui est déjà un artisanat de qualité (de plus grande qualité que l’artisanat malgache, à mes yeux), des centres culturels ou des halls de l’artisanat.

Il existe aussi des sources thermales, comme celles de Bopa, de Possotomè, de Hêtin-Sota (une source à 54°C dans la basse vallée de l'Ouémé) ..., qui pourraient être valorisées.

Peut-être faudrait-il créer une union douanière et commerciale entre les pays de la côte du Golfe de Guinée : Ghana, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, puis Nigéria ? (grâce au renforcement des liaisons routières et maritimes entre eux ?).
Juste avant mon départ, Julien et Daniel m’offre une petite sculpture en bois représentant la carte du Bénin, une tapisserie de 50 cm x 50 cm représentant des motifs traditionnels béninois (assez jolie) et une petite sculpture en Balsa, représentant le signe ABJED au milieu du contour de la carte du Bénin.

Mais ce balsa est si fragile qu’il se cassera immédiatement.
Mon vol, dans un Airbus type cargo mixte (très surélevé) est à 23h. Il sera peu rempli.

Cet avion cargo sert à transporter les fleurs du Kenya vers l’Europe.

A la douane, on me confisque mon couteau suisse (de prix). Heureusement, un douanier (qui m’a passé ses coordonnées), M. Hubert .., me promet qu’il me le gardera jusqu’à mon prochain retour au Bénin (on verra).
Un technicien de surface de l’aéroport, Léopold, voyant que mon objet en balsa est cassé, se propose spontanément de le réparer. Finalement, il arrivera à le réparer avec de la colle cyanolite et du sable. Il me dit ne gagner que 30.000 F CFA (45,60 €) et avoir 2 enfants.
Arrivé à la gare de Bruxelles Zaventem, je découvre que le Thalys qui doit nous ramener à Paris est annulé. Finalement, un autre partant, de la Gare du Midi, nous conduira à Paris. Dans ce train, je serais assis en face d’un trader ivoirien spécialisé dans le négoce du Cacoa, disant s’appeler David Vincent [ce n’est pas son vrai nom], que je trouve aussez narcissique. Un autre commercial, un canadien anglophone de la société NATRA, aussi spécialisé dans le cacao, est assis à mes côté. Ils s’échangent immédiatement leurs cartes de visite.

Selon ce trader, seulement 30% de l’aide arrive sur place dans son pays, du fait de la corruption.

Il me donne des exemples de ce fléau :

Un de ses amis voulait importer un cargo de riz à Abidjan, mais ce dernier a été bloqué durant 3 mois au large du port. Il a du vendre sa cargaison dans un autre pays.

Lui-même voulait important du lait hollandais et soudainement le prix des taxes douanières ont augmenté sur ce produit.
Epilogue
Je pensais qu’on s’était quitté en bon terme.

Je rédige un compte-rendu sur notre visite à Songhaï (qui n’avait aucun caractère politique).
A mon retour en France, je rédige et envoie rapidement, à plusieurs amis et à Daniel, un mail positif sur son action, ainsi que mon compte-rendu de la visite à Songhaï, que je mets en ligne à cette adresse Internet :

http://benjamin.lisan.free.fr/developpementdurable/Visite-au-centre-Songhai-de-Porto-Novo_Benin.doc

En retour, Daniel m’expédie ce mail (du 3 avrail), ci-après, témoignant d’une certaine paranoïa :


SVP Mr Benjamin ! […]

A quoi serviront vos enquêtes ? [chez Songhaï].

Ne mentionnez plus mon nom et celle de mon association dans ces types messages.

Laissez le jeune guide tranquille et permettez-lui de continuer à gagner son pain à Songhaï.

Nous sommes juste partis, dans ce centre, pour visiter les secteurs d'activités et non pour[y faire] une enquête.

Si vous voulez faire une enquête, je vous prie de contacter directement le Fondateur et les chefs d’État Africains pour voir s'ils sont impliqués. 

Merci pour m'avoir compris.

Daniel.
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