Conférence des Doyens et Directeurs des Facultés et ufr des Sciences Economiques et de Gestion








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Conférence des Doyens et Directeurs des Facultés et UFR des Sciences Economiques et de Gestion

Lyon – mercredi 19 novembre 2008
9h-12h

Sont présents : Isabelle CADORET (Rennes 1), Didier CORNUEL (Lille 1), Pierre COURONNE (Lille 3), Michèle FAVREAU (Angers), Marie-Eve JOEL (Paris Dauphine), Christian LAGARDE (Montpellier 1), Cécile LE CORROLER (Caen), Jacques LE POTTIER (Toulouse), Pierre Henri MORAND (Franche Comté), Stéphane NGOMAI (Nice, Sophia Antipolis), Pierre-Charles PRADIER (Paris 1), Michel ROUX (Paris 13), Olivier SAINT MARTIN (Rouen), Dominique THIEBAUT (Paris 12), André TIRAN (Lyon II), Didier VAN PETEGHEM (La Catho Lille), Ramon VERRIER (Tours 1)



  1. Projet de modification du statut de l’enseignant-chercheur


Introduction par Pierre Couronne (Lille III)

Le décret de 1984 a déjà connu 120 modifications, beaucoup concernant le recrutement.

Les commissions de spécialistes paritaires élues disparaissent. Dans la nouvelle formule, la qualification est maintenue, et un comité de sélection (entre 8 et 16 membres) peut être mobilisé pour chaque recrutement. C’est le Conseil d’Administration (CA) de l’Université qui décide de la composition du comité de sélection et qui en désigne le Président. Un comité de sélection peut être commun à plusieurs établissements.

On peut penser que le système se complique.

Au final, c’est le CA qui décide du recrutement, ce n’est pas un changement mais compte tenu des nouveautés touchant les CA dans le cadre de la loi LRU, on peut se demander comment les choses vont évoluer…

La modulation des services et le rapport d’activité sont des évolutions plus radicales, elles créent des inquiétudes. Les services seront, comme avant, examinés par le conseil de la composante et validés par le directeur de la composante et par le directeur du laboratoire ; ce dernier point étant une nouveauté.
Tour de table sur les Comités de Sélection

  • Globalement, la réflexion est souvent en cours et pas encore vraiment aboutie, sauf dans quelques universités comme Paris I et Franche Comté. Les procédures ne sont pas encore fixées, ne sont pas encore claires, en particulier concernant les modalités d’intervention des Présidents.

  • La solution la plus fréquemment envisagée est la mise en place, à un niveau intermédiaire, d’élections pour constituer un vivier dans lequel le CA « piochera » pour désigner les membres du Comité de Sélection. Autre manière de voir les choses : le niveau intermédiaire élu fera des suggestions pour la composition du Comité de Sélection.

  • Dans plusieurs universités, les anciennes Commissions de Spécialistes sont encore transitoirement maintenues.

  • Dans les universités pluridisciplinaires, les enjeux entre disciplines sur et sous encadrées sont grands.

  • La logique recherche et le pouvoir des Conseils scientifiques semblent se renforcer.

  • Les collègues ne paraissent pas bien informés, impliqués, d’où une tendance à s’aligner « docilement » sur la politique gouvernementale.


Discussion sur le projet de modulation des services

Les tâches administratives sont encore moins reconnues qu’avant ! Dans les faits, la logique recherche (classement de Shanghai) est prédominante et pourrait être renforcée. Il n’est prévu de modulation de service que dépendant des activités de recherche et pas de projets pédagogiques ou stratégiques ! La diversité des tâches n’est vraiment pas prise en compte, la prégnance de la recherche s’accroît encore.

Concernant les services, les 192h sont toujours envisagées en présentiel, autrement dit, les nouvelles tâches ne sont toujours pas reconnues (par exemple, campus numérique, tutorat…)

Il y a un décalage entre le discours et la loi.

Peut-on intégrer les heures assurées dans le cadre du Plan Licence dans les services ? Dans certaines universités, cela se fait.

Le système est pensé pour les sciences dures sur-encadrées !

La loi LRU attribue six missions aux universités, dont deux nouvelles :

  • La formation initiale et continue

  • La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;

  • La diffusion de la culture et l'information scientifique et technique diffusion et information

  • La coopération internationale

  • L’orientation et insertion professionnelle (nouvelle mission)

  • La construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche (nouvelle mission)

Ces missions ne figurent pas dans les mêmes termes dans le projet de décret. Le manque de cohérence apparaît.
La Conférence décide à l’unanimité de diffuser le texte suivant :
MOTION SUR LE PROJET DE DÉCRET DE STATUT DES ENSEIGNANTS CHERCHEURS
La conférence des doyens et directeurs d'UFR, des facultés de sciences économiques et de gestion exprime sa profonde préoccupation en ce qui concerne le projet de décret sur le statut des enseignants chercheurs. La conférence s'étonne que les six missions définies dans la loi LRU (n° 2007-1199 du 10 août 2007) ne figurent pas dans les mêmes termes dans le projet de décret et que celui-ci apparaisse en forte contradiction avec les objectifs affichés du ministère concernant la formation des étudiants et leur insertion professionnelle. Sept points nous paraissent ici essentiels :

1) La modulation des services qui n'est encadrée par aucune garantie d'équité et d'efficacité.

2) La conférence relève que les nouvelles tâches (tutorat, encadrement des stages, tâches administratives, Campus numérique,) ne sont pas prises en compte.

3) Les promotions ne sont encadrées par aucune disposition d'objectivité.

4) La conférence déplore la disparition de la reconnaissance explicite des tâches de management et de gestion des directeurs d'UFR dans le projet de décret.

5) La conférence exprime sa profonde préoccupation pour les universités pluridisciplinaires où les disciplines scientifiques déjà fortement sur encadrées tendent à capter les postes des disciplines de sciences humaines et sociales elles-mêmes fortement sous encadrées.

6) La conférence reconnaît pleinement l'importance de la recherche constate que l'ensemble du dispositif comporte un danger certain de sacrifier la formation des étudiants au seul profit de la recherche, avec une survalorisation du classement de Shanghai qui ne concerne pas ailleurs que quelques universités scientifiques en France (10 au maximum sur les 84 universités).

7) La conférence constate l'émergence d'un nouveau mandarinat reposant sur les seuls critères de la recherche en contradiction complète avec le discours officiel du ministère sur la lutte contre l'échec des étudiants, le développement de la pédagogie et l'insertion professionnelle.

La conférence souligne les profondes inégalités qui existent en termes de financement étatique entre les étudiants. Un étudiant en deuxième cycle universitaire de sciences économiques coûte 3465 euros à l'État,  contre 12 830 pour un étudiant en école d'ingénieur post-bac, et 34 905 pour un élève de l'X. Or, un grand nombre des meilleurs étudiants formés dans cette école se destinent à une carrière dans le privé, voire dans un autre pays. Pourquoi l'État, et donc les contribuables devraient-ils payer pour cette formation ? Ceci apparaît d'autant plus injuste que les élèves des grandes écoles sont pour la grande majorité issus de milieux très favorisés. On assiste de fait à un phénomène de "redistribution à l'envers" : ce sont dans une certaine mesure les classes moyennes dont les enfants étudient à l'université qui payent par leurs impôts la scolarité confortable de jeunes gens « biens nés".



  1. Le statut des composantes


Dans certaines universités, la question des fusions, absorptions…reste posée.

La diversité et la complexité des situations est encore une fois mise en avant.

La Conférence décide de prendre position. La Conférence est très attachée sur la forme (l’appellation) et sur le fond à l’association des deux disciplines « économie et gestion ».
La Conférence décide à l’unanimité d’adresser au Ministère et de diffuser la requête suivante :
MOTION SUR LES Facultés de Sciences Economiques et de Gestion ET LES Instituts d’Administration des Entreprises
Considérant que l'état actuel de l'organisation institutionnelle des formations d'économie et de gestion ne permet pas de remplir efficacement les missions de formation et de recherche de l'université dans ce secteur. La conférence des doyens et directeurs d'UFR et des FSGE se prononce pour la mise en place d'une commission de réflexion à l'initiative du ministère visant à redonner cohérence, efficacité, unité et visibilité aux formations en économie et en gestion au sein des universités qui pourrait déboucher sur des instituts ou des écoles d'économie et de gestion. La conférence souhaite que cette réflexion nationale  se tienne dans les meilleurs délais.

13h-17h

Sont présents : Isabelle CADORET (Rennes 1), Didier CORNUEL (Lille 1), Pierre COURONNE (Lille 3), Michèle FAVREAU (Angers), Marie-Eve JOEL (Paris Dauphine), Christian LAGARDE (Montpellier 1), Cécile LE CORROLER (Caen), Jacques LE POTTIER (Toulouse), Pierre Henri MORAND (Franche Comté), Stéphane NGOMAI (Nice, Sophia Antipolis), Michel ROUX (Paris 13), Olivier SAINT MARTIN (Rouen), Dominique THIEBAUT (Paris 12), André TIRAN (Lyon II), Didier VAN PETEGHEM (La Catho Lille), Ramon VERRIER (Tours 1)



  1. La « masterisation » des formations des enseignants


Introduction d’André Tiran : présentation des enjeux. (Lyon II)

Il existe un risque, surtout pour les facultés de lettres, d’histoire…, concernant la représentation des disciplines, la « vampirisation » des masters recherche par la préparation aux concours.

Les enjeux pour la Conférence : les Facultés de Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) qui ne préparaient pas les étudiants aux concours de l’enseignement peuvent profiter de l’occasion pour ouvrir des formations et récupérer des étudiants intéressants. Les FSEG qui préparaient déjà aux concours doivent consolider les formations en question.
Discussion

Les collègues sociologues ont pris l’initiative dans plusieurs universités.

Un délai supplémentaire sera certainement accordé : remontée des dossiers au ministère pour le 31 janvier.

Le problème du financement des nouveaux parcours ou des nouvelles spécialités est très présent. Le Ministère a affirmé sa préférence pour les parcours.

Compte tenu de la diminution des postes ouverts le nombre des étudiants souhaitant être candidats aux concours CAPES, CAPET diminue lui aussi. En terme d’aménagement du territoire, combien d’Universités en France doivent offrir ce genre de formation ?

La question de ceux qui n’ont pas le concours se pose, quel master leur délivre-t-on ?

La question du calendrier est aussi délicate, le concours ayant lieu en janvier/février.



  1. La lutte contre l'échec en licence


Introduction par Dominique Thiebaut (Paris XII)

La L1 doit être l’année d’intégration, la L2 doit être l’année d’orientation et la L3 doit être l’année du début de la spécialisation.

Il faut améliorer les taux de réussite sans concession (il faut accroître le numérateur ET le dénominateur). Il faut fidéliser les étudiants.

Il faut bien repérer les étudiants sur lesquels doivent porter les efforts. L’orientation active consiste peut-être à réorienter les étudiants qui ne sont pas à leur place (4 de moyenne en S1).

Il est intéressant de « labelliser » le dispositif : par exemple, à Paris II, on parle de l’opération RASSURE

Concrètement : signatures de conventions avec les lycées qui confère des avantages aux lycéens, aux étudiants et aux enseignants référents, c’est-à-dire à ceux qui tissent les liens entre l’Université et le lycée (organisation de cours had hoc, visite des locaux, ouverture de la bibliothèque, réunions d’information…). Les lycéens qui, suite à ces actions, s’inscrivent à la fac bénéficient d’un suivi personnalisé : avant la rentrée, remise à niveau en math, en anglais, conseils d’orientation…

Les groupes de TD en 1ère année sont réduits à 30 étudiants par groupe. Chaque groupe est rattaché à un enseignant référent différent ce qui permet de constituer une véritable équipe d’enseignants autour de la L1. Les étudiants, 20 jours avant la rentrée, pour la pré rentrée, choisissent leur groupe/leur emploi du temps.

Les étudiants « à haut potentiel » sont repérés : on leur propose d’en faire plus, on valorise leurs travaux, les étudiants qui ont des mentions se voient promettre une entrée privilégiée dans les filières à sélection, se voient offrir des stages

Coût approximatif : 200 000€ pour 500 étudiants !
Discussion

Comment motiver les collègues ? Les collègues ont une conscience professionnelle ou pas, il faut repérer ceux qui sont près à s’investir et s’adresser à eux, valoriser leurs actions auprès des étudiants et auprès des collègues. C’est certainement plus pratique, plus efficace si le responsable de la licence, au niveau global, est le doyen.

Si on ne peut pas tout faire, il vaut peut-être mieux mettre l’accent sur les bons étudiants, le « retour sur investissement » est un peu plus maîtrisable.

Pour les relations avec les lycées, il est intéressant de passer par le rectorat, l’Inspection Académique, pour interpeller les proviseurs.

Les étudiants sont deux plus en plus attachés au « symbolique » : remise de diplômes, stage d’intégration, jusqu’au costume des profs ! Sur ce point, on peut trouver des solutions peu coûteuses.

La lutte avec les écoles de commerce ne peut être que brutale et sauvage ! Notamment sur la « chasse » à la taxe, sur l’international, …il faut professionnaliser, voire industrialiser les processus. Sur ce point, là encore, les solutions sont coûteuses.

Les parents d’élèves sont aussi très demandeurs d’informations, les actions les visant ont souvent un grand succès.



  1. Renouvellement du bureau et élection du Président


5 membres du bureau quittent leurs fonctions : Olivier BIENCOURT, Pierre COURONNE, Cécile LE CORROLLER, Jacques LE POTTIER, André TIRAN.

Jacques LE POTTIER fait le bilan financier il reste environ 7000 euros sur le compte de l’association. Il obtient le quitus de la Conférence, à l’unanimité.
Quel rôle pour la Conférence ?

Le partage d’information, le lobbying sont des fonctions essentielles.

Les Conférences de Doyens et Directeurs sont avec le CNU les piliers de l’Université Françaises.

Concernant, la participation à la Conférence : sur 54 FSEG, environ 30 adhèrent à l’association. Des actions sont à envisager pour améliorer l’adhésion et la présence aux réunions de la Conférence. Notamment l’invitation d’une personnalité est très certainement un facteur d’attractivité.

La Conférence est aujourd’hui reconnue institutionnellement, elle a une visibilité évidente, il faut continuer dans ce sens, conforter la visibilité (malgré la diversité des FSEG) en développant peut-être les relations avec les Directeurs d’IAE.

Des actions pour mettre en avant les formations en économie et gestion seraient aussi intéressantes.
Sont candidats pour être les nouveaux membres du bureau : Isabelle CADORET, Didier CORNUEL, Marie Eve JOEL, Pierre Henri MORAND, Olivier SAINT MARTIN. Ils sont élus à l’unanimité.

Le nouveau bureau se réunira le 18 décembre prochain à 10h à Paris 1 pour élire le nouveau Président de la Conférence.
La prochaine réunion de la Conférence se tiendra les 4 et 5 juin 2009 à Rouen.

En décembre 2009, la FSEG de Rennes 1 accueillera la Conférence.


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