Jean-Paul II avait détruit à la racine l’idéologie du genre








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Jean-Paul II avait détruit à la racine l’idéologie du genre
Conférence donnée par Yves Daoudal le 24 juillet 2014 à l’université d’été du Centre Henri et André Charlier et de Chrétienté Solidarité, à La Castille (Var)
C’est cette année que beaucoup de gens ont découvert l’idéologie du genre, à travers les tentatives de l’Education nationale de l’introduire par divers biais dans l’enseignement. Cette découverte a été rendue possible par les grands rassemblements de la Manif pour tous et ce qui s’en est suivi, et les diverses ramifications de cette suite. C’est donc la mobilisation contre la légalisation du soi-disant mariage homosexuel qui a sensibilisé beaucoup de gens à cette question. Car en effet la justification idéologique de l’homosexualité, c’est l’idéologie du genre.

On peut regretter que la prise de conscience ne se soit pas produite dans l’autre sens. C’est–à-dire que les gens n’aient pas commencé par découvrir l’idéologie du genre, et se soient mobilisés contre cette infamie qu’on répandait dans les écoles. Car alors la mobilisation aurait été encore bien plus importante contre le soi-disant mariage homosexuel, et plus étayée, et peut-être la fin de l’histoire aurait-elle été différente.

De fait, il faut bien le dire, la mobilisation contre le genre, en 2014, est bien tardive. Mieux vaut tard que jamais, certes, mais pour l’efficacité ce n’est pas la meilleure configuration. D’autant que la plupart des manifestants, sur internet ou dans les conférences, continuent imperturbablement de dénoncer une « théorie » du genre, comme si l’on en était encore à répondre aux « gender studies » d’il y a 40, voire 50 ans.

Quand on n’est pas d’accord avec une théorie, on propose une autre théorie, dont on pense qu’elle rend mieux compte de la réalité. Une théorie ne détruit pas le réel, elle essaye de l’expliquer. Tandis qu’une idéologie s’impose à la place du réel. On répond à une théorie par une théorie. On répond à une idéologie par la vérité, le vrai, le réel. En l’occurrence, la différenciation sexuelle n’est pas une théorie, c’est un fait.

En 2009, à notre université d’été, c’était à Salérans chez le père Avril, ma conférence était intitulée « L’idéologie du genre, l’ultime subversion ». Je ne suis pas un prophète, je n’avais rien inventé. Mais j’avais décidé de parler de ce sujet parce qu’il devenait le sujet de premier plan notamment à l’Education nationale, mais que cela ne paraissait troubler personne, et en tout cas ne provoquait aucune réaction visible.

L’idéologie du genre, l’ultime subversion. L’ultime subversion, parce qu’elle supprime la différence des sexes, donc qu’elle nie que l’homme ait été créé homme et femme. Une fois qu’on a nié la nature humaine il ne reste plus rien à subvertir.

Bien sûr je ne vais pas répéter cette conférence. Quelques mois plus tard, je consacrais une double page de mon hebdomadaire Daoudal Hebdo à la même subversion dans les écoles, par les livres pour enfants faisant la promotion de l’homosexualité : J’ai deux papas qui s’aiment, Un mariage vraiment gai, etc. Car ces livres ne sont pas apparus subitement en 2014. En 2009 ils se répandaient déjà dans les écoles, sous l’impulsion notamment du principal syndicat des instituteurs, qui proclamait à qui voulait l’entendre qu’il fallait familiariser les enfants à l’homosexualité dès la maternelle et déconstruire résolument tous les stéréotypes de genre.

Il faut ajouter à cela que l’on n’était pas sous un gouvernement de gauche, mais sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avec des ministres UMP. Dès la rentrée 2008, le ministre de l’Education nationale faisait de la lutte contre l’homophobie une priorité dans les écoles. Et je soulignais dans le premier numéro de Daoudal Hebdo que ce ministre UMP, Xavier Darcos, annonçait une campagne d’affichage dans les lycées pour faire la promotion de la Ligne Azur. La Ligne Azur, qui est un lobby homosexuel spécialisé dans les jeunes adolescents, ressemblant à d’autres lobbies du même genre, tel Couleurs gaies qui venait de recevoir l’autorisation de faire sa propagande dans les écoles, au nom de la lutte contre l’homophobie. La lutte contre l’homophobie étant un cache-sexe, c’est le cas de le dire, de la propagande homosexuelle, laquelle étant elle-même appuyée sur l’idéologie du genre. Et pour passer aux travaux pratiques on installait deux distributeurs de préservatifs dans chaque lycée. Un dans les toilettes des garçons, un dans les toilettes des filles, comme l’avait exigé Act Up afin qu’il n’y ait pas de discrimination. C’était 1 – une incitation à la débauche entre filles et garçons, 2 – une tentative de recruter et fabriquer des homosexuels au moment où l’adolescence peut rendre l’enfant psychologiquement fragile.

Après Xavier Darcos il y a eu Luc Chatel, qui a mené exactement la même ignoble politique, sans que cela émeuve grand monde.
Jean-Paul II et la conférence de Pékin
Si les bons cathos, défenseurs de la vie et de la famille, qui se dépensent sans compter aujourd’hui contre ce qu’ils appellent la théorie du genre, avaient jeté un œil sur le Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, publié en 2003 par le Conseil pontifical pour la famille, ou plutôt, disons, dans sa version française publiée par Tequi en 2005 – en 2005, il y a près de dix ans -, ils auraient pu voir qu’il y a dans ce livre non pas une allusion au genre, mais trois grands articles. Qui disent tout sur la question. Et l’on relève que dans la seule introduction du premier article on trouve cinq fois le mot « idéologie » pour qualifier ce qui est sorti des « gender studies ».

Mais l’Eglise avait dénoncé l’idéologie du genre bien avant ce Lexique. Elle l’avait dénoncée au moment précis où cette idéologie quittait les cercles d’intellectuels décadents pour entrer dans le vocabulaire de l’ONU et des autres instances internationales. C’était en 1995 à la conférence de l’ONU sur les femmes à Pékin.

L’année précédente avait eu lieu la conférence du Caire, où le Saint-Siège avait réussi à empêcher, avec l’appui de pays catholiques et de pays musulmans, que l’avortement soit inclus dans les soins de la soi-disant « santé reproductive », alors que c’était la principale proposition de la puissante délégation américaine. Il y aurait une nouvelle offensive à Pékin, et Jean-Paul II prit ses précautions. La délégation du Saint-Siège comporterait une majorité de femmes, 14 sur 22, et le chef de la délégation serait aussi, pour la première fois, une femme, choisie par le pape : une… Américaine, Mary-Ann Glendon.

L’année précédente, Jean-Paul II avait créé l’Académie pontificale des sciences et avait nommé Mary-Ann Glendon, professeur de droit à Harvard, membre fondateur de cette académie. Elle en deviendrait la présidente en 2004, et elle a quitté cette fonction en avril dernier. Entre temps, elle a été brièvement ambassadeur des Etats-Unis auprès du Saint-Siège, de février 2008 à janvier 2009, jusqu’à l’arrivée d’Obama. Et Mary-Ann Glendon défraya la chronique en 2009, lorsqu’elle refusa de recevoir la Lætare Medal, la plus prestigieuse distinction que puisse recevoir un laïc catholique aux Etats-Unis, décernée par l’Université Notre-Dame, dans l’Indiana, université dont elle était docteur honoris causa. Ce devait être lors d’une cérémonie dont le discours serait prononcé par Barack Obama, fait lui aussi à cette occasion docteur honoris causa de cette université.

Ce que les médias ont retenu de la conférence de Pékin, en 1995, c’est que « le Saint-Siège n’approuve absolument pas le recours à la contraception ni l’emploi de préservatifs comme mesures de planification de la famille ni comme moyen de lutter contre l’infection par le VIH/sida ». Mais ce n’était qu’un élément de la longue déclaration finale de Mary-Ann Glendon, qui reprenait tout ce qui dans le rapport final de la Conférence n’était pas conforme à ce que prône l’Eglise pour le bien des femmes. Tout cela en fait reprenait, plus d’une fois explicitement, ce qui avait été dit au Caire. Mais il y avait une déclaration spéciale, ajoutée, intitulée « Statement of interpretation of the term "gender" ». Elle passa presque inaperçue chez nous, parce qu’elle fut traduite ainsi en français « Déclaration interprétative du terme sexe ». En français, le Saint-Siège disait qu’on doit prendre le terme sexe dans son sens courant de distinction biologique. Bref, aucun intérêt. Sauf qu’il ne s’agissait pas de sexe, mais de « gender ».

Et si l’on ne traduit pas le mot « gender », la phrase devient :

« Le terme gender est compris par le Saint-Siège comme fondé sur l’identité sexuelle biologique, mâle ou femelle. » Et alors, et alors seulement, on comprend le paragraphe suivant :

« Le Saint-Siège exclut donc les interprétations douteuses fondées sur des vues répandues dans le monde selon lesquelles l’identité sexuelle peut être adaptée indéfiniment à des fins nouvelles et différentes. »

Alors que le terme « gender » est omniprésent dans le rapport final de la conférence de Pékin (souvent il est vrai dans son acception sexuelle de genre masculin et genre féminin) il n’est jamais traduit par genre dans le texte français. De ce fait, dans l’espace francophone, la mise au point du Saint-Siège a été comme si elle n’existait pas, et pour découvrir que l’idéologie du genre prenait possession des actes des conférences de l’ONU, il fallait être déjà conscient de la chose et lire le rapport de façon extrêmement attentive… ou le lire en anglais.

Mais le fait est que l’idéologie du genre, du gender, s’est répandue à partir de la conférence de Pékin. Et que dès cette conférence, l’Eglise catholique avait dénoncé ce qui se passait, et exigé que soit inclus dans le rapport final une déclaration spécifique sur cette question.

Ce n’était pas l’année dernière, c’était il y a presque 20 ans. Jean-Paul II, saint Jean-Paul II, oui, avait été l’homme de la situation, le pape de la situation. Le vrai docteur chrétien, qui discerne immédiatement la pathologie, et la nomme. Et permet à quiconque de s’en préserver. Il est le premier, et il est alors hélas le seul, comme tous les pionniers. Bien qu’il ait attiré l’attention, en publiant une Lettre aux familles avant la conférence du Caire, et une Lettre aux femmes avant la conférence de Pékin. Quand je dis qu’il était seul, c’était qu’il était vraiment seul, en dehors de Mary-Ann Glendon. C’est elle qui, racontant par la suite la conférence de Pékin de son point de vue, commençait par le propos du sous-secrétaire d’Etat du Saint-Siège lors du départ de la troupe de bonnes femmes envoyées à la Conférence : « Vous allez à Pékin comme témoins. » Cela voulait dire : comme alibis destinés à montrer que le Vatican ne méprise pas les femmes. Mary-Ann Glendon n’a pas vraiment le profil d’un alibi ni d’une potiche, et ce n’était pas le rôle que lui assignait Jean-Paul II. Mais on voit à quel point à la secrétairerie d’Etat on était à côté de la plaque, déconnecté de la mission historique assumée par Jean-Paul II.
129 catéchèses sur « Homme et femme il les créa »
On peut dire que, pour quiconque sait lire, le Saint-Siège avait radicalement mis au jour et détruit l’idéologie du genre, à Pékin, en 1995. Mais la lucidité de Jean-Paul II sur la question ne venait pas d’une subite inspiration. C’était la conséquence d’un travail qu’il avait accompli longtemps avant, d’une réfutation de l’idéologie du genre qu’il avait entreprise sans savoir que c’était de cela qu’il s’agissait, car c’était à peu près au moment où les féministes extrémistes américaines élaboraient leur idéologie. Il y a là une manifeste coïncidence providentielle et historique. Au moment où des Américaines commencent de façon confidentielle à prétendre et à définir que le genre est une construction sociale, un archevêque d’un pays situé dans l’enceinte soviétique élabore une œuvre théologique qui va montrer que non seulement la différenciation sexuelle n’est pas une construction sociale, mais qu’elle est un élément clé de la création, qu’elle est même ce en quoi l’homme est image de Dieu.

Il ne peut pas y avoir incertitude et choix de genre, car la Genèse dit que Dieu créa l’être humain homme et femme, et cette dualité est à l’origine de toute l’histoire humaine, sans possibilité qu’il en soit autrement, sinon dans des rêveries morbides.

C’est en effet l’archevêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla, qui a élaboré cette réflexion théologique majeure, sans doute la plus importante du XXe siècle, la plus cruciale en tout cas pour le XXIe siècle, et qui l’a ensuite distillée, une fois devenu pape, au gré de ses audiences du mercredi, entre 1979 et 1984. On n’y fit guère attention, alors que tout de même un ensemble de 129 catéchèses sur le même sujet (on s’est aperçu ensuite qu’il en avait préparé 135) aurait dû au moins intriguer. Mises bout à bout, ça faisait quand même plus de 40 heures d’enseignement.

Il est vrai que, certains mercredis, les braves pèlerins de la place Saint-Pierre ne devaient même pas comprendre de quoi parlait le pape, quand il était au milieu d’un chapitre, et d’un des chapitres les plus ardus. Car il est vrai que le texte est difficile, surtout au début. On sent encore le professeur de philosophie qu’a été Karol Wojtyla. Il faut vraiment s’accrocher. Peu à peu cela s’arrange, parce que, en slave qu’il était, il procédait de façon circulaire, revenant sans cesse sur le même thème tant qu’il n’en avait pas épuisé les potentialités. Si bien qu’il ne faut pas s’inquiéter de ne pas tout comprendre la première fois : il va revenir, et revenir encore sur le sujet, et l’on va finir par comprendre. Et cela vaut vraiment le coup. D’autant que la réflexion est tellement fondamentale qu’elle s’applique à tous les aspects de la question, par exemple elle donne aussi la réponse, sans qu’il soit même besoin de la formuler, à la revendication obsessionnelle des divorcés remariés, ou faite en leur nom…

Le titre du manuscrit en polonais était Homme et femme il les créa. C’est sous ce titre que parut la première édition française, en 2004. Une édition qui reprenait la traduction des catéchèses donnée par le Vatican, et qui était souvent fautive. Cette année vient de paraître une nouvelle édition, qui a quant à elle toutes les caractéristiques de l’édition scientifique. La traduction a été refaite, il y a plusieurs index, et une excellente introduction d’une centaine de pages par le maître d’œuvre Yves Semen. Le titre est cette fois « La théologie du corps ». Ce qui est dommage, car Homme et femme il les créa est vraiment le cœur du livre, et Jean-Paul II a souligné à la fin des catéchèses que son travail n’était pas une théologie du corps, mais apportait des éléments pour une théologie du corps encore à construire.

Le point de départ, c’est la discussion sur le divorce, entre Jésus et des pharisiens. Les pharisiens demandent à Jésus s’il est permis de répudier sa femme, et Jésus répond : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les créa homme et femme et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, et les deux seront une seule chair ? Eh bien, ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » Et comme les pharisiens invoquent Moïse, il leur répond que Moïse avait permis la répudiation à cause de leur dureté de cœur, mais qu’il n’en était pas ainsi à l’origine.

Jésus, souligne Jean-Paul II, renvoie deux fois à l’origine. Il insiste. Et il cite presque intégralement le texte de la Genèse sur l’union de l’homme et de la femme. En outre, il en précise le sens. Car on pourrait penser que la Genèse se contente de décrire une situation, de donner une information : l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, voilà, c’est ce qui va se passer. Mais Jésus cite cette phrase pour répondre aux pharisiens : ce n’est pas une description, c’est la loi de l’indissolubilité du mariage. Car il ajoute : « Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » Et si ces paroles établissent l’indissolubilité du mariage, elles établissent d’abord le mariage, le mariage indissoluble entre un homme et une femme, sous le regard de Dieu dans le jardin de l’origine : Dieu qui a uni l’homme et la femme, donc le sacrement de mariage.

A l’origine, dit Jésus.
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