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HISTOIRE DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION

INTRODUCTION AUX SCIENCES DE L’EDUCATION
INTRODUCTION GENERALE

Le département des Sciences de l’éducation existe depuis 1967. Il est un produit de la modernité. La nécessité de l’Education apparaît à la Renaissance. L’éducation est théorisée au XVIIIème siècle et institutionnalisée au XIX. Au XXème siècle, la question de l’Education pour tous ne se pose plus, c’est le « lot quotidien » ; on se situe alors dans une période dite post-moderne / hyper-moderne. Il y a omniprésence de la modernité dans la question éducative.
1 - Le XVIIIème – SIECLE DE LA CONSTRUCTION



La question posée est : à quoi tient l’inégalité ?

La réponse jusqu’alors : à l’héritage – on est noble / non noble.

Autre réponse émergente : l’inégalité entre les hommes (les femmes ne sont pas encore sujet de réflexion) vient, pour certains penseurs, de l’inégalité de l’instruction. Et si l’intelligence dépendait de l’instruction, de la culture ? Pour remédier aux inégalités, il faut donc éduquer.
Est donc posé le postulat : Primauté de la culture dans l’éducation MAIS dans le respect de la nature, de la nature de l’enfant : Rousseau « L’Emile » 1762. (repère historique : Les Jésuites, représentant une forme d’éducation, scolastique, ayant perduré pendant des siècles, ont été expulsés en 1764 de France) – « Les Lumières » luttent contre la scolastique.)

Ainsi « l’Emile » de Rousseau est une œuvre phare qui détermine le basculement des conceptions d’éducation ; On assiste alors à une « révolution » éducative – dans laquelle nous sommes toujours. Ainsi la notion « d’élève au centre du système », on peut la faire remonter à Rousseau.

Depuis cette époque, le XVIII, on conçoit un parallèle/une équivalence entre éducation et progrès. Le progrès passe par l’éducation. On va retrouver cette notion au sein de la philosophie. Certes, il y aura quelques divergences entre Rousseau (éducation / nature) et Kant (éducation / civilisation), par exemple, mais reste en commun la notion de progrès.

Quelques siècles seront nécessaires pour comprendre qu’il n’y a pas obligatoirement lien entre progrès et éducation.
Autre postulat : la notion de perfectabilité / d’éducabilité. Le progrès par l’éducation est possible pour chacun des hommes. La notion de don, de nature initiale, est remplacée par l’idée de potentialité et de possibilités qui vont se développer par l’éducation.

Deux éléments ont amené cette nouvelle notion :

  • explosion des savoirs pendant « Les Lumières » : visibilité du progrès

  • conception du sensualisme : on construit ses propres idées à partir de ses sens (Lock) – tradition expérimentale – l’éducateur permet à l’élève de construire son savoir. L’éducation améliore la « nature » ; éduquer, c’est amener vers un « + ».

(le sensualisme s’oppose à l’intellectualisme – Platon, Socrate – pour lesquels les idées sont innées et la question de l’éducation se pose beaucoup moins).
Au XVIII, on édite des traités d’éducation : Le pédagogue devient nécessaire. La pédagogie prend son essor. A la fois, nécessité d’éduquer et de savoir éduquer : l’avenir de l’humanité en dépend.
Conclusion : changement de paradigme au XVIII : l’éducation doit être offerte à tous. Elle doit se démocratiser (idée nouvelle pour l’époque). L’Humanisme – La Liberté – L’Instruction Universelle sont dans la mouvance de la Révolution Française.
2 - Le XIXème – SIECLE DE LA REALISATION



Le XIX est le siècle de l’épanouissement de la modernité. Le siècle majeur pour la pédagogie. Le XVIII a pensé avec les philosophes (Rousseau, Condorcet, Locke, Kant…), le XIX a réalisé avec les politiques (Guizot, Ferry…). L’éducation devient une affaire d’Etat (Guizot en 1833 avec l’ouverture d’écoles dans les communes – Ferry en 1881 avec l’école élémentaire obligatoire - la formation des maîtres) après avoir été une affaire d’Eglise. L’éducation devient un projet de gouvernement. Un budget également. On établit des programmes – nomme des inspecteurs – met en place des concours. L’éducation est administrée par l’Etat qui cherche l’efficacité.
Avec quels critères les décisions sont-elles prises : ceux fournis par la science (et non plus les critères/objectifs religieux). La science qui travaille sur la connaissance de la nature humaine. Ce sont donc des critères du « vrai », du « vrai savoir ». La pédagogie met en œuvre le savoir : elle est fille de l’état et de la science après avoir été fille de la religion et de la philosophie. A l’époque, on est en pleine explosion de la société industrielle et urbaine, en pleine éclosion de « lendemains meilleurs ».
On parle de « la » science de l’éducation qui est : la psychologie. La psychologie révèle les lois de la nature humaine : si je connais bien la psychologie de l’enfant alors je sais la pédagogie de l’enfant. S’agit-il pourtant de « Science » ? La science de l’éducation et le laboratoire de psychologie vont être institués au même moment à l’université : vers 1870. Emile Durkheim (père de la sociologie) : « un peuple instruit devient plus libre, plus industrieux, plus heureux ».
Conclusion : 3 piliers :

  • la notion de progrès

  • la notion d’éducabilité – mais la science elle-même est éducable ; ainsi il y a évolution de la science de l’éducation

  • le contrôle social – la démocratie égalitaire


A cette époque, on pense que l’autonomie individuelle va dans le même sens que l’autonomie collective.
3 - Le XXème – SIECLE DE LA MODERNITE



L’éducation et la modernité ne sont plus ni une promesse (XVIII), ni une conquête (XIX) mais une évidence. Il s’agit d’un processus construit autour de 3 éléments :


  • La scolarisation est une affaire d’état. Et non plus seulement le primaire ; l’école étant obligatoire (progressivement) dès l’âge de 6 ans jusqu’à 16 ans. Par ailleurs, on entre dans une époque d’éducation permanente. L’école doit former les citoyens. L’école doit fournir des consommateurs et des travailleurs (fonction économique). L’école devient le premier engrenage du fonctionnement social : elle est la voie normale de la promotion sociale : les inégalités sociales viennent des inégalités scolaires.




  • Essor des Sciences Humaines qui prennent la place de la Philosophie. Les Sciences Humaines deviennent dominantes au XXème siècle : la psychologie, l’ethnologie, la sociologie…. sont affaire d’éducation. « Les sciences sont plurielles ». (Place de l’Homme ?)




  • Effacement de la pédagogie. Discipline sous influence des Sciences de l’Education. La Pédagogie peut-elle encore développer un corps de savoirs spécifiques et reconnus ?


Le but de ce cours est d’essayer de comprendre comment cette manière de faire la classe s’est mise en place (mis en place vers le XV/XVI siècle).

Ça fait longtemps que ce genre de pratiques se fait (un professeur, une classe, du matériel, un tableau, des élèves,…).

Ce cours est destiné à faire comprendre que le patrimoine scolaire est très lourd. C’est un patrimoine de pratiques, d’idées… aujourd’hui on voudrait que ce soit différent.

Il y a une forte tentation de reproduire ce qu’on a observé pendant vingt ans quand on devient enseignant. Le nouvel enseignant a une image plutôt positive du travail qu’on a vu se faire pendant vingt ans.


  • Les injonctions de changements assénés aux professeurs se heurtent à des choses très profondes.


Au Moyen Age (1100/1200) c’est un enseignement oral. Les étudiants écoutent le maître assis sur sa chair. Pour les petits c’est une méthode individuelle ; ce sont des enfants qui passent chacun leur tour devant le professeur.
Au XVII Siècle, (chez les riches) les garçons apprennent à écrire debout, les filles jouent, le maître est assis, il écoute les élèves réciter des leçons pendant que les autres exécutent un travail.
Au XVIII siècle, le maître tourne le dos aux élèves, un adulte les surveille. C’est un enseignement individuel : c’est un mode d’enseignement qui va finir par disparaître pour laisser place à l’enseignement simultané.
A la fin du Moyen Age, c’est l’enseignement simultané aux Pays Bas et dans l’Italie du nord. Ce sont dans des régions riches que ces problèmes vont être réfléchis et pensés. Cette réflexion naît dès le XVI siècle car le problème religieux va donner plus d’ampleur à cette réflexion (c’est l’époque de la Réforme). Le XVI siècle est un siècle de guerres de religions, l’éducation va donc être porteuse de la transmission du catholicisme ou du protestantisme.
Il y a deux endroits où ça va démarrer :


  • L’ITALIE :


A l’époque (XV siècle), il y a beaucoup de principautés. Dans certaines ville, on assiste à la mise en place de collèges, mais dans un sens plus précis que les précédant. Ce sont des adolescents, pensionnaires, pour les garçons, un peu comme ce que nous appelons collège aujourd’hui (alors qu’ailleurs, c’est différent ; cf. collège de la Sorbonne).

On y étudie le latin et le grec (humanisme), la maîtrise des langues anciennes tout en ne négligeant pas la langue qui est parlée.

A travers l’apprentissage du grec et du latin, c’est la maîtrise des grands auteurs grecs et latins. « Rien ne vaut l’imitation des anciens ». Ce qui a été fait avant est modèle. Cette culture littéraire on l’appelait « les belles lettres » ou « les humanités » ou encore posséder une « culture classique ».

Ces élèves devaient maîtriser la rhétorique (l’art de parler en public), maîtrise de la parole, gestion de la voix, des gestes…

Le but de ces collèges est de donner une éducation religieuse catholique ou protestante. Donc toute une éducation morale, on apprend à bien se tenir en société, on enseigne les civilités. C’est la mise en place d’un savoir vivre qui est celui qu’on attendrait des enfants.
En Italie du nord, soit les gens on écrit des traités, soit ils ont ouvert des écoles.


  • Traité :


1402, Pier Paolo Vergerio. C’est un traité de pédagogie qui insiste sur la nécessité de faire étudier les arts libéraux (en latin artis veut dire connaissance). Libéral -> des élèves qui ont la liberté d’aller à l’école (car les parents n’ont pas besoin de les envoyer au travail).

« L’étude des arts libéraux rend les hommes libres », « les parents ne peuvent procurer à leurs enfants ni plus grande richesse, ni patrimoine plus sur qu’une éducation dans les arts libéraux », pour l’état, il est du plus haut intérêt que la jeunesse soit bien élevés ».



  • Ecoles :


GASPARINO BARZIZZA : né en Italie du nord. Il a fait des études en Europe et s’installe à Padoue en 1408. Il ouvre une école où il accueille la noblesse vénitienne. Il va appeler ça « collège », il le nomme le « CONTUBERNIUM », en latin ça veut dire « vivre en commun ».
GUARINO DE VERONE : il ouvre une école avec sa femme vers 1420 « pour y lire la rhétorique, les épîtres, les discours de Cicéron, enseigner toutes les matières qui plaisent aux auditeurs et est utile aux citoyens de Vérone ».

Le couple fait l’école dans sa maison, ils peuvent ainsi organiser son emploi du temps comme ils l’entendent. Ils allient l’étude et le sport. Il y a trois classes :

  • les petits qui apprennent à lire le latin.

  • Apprendre la grammaire latine.

  • La rhétorique, maîtrise des textes et du discours.

On y apprend le grec et le latin. Guarino est connu car il a beaucoup d’élèves venus de riches familles européenne.

VITTORINO DE FELTRE : 1378-1448. Il ouvre son école à Venise. Il n’est pas commode, il a tendance à mettre les élèves à la porte facilement : « emmenez les plutôt vers le commerce que vers les lettres ».

Mantoue : prince lui commande une école. Elle ouvre en 1423. C’est un pensionnat de 70 élèves. Il y a des professeurs spécialisés, un prof de grec, un de musique, un de dessin… il y a aussi beaucoup de jeux et d’exercices de plein air.

L’après-midi, Vittorino s’entretient personnellement avec ses élèves. Pour les tous petits il conçoit des matériaux pédagogiques.

« Apprendre de beaux passages par cœur pour la bonne raison que s’approprier quelque chose à cet âge reste dans la mémoire jusqu’à la vieillesse » -> il a une réflexion sur la mémoire.

Il tenait compte de l’âge et des compétences de chacun des élèves.

Les gros soucis sur l’apprentissage de la lecture sont très récents.

Les jeux pour apprendre à lire ou à écrire ne datent pas du XVIII siècle (avant).

=> Ces créations d’écoles sont liées à la richesse économique de la région.



  • LES PAYS-BAS :


Nord de l’Europe.

LUTHER a dit que les enfants devraient tous apprendre à lire la bible. MELANCHTEN est un élève de Luther et il va ouvrir une école dans sa maison (pour devenir un bon protestant).

Dès 1381, Deventer, une congrégation s’est crée : les frères de la vie commune. Leur but est uniquement ouvrir des écoles. Ça n’a rien à voir avec les universités.

Ils y font un découpage en 8 classes :

  • 8ème : les petits.

  • 7ème / 6ème : grammaire.

  • 5ème : grammaire et maîtrise de la logique.

  • 4ème / 3ème : grammaire, logique et rhétorique.

  • 2nde / 1ère : grammaire, logique, rhétorique, musique, philosophie.

En fin d’année on passe un examen pour passer en classe supérieure.

Il y a une discipline très dure.

Avant, ces moines recopiaient les livres de piété. Dès que l’imprimerie arrive (1450, Gutimberg), les frères de la vie commune vont arrêter de copier et vont se lancer dans la production de livres scolaires.

Les bases de l’enseignement simultané sont que tous les élèves suivent sur un même manuel.

(Grammaire de DONA : grammaire de latin pendant 12 siècles).

Le manuel des frères sont clairs (couleurs, gravures à coté des textes, colonnes…). On n’hésite pas à perdre de la place pour aérer.

La réflexion sur le manuel va évoluer, on laisse de la place entre les lignes pour les traductions, de grandes marges pour écrire…

Ce sont des collèges catholiques très prestigieux ; ex : Louvain en Belgique.

JOHN STURM :(né en 1507) fréquente le collège de Louvain des frères de la vie commune (1521) et en a de très bons souvenirs, cependant, il lit les écrits protestants de Luther et en est très intéressé, il s’est d’ailleurs converti au protestantisme qui prône l’importance de la maîtrise de la langue maternelle avant le latin.

Il s’installe, à Strasbourg (Allemand -> guerre de religion entre Charles-Quint et l’Allemagne) car c’est une ville qui est devenue protestante à l’époque. A Strasbourg il y a une école latine (collège, apprentissage du latin pour aller à l’université) qui « bat de l’aile ». Sturm devient directeur de cette école pour « élever une jeunesse non seulement lettrée mais aussi pieuse ».

Il change son nom et le nomme : le « GYMNASE ». Pourquoi ? Dans la Grèce antique, c’est le lieu où les gens de bonne famille font du sport ou bien ont des discussions philosophiques. Ce nom va perdurer en Allemagne (gymnasium).

Il crée 9 classes et elles occupent des salles distinctes et séparées. Chacun a son maître. Chaque maître prépare le terrain et fait la voie pour aller vers la classe supérieure.
ORGANISATION :

  • 9ème : c’est la classe des petits, apprendre à lire et à écrire d’abord en allemand (langue maternelle) puis en latin « un travail pénible mais d’une incontestable utilité ». comme c’est difficile, il va finir par ouvrir une dixième classe pour apprendre à lire et on apprendra à lire dans la 9ème classe.

  • 8ème : grammaire latine, maîtrise de la graphie (tailler la plume, papier sans lignes…). Début XVI, on tient la plume à 3 doigts au lieu de 2 auparavant.

  • 7ème : grammaire latine.

  • 6ème : grammaire latine, on commence le grec.

  • 5ème : grammaire latine, grammaire grecque.

  • 4ème : langue latine et langue grecque (littérature).

  • 3ème : langue latine et langue grecque.

  • 2nde et 1ère : le discours, la dialectique, la rhétorique et on continu à faire du latin et du grec.


Le choix des auteurs en latin et en grec se fait par STURM. Des « beaux textes », mais ces auteurs ont vécu avant le christianisme, donc polémique :


  • Latin :




  • Cicéron : avocat qui finit assassiné. Discours écrit par Thiron. Il est considéré comme le modèle de la maîtrise de la langue latine et de l’art du discours en latin.

  • Virgile : premier siècle avant JC. Ecrit la beauté de la campagne romaine ; il voulait être l’équivalent d’Homère, il écrit une épopée : « L’Enéïde ».




  • Grec :




  • « Les fables d’Esope » : auteur du V siècle avant JC, ce sont de petites histoires sur des animaux, courtes, avec une morale. Constats populaires qui seront repris par Phèdre en latin (ont influencé La Fontaine). Elles sont très prisées pour l’éducation des petits

  • «  Les discours de Démosthène ».

  • Platon : à partir du XVI.

  • Aristote : essentiellement étudié au XIII /XIV.

  • Homère : « L’Iliade » et « L’Odyssée ».


STURM met en place de fréquentes révisions (des révisions de début d’année).

Les examens : terminaux (pour passer en classe supérieure) et en cours d’année (composition trimestrielle).
Se met en place une manière de faire l’école qui va perdurer jusqu’à il n’y a pas si longtemps.
STURM tiens les rênes de son lycée (1531-1588). Il va écrire des manuels et des grammaires de latin et de grec.

Il y a un recrutement social très élitiste, masculin, basé sur une sorte de vie commune enseignants/profs/élèves/directeur. Ça laissera dans l’idée que pour être enseignants il ne faut pas être chargé de famille (célibat fortement recommandé).

Pour gérer un grand nombre d’élèves, on s’appuie sur les meilleurs d’entre eux qui vont servir de moniteurs. On s’appuie sur eux pour des petites tâches quotidiennes (ramasser cahiers…) mais aussi des tâches de répétition (faire réviser leurs camarades). C’est organisé à l’intérieur de la classe, ce sont les bons élèves et les bons chrétiens.

Différence entre l’Italie et l’Europe du nord : en Italie on porte une attention au corps plus grande.

Dans ce XVI siècle qui va connaître un bouleversement économique il y a la naissance d’une bourgeoisie qui veut que ses enfants acquièrent une certaine culture pour réussir à entrer dans le monde de la cour du roi. Il y a donc une demande sociale très forte pour l’ouverture de ce type d’établissement.

C’est à ce moment que les jésuites vont arriver.
La France et les jésuites.
Fin XIV, début XV : ces collèges changent d’aspect (vont accepter des élèves plus jeunes).

A Paris, le collège de Montaigu (dans le quartier latin.) ne fonctionne pas très bien. De 1483 à 1504, on fait appel à un frère de la vie commune : JEAN STANDONK.

Il mène son collège d’une main de fer, Erasme l’éloge de la folie » -> la folie des princes mène le monde.) va passer dans ses mains, Erasme décrit cette expérience : « régimes rigoureux…travaux tellement pénibles que de bons élèves devinrent fou ou lépreux…cruauté avec laquelle on fouette les plus jeunes même innocents… ».
IGNACE DE LOYOLA : il passe aussi dans ce collège. Il en a des souvenirs à peu près corrects bien que la main un peu trop lourde. C’est le fondateur des jésuites qui vont devenir le grand ordre de l’enseignement du XVI au XVIII siècle. Ils mettent en place l’enseignement simultané.

C’est un espagnol de petite noblesse. Il est chevalier, en 1521 il est blessé dans un combat et il doit garder le lit. « Dieu le rencontre » à ce moment, aussi, il décide de faire des études de théologie et est ordonné prêtre en 1537. C’est la guerre catholiques/protestants. Les protestants font beaucoup d’attentats contre le Pape, il y a une ambiance de critique généralisée de la papauté.

  • IGNACE DE LOYOLA crée un ordre religieux dont le seul but est de protéger la papauté. Ses membres se placent sous la direction directe du Pape : c’est L’ordre de Jésus.

LOYOLA n’a pas tout de suite le but de fonder des écoles. Il voulait placer auprès de chaque Roi d’Europe des prêtres catholiques pour que les rois ne basculent pas vers le protestantisme qui les tentait parfois. -> Ce qui entraînera l’ouverture d’établissement (pour être objecteurs de conscience).

Le premier collège est ouvert en 1548 en Sicile, à Messine. Trois ans plus tard, il en ouvre un à Rome qui deviendra rapidement le collège où on formera les futurs enseignants jésuites.

A la mort de LOYOLA, la compagnie de Jésus compte déjà près de 1000 membres.

  • En 1574 : 4000 membres.

  • 1600 : plus de 8000 jésuites dans 236 collèges.


LOYOLA a l’idée qu’il faut rédiger un texte pour organiser les études. Il décède avant d’en finir la rédaction. Son successeur l’écrira : « La ratio studiorum »
A quel type de public social ces collèges sont ils destinés ?

Les parents notables veulent mettre leurs enfants dans des collèges pour leur donner la possibilité d’évoluer. C’est une époque où les rois ont des cours : il y a une « culture » de la cour, un culture commune (Aristote, Cicéron…). Ex : pour comprendre Molière : Don Juan : « comme disait Aristote …tabac… »-> fausse citation ; c’est drôle pour ceux qui savent, qui connaissent. Pour être à l’aise il faut connaître la culture commune.

Au XVII siècle, entre 3 et 5% de la population est intéressé par ce type de scolarisation.

« La ratio studiorum » (1599) est écrite après de longues concertations. C’est un texte officiel auquel on ne doit pas toucher.
Les Jésuites ne voulaient pas d’enfants qui ne savaient pas lire et écrire donc souvent c’est la mère qui leur apprenait avant. Cependant, dans les petits collèges, ils admettront une classe d’enfants un peu nul en écriture et en lecture.
Suivant la taille des villes, il y a différents noms :

  • Petits collèges (collèges mineurs) : 5 classes :

  • 5ème, 4ème, 3ème -> classes de grammaire.

  • 2nde -> classe de poésie.

  • 1ère -> classe de rhétorique (dans les lycées, avant, on l’a nommée classe de rhétorique jusqu’en 1900).

Après cela, on disait qu’on avait fait ses « humanités ».

Il y avait 25 à 50 jésuites pour gérer tout cela (dont 1/3 qui enseigne).


  • Collèges moyens (collèges universitaires) ou « collège de plein exercice » :

Il y avait les cinq classes précédemment citées plus la classe de philosophie (comme les arts libéraux-> universités du Moyen Age qui exercent encore). La philosophie c’est la métaphysique, les mathématiques,…tout cela enseigné en latin.

Chez les jésuites il n’y a pas de Bac comme dans les universités mais un examen de fin de scolarité (équivalent).

Il y a 50 à 80 jésuites pour gérer ce type de collège.


  • Grands collèges : collèges de théologie. Souvent pour le recrutement des jésuites eux-mêmes.



EMPLOI DU TEMPS JOURNALIER : division par heure de classe.

Ex : 3ème d’un collège jésuite (13-15 ans).
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