Résumé Les Éléments Urbains Londoniens aborde la vie sociale hiérarchique dans l'univers des conférences européennes. Le thème principal concerne ce que devient la vie de l'humain enfermé à jamais sous la terre à voyager vers le centre de Londres,








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Éléments

Urbains

Londoniens





Roland Michel Tremblay


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Résumé
Les Éléments Urbains Londoniens aborde la vie sociale hiérarchique dans l'univers des conférences européennes. Le thème principal concerne ce que devient la vie de l'humain enfermé à jamais sous la terre à voyager vers le centre de Londres, une ville faite de ciment, à travailler dans une tour à bureau où la verdure n'existe plus. Le livre raconte également les aventures de l'auteur lors de ses nombreux voyages à travers l'Europe : Cannes, Prague, Amsterdam, Paris et Barcelone.

Préface
Voici le plus simple de mes livres. Le vrai et l'accessible, un seul niveau de compréhension. À moins de se mettre à l'étudier dans un cours universitaire. Mais voilà, son intention est d'être d'une certaine humilité, sagesse, à observer la vie londonienne à son rythme le plus élevé. Car n'y ai-je pas souffert un enfer que je ne puis me débarrasser qu'au prix de grandes souffrances ? C'est là l'ironie, le paradoxe. Souffrir de cet enfer, mais ne pas pouvoir vivre sans lui. Si à la fin de ce livre vous ne connaissez pas tous les rats qui gisent sur les rails de l'Underground, comme on a encore subit des délais considérables ce matin parce qu'une femme y a été poussée par mégarde, j'aurai manqué mon coup. Mais là n'est pas l'important.
J'avais perdu ce livre, quelque part dans un pub de Soho au centre ville. Je l'ai retrouvé par miracle. Ainsi vous souffrirez les quelques pages écrites sur mes heures de lunch alors qu'il m'est interdit de boire ma pinte de bière traditionnelle. Mais je déroge à la règle, bien entendu. Je bois et j'écris, c'est là la vie. J'ai remarqué que l'on aimait surtout de mes écrits ce qui parle de ma vie londonienne, en oubliant ma philosophie de malade dérivant de mon imagination. Ainsi ce livre sera bien terre à terre, à travers les briques des bâtiments londoniens.
Je provoquerai l'envie de venir ici à celui qui vit à la campagne, mais je l'aurai prévenu de cet enfer dont on ne peut se passer. S'il apprend bien sa leçon, il viendra, y travaillera et lira le Daily Mail dans le métro. Il jouira de ces petits détails qui font souffrir des millions de Londoniens qui chaque jour se rendent à Oxford Circus pour travailler à Dieu seul sait quoi.
La vie pourrait être si simple pourtant, mais on adore se la compliquer à l'extrême. On arrive tout de même à trouver la plénitude, je l'espère, sans en être convaincu. On imagine des flocons de neige s'écraser sur le pavé où les autobus à deux étages et les taxis noirs les écrasent net. Puis on survit, là l'important, je suppose.

Les Éléments Urbains Londoniens
Il existe de ces endroits où je me suis retrouvé dans ma vie et dont je me demande pourquoi j'y étais. Ils me ramènent des cauchemars, et la pensée que je pourrais m'y retrouver un jour me tue. Par exemple, tous les coins de rue où, au Québec, j'attendais les autobus scolaires pour m'emporter à l'école me traumatisent encore. Les autobus de ville à Hull et à Aylmer aux limites d'Ottawa, jamais rien vue de plus misérable dans ma vie. Où je travaillais à Bruxelles, un quartier mort de Montgomery, ça non plus ne m'apporte pas de bons souvenirs. Par contre il y a des endroits à Bruxelles qui me hantent et m'enchantent. Comme au Québec, en dehors de la capitale. Et même dans les environs d'Ottawa, une petite maison d'ex-prostituées que l'on projetait acheter au bord de la rivière me fascine encore. Qu'est-ce qui fait d'un endroit un paradis, et un autre un enfer ? Toujours les constructions humaines, puis les événements qui font que nous y sommes comme prisonniers. Était-ce mon choix d'y être ? Oui et non, dépendant du pourquoi je me devais d'y souffrir. Un hôtel du boulevard Hamel à l'Ancienne Lorette dans la ville de Québec est d'un terrifiant, et le restaurant Marie-Antoinette juste à côté, un calvaire. Mais un petit hôtel sur le fleuve Saint-Laurent tout à côté du Vieux Pont de Québec fait toute la différence. Même dans la forêt profonde j'arrive à distinguer des lieux enchanteurs et d'autres infernaux. Pourtant c'est la nature, des arbres et des rivières. Je suis à Cannes en ce moment, hélas c’est pour un congrès sur les téléphones mobiles et non pas à cause du festival de films. C’est mon dernier jour avant le fameux retour à Londres. Cannes est une ville que je trouve charmante, voilà sans doute pourquoi je réfléchis à tout ceci.
James m'a encore fait subir bien des émotions. Hier, parce qu'incapable de trouver des billets pour la soirée de Motorola avec Tom Jones, et ignorant que Siemens avait une soirée également, nous nous sommes retrouvés sous la tente Nokia. La foule, environ 3000 personnes, était à 100 % blanche et sans doute la majorité Finlandaise. Pas un Noir, pas un Asiatique. Nous sommes arrivés là, moi, Antonio et James, juste le temps de voir Tom Jones arriver par bateau sous une musique de James Bond et deux hélicoptères, et nous rencontrions déjà nos autres collègues. James s'est mis à marcher en long et en large dans tout le bâtiment, il était le seul à ne point être habillé en habit, et certes, il semblait être le plus jeune de tous. Moi le suivant partout, nous avions l'air des deux plus jeunes personnes de tout le congrès, pourtant nous sommes les recherchistes et producteurs. Je me demandais si nous avions l'air sérieux. Bref, il avait les yeux rivés sur cette blonde qui travaille pour Nokia et qui dansait comme une folle alors que nous savions qu'elle n'avait rien bu. Je l'ai reconnue de Genève où là également, voilà quelques mois, elle dansait de même, en plus de courtiser un vieux porc à côté d'elle. Hier elle dansait encore avec un croûton et je me demandais si ce n'était pas une putain professionnelle dont on a mis un badge Nokia dessus. Tous les hommes de la salle (97 %) à Cannes comme à Genève, n'en avaient que pour elle, oubliant la scène où un groupe finlandais nous chantait des chansons populaires, dont des chansons de Tom Jones. Si ce dernier pouvait entendre de l'autre tente, il devait bien se demander qui pouvait chanter ses chansons aussi bien que lui, peut-être même mieux ! Enfin, c'était un charmant tableau que ce jeune mince éphèbe qui regardait cette blonde pouffiasse correspondant à la « corporate image » de Nokia, et c'est vrai qu'elle est remarquable, mais moi je ne pouvais plus le suivre. J'ignore ce qu'il faisait également, il marchait près d'elle puis retournait dans le fond de la salle, puis refaisait ce même chemin sans cesse.
Dans la première heure Antonio a disparu. Ma dernière conversation avec James, avant qu'il ne disparaisse lui aussi, avait quelque chose à voir avec comment atteindre cette femme. Ses beaux yeux bleus charmants la regardaient et je pouvais distinguer dans le luisant de ses yeux son imagination au-delà de rêves impossibles. Faire l'amour à cette femme qui dansait sur une table (avec toute une rangée d'autre monde, y compris toutes les hôtesses de ma compagnie qui se mettaient bien en évidence) et je les voyais dans le lit, son sourire alors qu'ils se déshabilleraient. Et puis je ne l'ai plus revu pour au moins 45 minutes. Tout ce temps, coincé avec mes autres collègues qui dansaient davantage et cherchaient à m'entraîner. Trois ou quatre filles qui me tournaient autour sans savoir que j'étais marié, divorcé et gai. Je suis parti.

Ah mon Dieu ! La blonde de Nokia vient juste d'entrer dans la salle ! Je suis maintenant à la conférence dans la tente D. Elle a donc un intérêt aux conférences, elle est arrivée avec une délégation de Nokia qui est venue juste pour entendre Nortel Networks, un compétiteur. Les préjugés…

Vers 3 heures du matin environ ça sonne à ma chambre. Je croyais que c'était Axel, quelqu'un que j'avais rencontré la veille (j'en reparlerai tout à l'heure), mais c'était James. Comme l'autre jour il est entré en grandes pompes et s'est écrasé dans la chaise. Cette fois il était bien déterminé à quitter la compagnie. Il n'en pouvait plus, ce n'est pas lui, il est malheureux, il ne veut pas produire des conférences. Il dit que c'est insignifiant et que cela n'a pas de but. Qu'il se sent comme un plouc avec sa petite cravate à pois à ne rien savoir et à indiquer aux délégués où aller. Dans les salles de congrès, il n'apprend rien, c'est juste de la merde. Tous radotent la même chose et c'est complètement sans intérêt. Mmh, c'est exactement la raison pour laquelle je veux m'en sortir, mais dans huit mois pour entrer à l'Université en Physique. Lui il aurait rendu sa démission la nuit dernière à 5 heures, complètement saoul, alors que nous avons travaillé tous les jours depuis 12 jours, à commencer à 7h le matin et à terminer à entre 6 et 8 tous les soirs. Et lui a bu tous les soirs jusqu'à au moins 3 heures du matin. À ce rythme, je suis surpris qu'il ne se soit pas encore suicidé. Tous les jours de nouveaux problèmes et conflits l'attendaient et je me reconnaissais dans ses actions, à insulter les mauvaises personnes et à me retrouver le lendemain comme sujet de conversation numéro un de toute la compagnie ! Mais trois ans d'erreurs de plus que lui, mon voyage à Cannes, du moins en ce qui concerne la compagnie, est sans histoire. Enfin, je lui ai fait comprendre de tenir le coup, d'attendre jusqu'à au moins mardi prochain, qu'il ne trouverait pas un emploi qui paie davantage et que son travail n'était point d'aller à des conférences, mais bien d'arriver le matin, envoyer quelques invitations et sacrer son camp ensuite. Je crois qu'il a reconnu cette sagesse, mais ce matin c'était moi qui étais la source de ses problèmes, qu'il disait. Parce que je suis parti sans lui dire au revoir hier, et que j'ai fait cela plusieurs fois auparavant. Mais, il disparaît pendant une heure à courir et rêver après des blondes de Nokia, et moi je le suis comme une toupie dans toute la tente, alors que nos autres collègues nous regardent. Il fallait bien que je parte. Et puis lui est resté jusqu'à 3 heures, ils sont allés dans un autre bar ensuite, il a trouvé le moyen de se chamailler avec la directrice du Marketing à propos qu'il voulait acheter une bière, qu'elle avait l'argent, mais elle ne lui faisait pas confiance parce qu'il était saoul. Moi au moins quand j'insulte la grande directrice de la compagnie, comme celui de mon dernier emploi, vendeur de whisky en Écosse, je le fais avec style, et au moins je puis dire que j'avais raison et que j'étais justifié ! Lui c'est des histoires de saoulons, j'étais saoul et je ne me comprenais plus… ouh, ça me donne des frissons.
Hier c'était qu'il était en retard, que le directeur lui a téléphoné pour le réveiller alors qu'il dormait dans sa chambre, cela devant la grande directrice. Ainsi lorsqu'il est revenu, ils ont joué avec lui le jeu du sentiment de culpabilité. Jaz est venu le voir pour lui dire que il ne fallait pas que cela se reproduise. La directrice l'a regardé de travers (deux jours avant elle avait fait une crise et l'avait déjà fait paniqué, comme avec Antonio). Et comble de tout, Nathalie est venue lui faire une morale comme de quoi qu'il devrait arrêter de boire, il ne devrait plus rien faire de "slightly bad" et devrait aller s'excuser auprès de Sonja, la grande directrice, ce qu'il a fait aussitôt. Je suppose que du point de vue des directeurs, cette psychologie est efficace, mais ce qu'ils ne comprennent pas est que nous ne sommes point des esclaves vendus à leurs stupides produits, nous sommes capables de les laisser tomber n'importe quand. Et c'est difficile à survivre cette petite psychologie de directeur, tellement que James va lâcher. Je serais curieux de voir leur tête lorsque cela arrivera.

Bref, ce jeune crétin apprend maintenant à ne pas boire en groupe et je souffre pour lui davantage que moi-même je souffrais lorsque je faisais la même chose, car quand c'est moi qui suis en cause, je n'ai qu'à changer d'emploi et je ne souffre point de me voir moi-même m'autodétruire. Si seulement je n'avais pas eu le temps de me demander s'il était gai et de développer disons une sympathie mal placée et des sentiments défaillants chaque fois qu'il entre ou sort de la salle. À peine si je l'ai regardé pourtant au travail ces derniers trois mois, car je n'avais pas envie d'espérer alors qu'il n'y avait point d'espoir. Cela me tue. Bien qu'avant je me disais que ce serait une motivation supplémentaire d'aller travailler, le voir, mais lui se fout de moi, il fait tout pour se faire mettre à la porte. Enfin, il est prêt à se mettre dehors lui-même. Triste que l'autre nouveau, lui, fatigant au possible, Daniel, tout semble lui glisser sur le dos et va directement jusqu'au plancher. Tout va bien, il s'est trop bien intégré. Il me parle maintenant comme s'il avait 20 conférences de produites et que moi j'étais un nouveau qui n'y connais rien. Je le laisse faire, car lui aussi il s'agit ici d'une sorte de défense de jeune sans expérience qui tente de se mettre à niveau. Il doit bien souffrir, et ce pauvre James lui, comme moi, n'en veut pas de cette hypocrisie, de ces petits jeux psychologiques et confrontations avec les hiérarchies. Et James en parlait de cela, Nathalie qui dit sans cesse : Dan, lui, a déjà fait ça ! Il est comparé à Dan en tout temps et pour Dan ça semble facile. Moi, j'ai eu la vie difficile car j'étais comparé à ceux qui avaient 15 ans d'expérience et ma vie alors a été un enfer. Maintenant je suis comparé à ces nouveaux et ma vie est facile, on me laisse tranquille.

Enfin, bien que James m'a reproché ce matin d'avoir disparu, j'ignore ce qu'il a décidé de faire, partir ou rester. De toute manière, ce n'est qu'une question de temps. D'autant plus que comme moi il n'a aucune ambition et l'argent est secondaire. J'imagine que la goutte qui fera déborder le vase sera sa facture d'hôtel, puisque le minibar dans la chambre, et surtout toute l'alcool qu'il a consommé au bar de l'hôtel, apparaît sur l'addition de notre chambre. Par exemple, moi qui dois avoir une des factures les plus basses, sur les 875 livres à payer, j'ai 210 livres en déjeuners et alcool (et téléphone, dont une fois il s'agissait de l'appel de James qui voulait voir ses messages électroniques). J'ose à peine imaginer quel sera la montant de son addition, j'espère qu'il a utilisé l'offre des autres lorsqu'ils offraient une tournée. Hier justement il disait que, lorsque l'alcool est gratuit, il va toujours en profiter. Voilà sans doute pourquoi il boit jusqu'à en perdre connaissance. C'est une mentalité assez British, et Stephen mon copain est comme ça aussi. Quand Sonja va voir cette facture, elle va lui parler et user de sa petite psychologie mesquine, et si jamais il avait décidé de continuer malgré ses impressions, c'est sans doute à ce moment qu'il donnera sa démission.

Je ne sais plus quoi penser, je souffre de le voir s'enfoncer et je souffre de le voir. Je souffre également en ce moment car je ne le vois pas. Son regard illuminé sur cette femme Nokia me tue, malgré le charme du tableau. Il me tue.

Voilà également pourquoi j'ai décidé de sortir par moi-même dans les bars gais de Cannes deux jours avant, et que j'ai rencontré quelqu'un lorsque je suis retourné une deuxième fois au Zanzibar. Cette fois il y avait davantage de gens, et le plus beau de tous, celui qui était le plus bruyant, sans même m'avoir parlé, déjà m'insultait à voix haute, parlant des Québécois et Londres. Son copain est un des serveurs, mais celui avec qui je n'ai pas parlé. Eh bien, j'ai décidé de confronter le monstre et d'aller lui parler. La conversation a dû être à la hauteur de ses standards car il a arrêté de m'insulter. Au contraire, nous sommes entrés dans une grande conversation et nous sommes allés Au Divan un peu plus loin, où nous avons rencontré un artiste déchu, du Théâtre je crois. Il y avait un temps, qu'il disait, où sa popularité en tant qu'artiste lui permettait d'habiter Le Majestic Hôtel, et voilà que moi, n'ayant jamais rien fait de grand dans ma vie, j'habitais une des plus belles chambres du Majestic pendant 8 jours. Pour eux ça semblait signifier le monde, sans doute car ils s'y sont bien plu dans le passé en des fêtes qui n'en finissaient plus. Ainsi je les ai emmenés dans ma chambre (trois en tout) et toute la nuit nous avons lu ma poésie avec cette voix extraordinaire de Gérard. Et puis il s'est lancé dans la récital de poésie et chansons, et franchement, après Prévert, Hugo, etc., j'en ai pleuré… je ne l'aurais jamais cru. La poésie française a toujours été, à mon avis, d'une platitude assez impressionnante, à part quelques Prévert et Rimbaud. Je ne m'étais jamais rendu compte que lu (alors que je suis saoul) par une belle voix, cela pouvait avoir un tel impact. J'avais avec moi trois Français quelconques, rencontrés dans un bar, et voilà que tous lisaient ma poésie avec un intérêt ardent, à la vanter au possible. Et tout cela est bien extraordinaire, une telle culture, également cet intérêt ardent et spontané pour la littérature. C'était une soirée magique et spéciale, qui m'a fait comprendre combien le système français a réussi à développer des standards très élevés chez ses enfants, et en a fait des virtuoses de tout, et des êtres sensibles à la culture et à la littérature. Pourtant, elle a fabriqué des êtres de prétention également, mais que voulez-vous, encore qu'il vaut mieux au moins avoir une opinion que de ne pas en avoir du tout. Ainsi je n'ai point dormi de la nuit, et après qu'ils soient partis, le plus beau de Cannes, Axel, est revenu. Nous avons fait l'amour comme des déchaînés le reste de la nuit et nous nous sommes quittés lorsqu'il était temps pour moi de retourner au congrès. C'était vraiment passionné, et les sentiments que j'éprouve pour James étaient absents. Malheureusement je ne pouvais pas me dire qu'il s'agissait de lui plutôt qu'Axel, parce que James a des qualités uniques (British je dirais) que j'apprécie et que je ne retrouve pas chez les autres, et l'embrasser dans le cou serait déjà une expérience susceptible de me faire perdre connaissance. Mais comme chaque fois que je me permets du plaisir, un prix est à payer, et mon Palm Pilot a disparu : £ 300 chez le diable, avec tous les livres électroniques de Sherlock Holmes que je lisais ardemment dans l'Underground de Londres. Il est clair qu'un des trois l'a pris, et j'ai bien cru qu'il s'agissait d'Axel, car lorsque je cherchais mon Palm Pilot le matin même, il me pressait de sortir. Et j'en ai conclu qu'il ne me téléphonerait pas le soir même comme il avait lui-même prévu. Eh bien Gérard m'a téléphoné durant la journée (alors que j'étais revenu pour dormir un peu) et Axel m'a téléphoné également bien plus tard après minuit lorsque j'étais revenu de Nokia. Il voulait me voir, et après ce téléphone j'ai bien eu du mal à comprendre pourquoi il me téléphonerait, à moins bien sûr de décider de venir voler le reste, comme mon ordinateur portatif peut-être. Mais lorsque j'ai mentionné ma calculatrice qui avait disparu, il s'est moqué de moi en disant, une calculatrice ? Bien sûr il aurait compris à ce moment qu'il s'agissait de bien plus qu'une calculatrice. Et son romantisme m'a emmené ailleurs. Toute la journée il avait pensé à moi ! Et moi, pas une seule pensée pour lui, enfin, si peu à cause de James. Puis il disait que cela avait été chaud et notre nuit d'amour franchement bien. Cela m'a redonné courage, car il est sans doute un des plus beaux de Cannes. Il voulait me revoir, mais je n'avais pas dormi la veille, et je devais dormir. Il sera à Londres lundi et mardi prochains avec son copain (qui sait très bien que nous avons fait l'amour, mais il s'en fout). Une histoire abracadabrante. Alors le troisième a volé mon Palm Pilot. Bien que j'aime mieux croire que je l'ai perdu et que cette belle soirée de poésie s'est terminée en une explosion romantique. Ah ces Cannois…
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