Emploi, chômage et marché du travail : définitions et mesures








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Document 32



      1. Caractéristiques du chômage en France


Document 33 : évolution du taux de chômage en France depuis 2003

Document 34 : évolution du taux de chômage sur une longue période, comparaison France / Etats-Unis

Document 35 : caractéristiques des chômeurs

Document 36




Sexe

PCS

Diplôme

Age

Taux de chômage

Egalisation

Ecart cadres/ouvriers augmente


Augmente avec absence de diplôme

Jeunes


Document 37

Document 38 : en résumé




Ancienneté

Chômeurs > 1 an

Circonstance de recherche emploi

Ensemble

14 mois

+ de 50 ans

Fin contrat (licenciement = une minorité)


      1. De l’utilité de distinguer taux de chômage, taux d’emploi et taux d’activité


Document 39 : définitions

Le taux d’activité mesure le pourcentage de la population d’âge actif (population de 15 à 64 ans).

Le taux de chômage mesure le pourcentage de la population d’âge actif sans emploi et à la recherche d’un emploi.

Le taux d’emploi mesure le pourcentage de la population d’âge actif (population de 15 à 64 ans) ayant un emploi (de quelque nature et de quelque durée qu’il soit).

Population de 15 à 64 ans




Taux d’activité



Active

Non active




Taux d’emploi



Au chômage

Ayant un emploi



Document 40: évolution du taux de chômage et du taux d’emploi dans la zone euro depuis 2008

Les évolutions du taux de chômage et celles du taux d’emploi sont concomitantes ; mais pas toujours, et les divergences entre ces deux séries sont révélatrices de problèmes structurels.

Les évolutions observées en Europe depuis la grande récession de 2008-2009 permettent d’illustrer les lacunes du taux de chômage et les apports de la prise en compte du taux d’emploi. (…) L’écart entre taux de chômage et taux d’emploi dans les pays européens met surtout en lumière la marginalisation et l’exclusion de certaines catégories de personnes, chômeurs découragés ou femmes renonçant à chercher un emploi en raison de la mauvaise situation du marché du travail de l’emploi par exemple, travail non déclaré pour une part aussi.

Le cas américain est encore plus éclairant : alors que le taux de chômage a retrouvé son niveau d’avant crise autour de 5,5%, le taux d’emploi s’est effondré de près de 10 points. Les indicateurs du marché du travail nous fournissent donc un renseignement précieux sur la qualité de la sortie de crise : on peut en effet sortir d’une période de crise pour entrer dans un régime de basse intensité sociale, où les emplois sont durablement moins nombreux et le niveau de vie structurellement plus bas, ce que le taux de chômage ne peut traduire.
Source : Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux « Un nouveau monde économique. Mesurer le bien-être et la soutenabilité au 21ième siècle », O.Jacob, 2015, p. 40-42
Document 41
Source : http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/le-taux-de-chomage-americain-baisse-et-alors/


Document 42


Evolution taux de chômage depuis 2008



Cas France

Cas Grèce

Cas Etats-Unis

Cas Allemagne




Forte baisse du taux de chômage

Forte baisse du taux d’emploi

Forte hausse du taux de chômage

Forte baisse du taux d’emploi

Légère hausse du taux de chômage

Légère baisse du taux d’emploi

Baisse du taux de chômage

Hausse du taux d’emploi




  1. Comment expliquer le chômage ?




    1. Les explications du chômage à partir de l’étude du fonctionnement du marché du travail




      1. Le fonctionnement du marché du travail en CPP : il n’existe pas de chômage involontaire !


Document 43: la fonction d’offre de travail

Dans les sociétés modernes, consommer requiert un revenu ; et un revenu impose le plus souvent de travailler, c’est-à-dire de fournir contre salaire des heures de travail à l’entreprise. Mais le travail a aussi un coût, le sacrifice d’heures de loisir. Comme les ménages valorisent à la fois la consommation et les loisirs, ils tentent de les combiner au mieux. (…) C’est l’arbitrage consommation-loisirs. (…)

Une question importante est l’impact d’une hausse de salaire sur le comportement du ménage. (…) Il en résulte deux effets. Tout d’abord, les loisirs deviennent relativement moins attrayants puisque leur prix relatif à augmenté (le coût d’opportunité du travail augmente = une heure de loisirs prive l’AE d’un revenu qui est plus élevé qu’avant) : l’AE choisit alors de consacrer plus de temps au travail qu’au loisirs, c’est l’effet substitution. Mais en même temps, l’agent économique, mieux payé, est en mesure d’augmenter sa satisfaction en augmentant ses loisirs (…) : c’est l’effet revenu, qui le pousse à travailler moins.

En définitive, l’AE va-t-il travailler plus ou moins ? pour le savoir il faudrait connaître parfaitement ses préférences. Si l’effet substitution l’emporte, l’effet net sera positif : la hausse du salaire réel entraîne une hausse de l’offre de travail. si l’effet revenu l’emporte, l’effet net sera négatif. (…) En fait, la réaction précise de l’offre de travail varie selon les goûts, les conditions familiales, l’âge … des personnes concernées.

Elle dépend aussi de l’horizon temporel envisagé. A court terme, les gens ne semblent pas réagir beaucoup à des modifications de leur salaire réel. A long terme, l’effet de revenu prend le dessus et l’offre de travail diminue. Au cours des 100 dernières années, les salaires réels ont été multipliés par un facteur de 7 (Etats-Unis) à 15 (France), alors que le temps de travail était réduit à peu près de moitié. (…)

La courbe d’offre de travail agrégée est le résultat de multiples décisions individuelles. Alors que l’offre individuelle de travail se mesure en nombre d’heures de travail par période (un an par exemple), l’offre agrégée se calcule en hommes-heures : soit le nombre total d’heures offertes part tous les actifs pour un niveau de salaire. (…) Suite à une hausse de salaire, (…) d’autres AE qui préféraient jusqu’ici ne pas travailler peuvent décider de rejoindre la population active.

Source : M.Burda et C.Wyplosz « Macroéconomie à l’échelle européenne », De Boeck, 2006, p.88
Document 44 : la fonction de demande de travail

Les entreprises utilisent à la fois du travail et du capital pour produire. (…) Pour l’entreprise, le critère de décision est la recherche du profit maximal compte tenu du salaire horaire réel. (…) L’entreprise embauche tant qu’une heure de travail supplémentaire lui rapporte plus que le coût marginal de cette heure de travail. Dit autrement, tant que la productivité marginale du travail rapporte plus que le coût marginal du travail (le salaire réel). Ce qui veut dire que plus le salaire réel diminue, plus la demande de travail augmente. (…) Penchons-nous maintenant sur les raisons qui peuvent entraîner un déplacement de la courbe de demande de travail. Examinons tout d’abord les effets d’un accroissement du stock de capital. normalement, la hausse du stock de capital doit permettre l’accroissement de la quantité produite par heure de travail. Comme la productivité marginale du travail augmente, cela fait augmenter la demande de travail pour chaque niveau de salaire réel. La courbe de demande de travail se déplace vers la droite. Cela permet de rendre compte de l’augmentation séculaire des salaires.

Source : M.Burda et C.Wyplosz « Macroéconomie à l’échelle européenne », De Boeck, 2006, p.90
Document 45: le marché du travail et le point d’équilibre

Le marché du travail permet la rencontre de tous les offreurs et demandeurs de travail. Sous réserve que les conditions de la concurrence parfaite soient réunies, les variations du salaire réel doivent théoriquement permettre l’apurement du marché du travail, c’est-à-dire l’égalisation de l’offre et de la demande. Le chômage semble donc théoriquement impossible dans ce modèle microéconomique.

Source : Denis Anne et Yannick L’Horty « Economie de l’emploi et du chômage », Cursus A.Colin, 2013, p. 129-134


Document 46
Si la mécanique de l’offre et de la demande de travail nous permet d’étudier les effets de diverse perturbations sur l’emploi et le salaire réel d’équilibre, elle est frustrante sur un point essentiel. Au point d’équilibre, la quantité de travail demandée est égale à la quantité de travail offerte. Le travail non employé reflète les décisions volontaires des entreprises et des ménages. Si l’offre de travail potentielle totale est de l (à droite de L), le chômage mesuré en heures de travail non employées est représenté par la distance l-L. (…) L’interprétation classique de la figure est la suivante : le salaire d’équilibre w est trop bas pour convaincre tous les travailleurs de renoncer à leur temps libre, certains ne voulant travailler qu’à temps partiel, d’autres pas du tout. Sur la figure, il n’y a aucune heure de travail involontairement chômée au salaire w.

Source : M.Burda et C.Wyplosz « Macroéconomie à l’échelle européenne », De Boeck, 2006, p.90


      1. Le chômage volontaire : l’impact des revenus de substitution sur la demande de travail


Document 47 : les facteurs du chômage volontaire

Il peut paraître choquant de parler de chômage volontaire et pourtant le chômage volontaire est un phénomène important. Les personnes très riches ne sont pas les seules à se permettre de ne pas travailler. Les personnes qui disposent d’autres sources de revenu (le conjoint ou l’Etat par exemple) peuvent considérer que le salaire net qui leur serait accessible n’est pas suffisant pour compenser le temps soustrait aux loisirs ou aux activités non-marchandes, y compris les activités domestiques et l’éducation des enfants. L’incidence du chômage volontaire est sans doute la plus forte parmi les personnes peu qualifiées qui ne peuvent pas prétendre à des salaires élevés, ou encore dans les pays où une pression fiscale élevée ampute fortement le revenu tiré du travail.

Travailler implique des coûts, dont les plus évidents sont encourus par les familles qui ont des enfants. Les frais de garde, l’absence de crèche, expliquent pourquoi l’on retrouve moins de ménages à deux revenus dans certains pays que dans d’autres. (…) Ce qui suggère que les institutions du marché du travail peuvent jouer un rôle (…) important dans l’explication des différences internationales (de taux de chômage).

Source : M.Burda et C.Wyplosz « Macroéconomie à l’échelle européenne », De Boeck, 2006, p.90
Document 48 : le chômage « volontaire » et le salaire de réservation

Le terme de chômeur volontaire est ambigu : un chômeur n’est jamais volontaire puisque par définition il cherche à quitter cet état. Mais l’existence d’indemnisation du chômage peut modifier le calcul économique de l’offreur de travail. En effet, l’existence d’un revenu de remplacement influence l’arbitrage travail-loisirs. (…) Le niveau de salaire demandé pour accepter un emploi est appelé le salaire de réservation. L’économiste J.Rueff (1931) est l’un des premiers à avoir souligné l’effet pervers possible d’un système d’indemnisation du chômage.

Source : Denis Anne et Yannick L’Horty « Economie de l’emploi et du chômage », Cursus A.Colin, 2013, p. 129-134


Document 49



      1. Le chômage involontaire apparaît lorsque le marché n’est pas à l’équilibre : expliquer les rigidités du marché du travail




        1. L’existence d’un salaire minimum : une rigidité légale


Document 50 : salaire minimum et rationnement de la demande de travail


Document 51 : quel est l’impact du salaire minimum sur l’emploi, la métaphore du cycliste sur la montagne

Le salaire minimum peut être bénéfique ou néfaste à l’emploi. (…) Tout dépend du point de départ. Si le salaire minimum est faible, proche des minima sociaux une hausse du salaire minimum attire de nouveaux travailleurs que les entreprises ont intérêt à embaucher. En revanche, si le salaire minimum est élevé, toute hausse incite les entreprises à se séparer de leurs employés dont la production vient d’être dépassée par la nouvelle valeur du salaire minimum. Le salaire minimum peut donc être bénéfique ou néfaste à l’emploi. (…) ainsi, les augmentations du salaire minimum survenues aux Etats-Unis à la fin des années 1980 et au début des années 1990 n’ont pas eu d’impact négatif sur l’emploi. C’est tout à fait possible s’il l’offre de travail des ménages réagi favorablement à la hausse des rémunérations.(…) Une métaphore cycliste résume assez bien ce débat. Un marché du travail où existe un salaire minimum ressemble au franchissement d’un col à vélo. Dans la montée, chaque coup de pédale supplémentaire vous rapproche du sommet, dans la descente, chaque coup de pédale supplémentaire vous en éloigne. Il s’agit avant tout de savoir si le peloton des travailleurs est dans la montée ou s’il a entamé la descente.

Source : Pierre Cahuc et André Zylberberg « Les ennemis de l’emploi. Le chômage, fatalité ou nécessité ? », Flammarion, 2015, p.83


        1. Fiscalité et financement de la protection sociale : le coin socio-fiscal


Document 52 : Financement de la protection sociale et offre de travail

La protection sociale peut ajouter un facteur de rigidité lorsqu’elle est financée par un prélèvement sur les salaires. Apparaît alors un écart entre le salaire net perçu par le salarié et le coût du travail ou salaire super-brut (salaire net + cotisations sociales salariales). Cet écart est appelé le coin salarial. D’un point de vue microéconomique, le coin salarial accroît le coût du travail et réduit donc le volume d’emploi acheté par les employeurs.

Source : Denis Anne et Yannick L’Horty « Economie de l’emploi et du chômage », Cursus A.Colin, 2013, p. 129-134
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