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09-10 : notes d’Amaru
suite du secret professionnel…
la position d’expert du psychologue implique parfois qu’il expose l’intimité du sujet. Il peut faire une transmission (rapport) à un tiers :


  • professionnel (collègue, institution)

  • autre (compagnie d’assurances)


Le fait de signer un rapport a une dimension politique, et ça va « étiqueter » quelqu’un. Il faut signaler d’emblée au client le contexte dans lequel l’interaction a lieu : « je suis la personne désignée pour établir le rapport qui… ». Il faut utiliser un style clair.
Mouvement anti-psychiatrique : Cooper, Loung (UK), Deleuze et Gattori (l’autre oedipe, FR), Bazaglier : « fermons les lieux d’enfermement »)
Libéralisation de la psychiatrie (reprise en charge par les psychologues). Mais tout le monde ne peut pas se payer une psychothérapie. C’est là qu’intervient la fonction politique des institutions.
Question du prix des séances : il faut que ça coûte…
La psychothérapie


  • Elle se base sur l’étayage sur une personne extérieure

  • Elle se fait entre les séances (c’est là que tout le travail mental se fait)

  • C’est le travail de la mise en mots des choses mal vécues, pas dépassées, la castration.


Bref, le secret est nécessaire pour qu’il puisse y avoir confiance.


  1. Qu’est-ce que la relation clinique ?


Cette question doit s’entendre au sens d’investir une personne externe (à tous points de vue).


  • c’est une relation investie : affectivement, totalement : on n’y va pas pour quelque chose de précis.




  • C’est une relation différenciée de toutes les autres




  • C’est une relation totale, globale : parce qu’elle permet à l’individu de venir se réunir, dans sa diversité




  • C’est une relation permanente : le contrat garantit la permanence : pouvoir tout dire, en étant sécurisé. Dans un premier temps, on doit venir, ensuite, on peut venir, et puis on revient. (« toute séance prévue est due » des psychanalystes)




  • Les outils médiateurs permettant l’analyse


Observation
L’hystérique ne veut pas voir ce qu’il/elle est en train de voir : l’objet de son désir.
Le psychotique ne se représente pas ce qu’il perçoit, il perçoit.
Il y a des rapports entre les représentations internes et externes, et s’entendre sur la réalité est une chose difficile.
L’outil test
Entretien (échanger la langue)
La culture n’est jamais qu’une langue qu’on propose en partage (peinture, musique, etc.)



  1. la communication



        1. différence entre communication et relation


Ces concepts se recouvrent sans s’appartenir à 100%, l’un est possible sans l’autre. Par exemple, la relation sans communication est une relation avec les représentations que l’on a de l’autre. On peut aussi être en communication (plus ou moins automatique) sans être en relation (GSM, SMS, Internet, etc.). L’homme n’est plus un être parlant, mais un être communiquant.


  • Première rupture soulignée par Foucault


Don Quichotte, après avoir lu ses romans, part attaquer les moulins. « lest mots et les choses » : les mots = Don Quichotte, et les choses = Sancho P.
Dans la construction du langage, il faut à un moment savoir que le mot désigne la chose mais n’est pas la chose.


  • Deuxième rupture soulignée par Foucault


Cf : Sade (l’écriture de la liberté). C’est s’interroger sur le sens des mots eux-mêmes, qui ne sont pas seulement là pour représenter, mais qui sont des choses eux-mêmes.


  • Deux pôles entre lesquels il faut continuer à voyager




  • maintenir le contact avec ses perceptions

  • élaborer, symboliser de manière de plus en plus complexe, abstraite


certains ont peur que le dire devienne le faire (peur de Sade)


        1. modèle communicationnel associé au modèle systémique



La théorie systémique, c’est la théorie des systèmes, du feedback, de la causalité circulaire, la poule et l’œuf… Construire Dieu, c’est construire une limite des origines.
On se demande plusieurs choses :


  • qu’est-ce qui initie la communication ?




  • comment se produisent les systèmes ?




  • comment arrive le changement (métaphore des structures dissipatives, question de la déviance humaine, etc.)




  • Pragmatique du langage


La sémantique reposait jusque là sur la sémantique et sur la syntaxe. Ici, on s’intéresse à la pragmatique du langage.
Elle considère le langage comme une mise en actes de la parole, d’où une préoccupation pour ce qu’on appelle « l’adresse » : on ne dit pas n’importe quoi, n’importe comment, à n’importe qui.
Le langage est un outil intersubjectif. La nature relationnelle influe sur la manière de parler.
Il faut aussi tenir compte du contexte socio-culturel, voire politique.


  • Bateson


C’est un pionnier de l’étude des systèmes. Il fait partie de l’école de Palo Alto. Il étudie des familles de schizophrènes, et il invente la notion de « double blind », de paradoxe.
La pensée freudienne était très conflictualisante. La notion de paradoxe est d’une logique toute autre : le paradoxe, on y est pris, et on doit faire avec. (cf. injonctions paradoxales : « sois spontané »)
La double contrainte sera la marque d’un type de communication qui tend à pousser l’individu à développer une schizophrénie, si ça se répète, dans un cadre familial plus particulièrement (relations affectives intenses d’où l’on ne peut fuir.
De là, est née l’étude de l’incidence des modes de communication des systèmes sur la personne

    3. modèle de palo alto


Ce modèle est une grille de lecture, qui présente des présupposés de la communication, une axiomatique de la communication.
Le présupposé est que tous les systèmes sont des systèmes ouverts.


  • Notion de totalité


Tous les liens unissant les composants du système sont si étroits que la modification de l’un des éléments du système influence tous les autres et le système total.


  • Notion de non sommativité


Le tout n’et pas la somme des parties. Le système a une existence propre en tant que système.


  • Notion de rétroactivité


Dans le système, il y a otujours une circularité, une homéostasie.


  • Notion d’équifinalité des systèmes ouverts


Les mêmes conséquences en sont pas dues à une seule et même origine. Une même origine peut donner des conséquences différentes.
C’est la structure du système qui est le déterminant, et pas la fonction de causalité. Il faut donc interroger le symptôme en amont et en aval.

Les cinq axiomes :



    a) on ne peut pas ne pas communiquer


ou « le comportement n’a pas de contraire ». Tout « non-comportement » a valeur de communication. C’est réconfortant, car il y a toujours moyen de communiquer, et c’est optimiste car on pense que rétablir la communication va retravailler le relationnel.
Si la communication est surinvestie au détriment de la relation, il y a un risque de fascination par l’outil (ex : GSM, chat, etc.). On peut donc être accro à autre chose qu’à des produits.



    1. toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation, tel que le second englobe le premier, et par suite, est une métacommunication.


Dans une communication, on donne un contenu, mais aussi une information sur le contenu (métacommunication). Ces deux éléments ne sont pas toujours séquençables. La métacommunication peut nous faire entendre la manière dont l’autre nous positionne

16-10
Résumé du cours précédent

La lecture systémique de la situation clinique, à partir notamment de la fonction du symptôme, de la souffrance et de l’allégation peut amener à devoir décrypter ce qu’il en est des processus communicationnels dans cette situation de relation.
Importance de la différence entre la communication, ou plutôt les communications, et la relation. Dans ce cours, on revient sur la question de la relation, on s’interroge sur le sens de qu’est-ce que construire un objet, produire du lien ? et à partir de là, que veut dire investir un objet dans un lien ? tout cela, c’est du relationnel. En effet, on s’interroge sur la nature d’un investissement, et pas seulement sur les processus d’échange, et on implique forcément la réalité psychique, la réalité interne, l’intrapsychique. A partir de là, on s’interroge sur la manière dont l’autre est construit (métaphore du terme construction au sens de construire un immeuble, c’est la manière dont on élabore un objet, c’est-à-dire qu’il y a un présupposé important : si on construit un objet, ça veut dire que l’objet n’existe pas avant, que ça ne va pas de soi que l’objet existe, on n’est pas uniquement dans la perception, mais dans la représentation, dans la production de représentations mentales à partir desquelles un objet mental va être construit, et éventuellement perçu).
Notre travail sera de dire qu’il y a d’abord des représentations, quelque chose de l’ordre d’être investi soi-même comme objet. A partir du fait d’être investi soi-même comme objet, le travail psychique va pouvoir construire un objet, dans une série d’étapes, qui passeront par le corps à corps, l’image du miroir, la reconstruction spéculaire.
Dans la relation à l’autre induisant la perception, il y aura un enjeu, un rapport qui pourra éventuellement être conflictuel, problématique, étrange, et de toute façon singulier, entre la représentation et la perception.
Nous ne nous plaçons pas du point de vue cognitiviste (dans un présupposé de l’objet, et dans une psychologie qui s’élabore en grande partie à partir de la perception, comme si il y avait là quelque chose qui devait nécessairement être comme c’est. Notre questionnement de clinicien va nous amener à interroger des personnalités, des réalités psychiques, qui n’ont pas accès à l’instance symbolique, au langage, et qui n’ont même pas accès à une capacité à produire du sens. Or, la réalité psychique est un élément de base de ce que l’on peut appeler la personnalité dans ses manifestations, est définie comme étant productrice de sens, associée à penser, à symboliser, à construire des associations, qui vont faire que, à partir des différents modes de pensée. La pensée se divise en deux catégories :


  • pensée primaire : proche du rêve, association, condensation, déplacement. Elle est plus en retrait sur l’individu. Les associations libres, qui sont utilisées dans certaines pratiques thérapeutiques, tendent à faire témoigner l’individu de ses capacités propres à penser de manière primaire




  • pensée secondaire : s’articule autour d’une certaine logique, qui tient compte de la pensée symbolique des autres, et qui nous engage dans des échanges langagiers, à élaborer de plus en plus du sens commun. C’est la pensée que l’on utilise entre nous.

C’est important de savoir entrer dans tout ce qui est de l’ordre d’une pensée primaire, de l’association libre, dont le sujet n’a même pas conscience. Par exemple, on peut réussir un examen sans savoir pourquoi au sens d’une pensée secondaire, mais on a quand même objectivé une série d’éléments (j’ai étudié, j’ai lu, je me suis entraîné sur des questions etc.). Par contre, au niveau de la pensée primaire, ce n’est pas évident. On n’est pas conscient de notre pensée primaire. Or elle est là. Parfois, nous lâchons des choses, qui nous étonnent parce que l’autre s’en étonne éventuellement.
Le rêve, dans son reliquat manifestatif et dans le travail que l’on fait à son propos souligne toute l’importance de cette pensée primaire. C’est-à-dire de quelque chose qui témoigne de l’inconscient, non pas uniquement comme opposé à la pensée consciente, caractéristique de la pensée secondaire, mais d’un inconscient multiple, polymorphique. Il tend à s’opposer, ou à être antérieur à la question de la conscience, et il répond à une certaine logique de l’individu. Ce n’est pas un inconscient collectif, que tout le monde aurait, comme une espèce de petit diamant interne qui se manifesterait de temps en temps.
Il y a bien une logique de l’inconscient, qui est la logique fantasmatique, qui est la structure des fantasmes, que nous pouvons approcher en réfléchissant aux structures de base de tout fantasme. C’est en cela que la théorie de l’étayage, en retrouvant les racines corporelles, physiques, biologiques de cet étayage, nous pouvons découvrir les organisations premières de ces fantasmes. Ex : organisation du fantasme originaire, d’auto-engendrement, séduction, castration, oralité, analité, génitalité. Ce sont tous des éléments qui préorganisent une forme de logique de l’inconscient, à laquelle l’individu n’a pas immédiatement accès, comme on peut avoir accès à sa mémoire, au prélangage, etc.
C’est aussi dans une perspective qui n’est pas en train d’occulter tout cela que nous avons réfléchi à la dimension de la communication, en précisant que cette communication, non seulement nous la voyons dans la mesure où elle participe à un courant de pensée qui est tout à fait pertinent, et qui amène à une grille de lecture qui correspond à une approche qui aborde plus globalement la question de la demande au sens large. C’est donc dans cette perspective que la communication a été vue, mais aussi pour savoir dans quelle mesure ça pouvait être immédiatement un outil de décryptage dans la relation clinique. En quoi les axiomatiques de la communication, énoncés par l’école de Palo Alto (première cybernétique) nous sont utiles, dès lors que nos méthodologies sont sur trois axes (observation, entretien, utilisation d’un médiateur), et nous implique directement dans une situation où nous devons décrypter les communications qui nous sont envoyées.
D’où, et en particulier sur le versant de l’observation et de l’entretien, ces axiomes peuvent nous rappeler, comme grille d’analyse, ce qui est en train de se passer dans cette relation, non absent du fait qu’une grande préoccupation que nous aborderons plus tard, est essayer de saisir ce qui est le propre de la pensée de l’autre, à savoir : comment construit-il un objet, un lien à un objet ?
Ici, les outils vont nous le permettre en grande partie, mais aussi un travail que nous ne pourrons qu’évoquer, à savoir le travail sur soi, sur son propre contre-transfert, sur sa personnalité, sur ses propres fonctionnements, afin de pouvoir être soi-même un outil d’évaluation, de travail, dans la relation à l’autre, dès lors que l’on considère que la relation clinique, et ce qui en découle au niveau psychothérapeutique, relève de l’intersubjectivité, et que dans l’intersubjectivité, il y a deux subjectivités.
Si le projet de cette intersubjectivité est de permettre au patient, au sujet, au client, de mieux se connaître, se situer par rapport à ses processus de pensée, de pouvoir éventuellement corriger (au sens thérapeutique) certains processus qui l’amènent à des comportements déviants, à des constructions de symptômes, à de la souffrance, alors cette intersubjectivité exige de nous une meilleure connaissance de ce que nous sommes et de ce que nous sommes capables dans une relation.
Si notre préoccupation est de savoir comment l’autre construit un objet, comment il construit du lien et se situe dans le lien, il est important que nous connaissions comment nous construisons du lien, et comment nous construisons un objet. Ce versant n’est pas abordable à l’université, dans la mesure où il est non évaluable, et que toute matière qui se donne à l’université doit être évaluable. Il est impossible d’évaluer un psychothérapie, c’est pour cela qu’un diplôme de psychothérapie est, selon le prof, un non-sens. Ça voudrait dire qu’on connaît définitivement la subjectivité de l’autre.
A ce sujet il faut avoir un minimum de modestie, même si l’enflure de l’ego de certains pensent que l’on connaît tout sur la psychologie, et qu’on pourrait tout en connaître objectivement. Il semble au prof qu’un tant soi peu de modestie est important pour pouvoir au moins considérer qu’on ne connaîtra jamais tout de soi, ni de l’autre. Par défaut, par souffrance de ne pas se connaître soi-même, il ne faut pas projeter cela sur une espèce d’illusion mégalomaniaque, de se dire que ne me connaissant pas moi-même, je vais tout connaître de l’autre, et qu’à partir de là, je vais me rassurer de tous mes manques, mes vides, etc. Il faut revenir, en psychologie et dans les sciences humaines, à une certaine modestie.
Si on ne parvient pas à se situer par rapport à son manque, à sa castration, à son incomplétude, et qu’on donne l’illusion aux autres qu’ils peuvent tout connaître, tout objectiver sur le troisième anneau de la queue du rat, ça devient quand même, au delà de l’amusement mégalomaniaque, un type de rapport humain inquiétant, qui fait que l’on est dans une perspective qui construit des illusions qui ne sont pas forcément partagées par tous.


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