A. La culture comme éducation de l’homme par la société 7








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La culture


Introduction 1

I. Nature et culture 2

A. L’homme et l’animal 2

1. La culture, une spécificité humaine ? 2

2. La prohibition de l’inceste : la rupture entre nature et culture 2

B. Y a-t-il une nature humaine ? 4

1. La culture est une seconde nature 4

2. Peut-on « être naturel » ? 5

3. L’existence précède l’essence 6

II. Le procès de civilisation 7

A. La culture comme éducation de l’homme par la société 7

1. La perfectibilité, condition de toute culture (Rousseau) 7

2. Le conflit est le moteur du développement culturel (Kant) 8

3. Le développement culturel, progrès ou régression ? 9

B. La culture est édifiée sur du renoncement pulsionnel 10

1. Le malaise dans la culture (Freud) 10

2. Répression et révolution (Marcuse) 11

III. Culture particulière et culture universelle 11

A. Le relativisme culturel 12

1. Le relativisme de Montaigne 12

2. La critique de Lévi-Strauss 13

B. La critique du relativisme : la tartine et les mathématiques 14

1. L’idée de progrès et de supériorité 14

2. La valeur de la pensée (Finkielkraut) 15

Conclusion 16

Annexe 16

Résumé 16

La définition de la culture (Freud) 18

Illustrations 18

Citations 18

Bibliographie 18

Sujets de dissertation 18



Introduction



Au sens individuel, la culture consiste en un ensemble de savoirs et de savoir-faire. On peut comprendre ce sens du mot à partir de l’éducation (Bildung en allemand) et à partir de la culture au sens d’agriculture : il s’agit de développer certaines facultés contenues en germe par un travail approprié. Ce développement des facultés peut se comprendre aussi bien au niveau individuel qu’au niveau historique, qui concerne l’espèce entière. En effet, la culture se transmet et se développe de génération en génération. On touche ici à la culture au sens collectif, qui désigne un ensemble d’institutions, c’est-à-dire un ensemble de manières de faire, de penser et de vivre qui s’incarnent dans des œuvres (religion, productions artistiques, langues, productions techniques, systèmes politiques, sciences et philosophie, gastronomie, mœurs et coutumes, etc.).

Insistons sur un deuxième point : la culture n’est pas une pure connaissance abstraite. Elle consiste au contraire en des choses acquises (qui se distinguent donc de notre « nature » humaine, de ce que nous sommes spontanément) mais qui se mêlent intimement à la vie et à l’action. La culture n’est donc pas une connaissance ou une forme abstraite et indépendante de la vie mais au contraire une manière de vivre. C’est en ce sens qu’on peut dire que « la culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié »1, et que l’on peut insister, comme le fait Nietzsche, sur le lien étroit entre la culture et la vie :
La culture ne peut naître, croître et s’épanouir que dans la vie, tandis que, chez les Allemands, on l’épingle comme une fleur de papier, on s’en couvre, comme d’une couche de sucre, ce qui fait qu’elle reste toujours mensongère et inféconde. (…) Voici, à peu près, les termes de ce canon uniforme : le jeune homme commencera son éducation en apprenant ce que c’est que la culture, il n’apprendra pas ce que c’est que la vie, à plus forte raison, il ignorera l’expérience de la vie. Cette science de la culture sera infusée au jeune homme sous forme de science historique, c’est-à-dire que son cerveau sera rempli d’une quantité énorme de notions tirées de la connaissance très indirecte des époques passées et des peuples évanouis et non pas de l’expérience directe de la vie. Le désir du jeune homme d’apprendre quelque chose par lui-même et de faire grandir en lui un système vivant et complet d’expériences personnelles, un tel désir est assourdi et, en quelque sorte, grisé par la vision d’un mirage opulent, comme s’il était possible de résumer en soi, en peu d’années, les connaissances les plus sublimes et les plus merveilleuses de tous les temps et en particulier des plus grandes époques. C’est la même méthode extravagante qui conduit nos jeunes artistes dans les cabinets d’estampes et les galeries de tableaux, au lieu de les entraîner dans les ateliers des maîtres et avant tout dans le seul atelier du seul maître, la nature. (…) [L]’Allemand veut la fleur sans la racine ni la tige ; c’est donc en vain qu’il la veut. (…) [N]ous sommes sans éducation ; plus encore : nous sommes devenus inaptes à vivre, à voir et à entendre d’une façon simple et juste, à saisir avec bonheur ce qu’il y a de plus naturel, et jusqu’à présent nous ne possédons pas même la base d’une culture, parce que nous ne sommes pas persuadés qu’au fond de nous-mêmes nous possédons une vie véritable. (…)

[La culture des Grecs] fut (…) longtemps un chaos de formes et de conceptions exotiques, sémitiques, babyloniennes, lydiennes et égyptiennes, et leur religion une véritable guerre des dieux de tout l’Orient (…). Or, malgré cela, la culture hellénique ne devint pas un agrégat, grâce à leur sentence apollinienne. Les Grecs apprirent peu à peu à organiser le Chaos, en se souvenant, conformément à la doctrine delphique, d’eux-mêmes, c’est-à-dire de leurs besoins véritables, en laissant dépérir les besoins apparents. C’est ainsi qu’ils rentrèrent en possession d’eux-mêmes. (…)

Ceci est une parabole pour chacun de nous. Il faut qu’il organise le chaos qui est en lui, en faisant un retour sur lui-même pour se rappeler ses véritables besoins. (…)

Ainsi se révélera à ses yeux la conception grecque de la culture – en opposition à la culture romaine – la conception de la culture comme une nouvelle nature, une nature améliorée, sans intérieur et extérieur, sans simulation et sans convention, la culture comme une harmonie entre la vie et la pensée, l’apparence et la volonté.

Considérations inactuelles, II, 10
Le rapport à la vie est ce qui distingue, selon Nietzsche, le véritable homme de culture du « philistin cultivé ». Le mot philistin vient de l’allemand philister qui signifie « celui qui n’a pas fréquenté les universités ». Un philistin est une personne à l’esprit vulgaire, fermée aux lettres, aux arts, aux nouveautés. Ce terme était très utilisé à la fin du XIXe siècle par les artistes et les dandys pour désigner les bourgeois bornés et conservateurs : « le philistin le plus cuirassé de prosaïsme », écrit Baudelaire. Par « philistin cultivé », Nietzsche désigne plus précisément l’homme qui a appris, par l’éducation, un ensemble de connaissances figées et abstraites, sans lien avec sa vie réelle (pour autant qu’il en ait une) et qui ne sont donc qu’une apparence de culture.
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